De nombreux militantEs révolutionnaires sont otages de l'État français depuis 20 ans et
plus.
Le combat pour leur libération est de la responsabilité collective de toutes celles et tous ceux qui se
revendiquent du camp de la révolution et de la liberté des peuples : communistes, anarchistes, anti-impérialistes, anticolonialistes, antisionistes.
Mobilisons-nous !
"Ici c'est le jeu de la répression au goutte à goutte. Sinistre !"
Nathalie Ménigon - prison de Bapaume –
Octobre 2006 -Militante d'Action Directe
Cela ne pourrait ne pas aller de soi sur un blog qui milite pour la Palestine, l'anti-impérialisme, la libération des
prisonniers politiques révolutionnaires, de parler d'un ex-prisonnierqui a été condamné pour le meurtre d'un
enfant.Mais comment ne pas parler de la mort de Lucien Léger, symbole de la violence de la justice en France,
41 ans de prison ! Lucien Léger depuis sa libération participait en tout anonymat, en tant qu'ancien détenu de Bapaume, aux rassemblements pour la libération des militants d'Action
directe. Aucun lien direct entre lui et les prisonniers d'AD. Seulement une conscience de classe.
L'article du nouvelobs (ici) dit "L'ex-plus ancien prisonnier de France, libéré en 2005
après 41 ans de réclusion, serait mort "depuis une quinzaine de jours" à son domicile de Laon." .
La prison détruit pendant la détention, et aprés. La libération conditionnelle n'est pas la liberté. Comment imaginer les
difficultés rencontrées par un ancien détenu dans la vie quotidienne aprés 15 ans, 20 ans, 41 ans de prison !
Ci-dessous un article sur Lucien Léger, paru avant sa libération.
Dans son livre, retraçant la longue et âpre lutte pour l'abolition de la peine de mort en France (1), Robert Badiner rapporte
cette formule qu'il utilisait dans ses pamphlets, alors qu'il était avocat et fervent abolitionniste, pour frapper les esprits : « Couper un homme en deux.» La locution dévoilait d'un
coup l'épouvantable raffinement de cruauté qui se cachait derrière l'image d'efficacité quasi médicale de la mécanique mise au point par le docteur Guillotin. Accusé d'enlèvement et de meurtre, Lucien Léger, en 1966, risquait la peine de mort. Le bénéfice des circonstances
atténuantes lui valut la réclusion criminelle à perpétuité. La justice française lui laissait la vie sauve, entre quatre murs certes, mais c'était la vie quand même, et Lucien Léger conservait
l'espoir de recouvrer la liberté, passées les quinze premières années de sa détention. Liberté conditionnelle, certes, mais c'eût été la liberté quand même et, sans doute, la possibilité de
prouver son innocence qu'il criait depuis 1965.
Lucien Léger ne sera pas « coupé en deux ». Car ce n'est pas couper un homme en deux que de lacérer la vie d'un
individu, réduire à néant ses espoirs, ses désirs, le devenir des promesses portées en lui. Au moment de son arrestation, Lucien Léger avait 27 ans. C'était un jeune homme qui aimait la vie,
assez pour devenir secouriste pour la Croix-Rouge, bien davantage pour animer depuis 1962 un Comité d'action des sans-logis et mal-logés, à Paris, très profondément enfin, pour faire de la
médecine son métier. Où l'aurait mené cet élan humaniste, irrésistiblement porté vers les autres, qu'aurait été cette vie singulière qu'un sens aigu de la détresse humaine destinait
manifestement à la rencontre, à l'action, à l'échange, au soutien, etc. Quarante années de prison ont tranché.
Mais non, ce n'est pas couper un homme en deux que de réduire sa sexualité à sa plus pauvre expression, arracher à un être
toute perspective de vivre une liaison, qu'elle soit conjugale ou libre, qu'elle devienne ou non le fondement d'une famille. Lucien Léger avait une femme. La condamnation à perpétuité ne brisa
pas le couple. Ils s'épaulaient dans leur lourde épreuve. Hélas, Solange Léger décéda en 1970. Cynisme carcéral ou imbécillité administrative, peut-être les deux tares de ce système pourri se
sont-elles alliées pour interdire à Lucien d'assister à l'enterrement de son épouse. Il avait alors 33 ans et toujours, malgré tout, l'amour de la vie. Éprouva-t-il jamais le désir d'être à
nouveau amant, mari, père peut-être. Quarante années de prison ont tranché.
Certes non, ce n'est pas couper un homme en deux que de le séparer de sa famille, tailler les visites au parloir et les
échanges d'affection au gré des stricts règlements du régime pénitentiaire, en effiler la durée, la fréquence. Laisser toutefois au condamné le temps de voir vieillir puis mourir ses proches.
Lucien Léger avait un frère. Ils éprouvaient l'un pour l'autre estime et affection que la peine de Léger n'altéra jamais. Jean-Claude Léger anima une association de défense pour soutenir la
révision du procès de Lucien. Si Lucien Léger n'eut droit d'assister à l'enterrement de sa femme en 1970, ni à celui de son père en 1982, ni à celui de mère en 1987, il put - insigne faveur
autorités - se rendre aux obsèques de son frère, en 2001. Qu'aurait été cette fraternité hors les murs de la taule... Quarante années prison ont tranché.
Lucien Léger est toujours derrière les barreaux. La guillotine ne l'a pas « coupé en deux », oh non ! Ce que la
justice française lui a fait est pire encore. Elle l'a moralement, humainement, intimement déchiqueté. Cette « justice » qui aujourd'hui ne le regarde plus dans les yeux comme à l'heure
du verdict, qui reste sourde à ses cris... Car l'homme palpite encore! Son calvaire n'a rien ôté à la force de sa voix ni à l'énergie de son espoir. Pour le meilleur ou pour le pire, sa lucidité
demeure intacte, et ses 67 ans n'ont pas fait de lui vieillard impotent. Au contraire. Gens de justice, entendez-le ! « Innocence ! » c'est le mot qu'il vous lance depuis
trente-neuf ans.
« Liberté! », c'est l'appel qu'il vous adresse depuis 1978, amplifié par la durée d'une peine que rien ne justifie plus,
qui relève simplement du plus pur sadisme.
En 1757, l'écartèlement de Damiens, condamné pour avoir frappé le roi d'un coup de canif, fut l'occasion d'une débauche de
cruauté sans pareille et l'on sait que la foule parisienne, massée sur la place de' Grève pour assister à l'exécution, ne parvenant plus à contenir son dégoût, implora le bourreau de ce
cri : « Assez ! » Le peuple français, au nom de qui l'on prétend rendre la justice dans certains palais du même nom, ignore à peu près tout du sort de Lucien Léger. Quel scandale
naîtra si le cas du plus ancien détenu de France (et sans doute de l'Europe dite démocratique) est porté sur la place publique? Il faudra enfin admettre qu'à vouloir faire des exemples à coups de
longues peines, on finit par produire des martyrs. Et reconnaître l'antique qu'à l'antique guillotine abolie, survit un supplice non moins ignoble: la peine de mort lente:
André Sulfide
Aprés plus de 20 ans de prison et un an de semi- liberté/détention, les juges viennent d'accorder la demande
de libération conditionnelle déposée par Nathalie Ménigon. Sauf appel le régime de liberté conditionnelle sera applicable à compter du 3 août 2008 pour cinq ans. Cela signifie que
Nathalie n'aura plus à séjourner en prison à compter de cette date. Selon l'AFP, les restrictions de liberté liées à la conditionnelle sont le signalement obligatoire à la justice de toute
de sortie du département de Haute-Garonne et la demande de l'accord préalable du juge parisien Bernard Lugan chargé de son dossier de tout changement d'emploi, de domicile et tout
déplacement de plus de 15 jours hors de son lieu de résidence.
Jean-Marc Rouillan est en semi-liberté/détention depuis décembre 2007. C'est un assouplissement de la
détention en centrale mais il subit un harcèlement sournois de l'administration. Sa demande de libération conditionnelle devrait être examinée en fin d'année.
Georges Cipriani et Régis Schleicher ont été transférés au Centre National d'Observation de
Fresnes le 20 juin 2008 pour que des médecins et autres fonctionnaires de l'administration Pénitentiaire statuent sur leur "dangerosité". Il s'agit en l'espèce de porter un avis médical sur des
actes politiques ! Les conditions de Fresnes sont particulièrement éprouvantes et le harcèlement à l'encontre des camarades est pleinement agressif. A l'issue de six semaines de ce traitement
la commission a un mois pour remettre son rapport. La demande de libération de Georges Cipriani devrait être examinée le 5 septembre.
Georges Ibrahim Abdallah sera transféré le 10 août à ce même CNO. Des médecins devront dire si se
rendiquer communiste est un facteur agravant de "dangerosité". Les différentes dates d'examen de la septième demande de libération de Georges Abdallah ont été systématiquement repoussées par
les juges. Ces juges ont fixé au 4 septembre le report de l'examen en appel cette septième demande. Quasiment DEUX ans aprés que la demande ait été déposée. Tout porte à croire qu'une fois
encore cette date ne sera pas respectée. Alors que la libération de Samir Kuntar, militant libanais combattant de la cause palestinienne, a été arrachée aux sionistes par la résistance
libanaise, Georges Ibrahim Abddalah reste otage des intérêts de l'impérialisme français, aprés bientôt 25 ans d'enfermement dans les geôles françaises.
Joëlle Aubron est décédée le 1er mars 2006, en suspension de peine, aprés 19 mois d'un combat sans
relâche contre la maladie et pour la libération de ses camarades d'Action directe et la libération de Georges Ibrahim Abdallah.
Pour la mémoire de Joëlle, pour Nathalie bientôt en liberté conditionnelle, pour
Jean-Marc en semi-liberté/détention, pour Georges Cipriani et Régis en examen au CNO de Fresnes et pour Georges Abdallah nous devons rester vigilants et mobilisés,
jusqu'à leur libération complète.
Article publié le 18 juillet 2008 sur http://liberonsgeorges.over-blog.com/
Le Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah salue la libération de Samir Kantar, Khodor Zidan,
Maher Kurani, Mohammed Sarur et Hussein Suleiman. Cette libération est une victoire pour la résistance antisioniste et un espoir pour le peuple palestinien et ses milliers de
prisonniers. Comme le souligne le FPLP, « Cette victoire n’aurait pu être obtenue sans la détermination de Samir Kuntar et de tous les prisonniers dans leur combat pour la libération de la
terre et des peuples. Ces prisonniers ont affronté quotidiennement la torture, l’isolement, l’absence de soins médicaux, l’oppression et les violations des droits de l’Homme. Leur détermination
est un exemple pour nous tous. ».
Dans le même temps nous apprenons que Georges Ibrahim Abdallah sera prochainement transféré à Fresnes, pour la session du CNO qui démarre le 10 août, pour y subir une observation de 6
semaines dans le cadre de la loi sur la rétention de sureté. Ce que la résistance au Liban a arraché de l’Etat sioniste pour Samir Kuntar et ses camarades, l’Etat français s’obstine à le
refuser pour Georges Abdallah. Comme Samir Kuntar, Georges Ibrahim Abdallah est un militant de la cause palestinienne qui a combattu le sionisme et comme pour Samir
Kuntar sa libération sera une décision politique !
Paris, le 16 juillet 2008
Article paru sur http://liberonsgeorges.over-blog.com/
En ce jour de commémoration de la prise de la Bastille, un article du blog « liberongeorges » qui prend le temps de
revenir sur la loi de rétention de sureté, sur la commission pluridisciplinaire chargée d'évaluer la « dangerosité » de certains détenus et sur le Centre National d'Observation.
La rétention de sureté est une mesure qui permet de garder emprisonné un détenu au delà de la durée de sa
condamnation et ce d'une manière infinie.
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Tout d'abord la présentation de la loi par le ministère de la Justice (Extrait)
La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental a été a
été publiée au Journal Officiel du 26 février 2008.
La loi propose, tout d'abord, la création de la rétention de sûreté, mesure permettant de retenir , à titre exceptionnel, dans un centre fermé,
dénommé centre socio-médico-judiciaire, les personnes condamnées à une peine de réclusion criminelle d'une durée égale ou supérieure à quinze ans pour certains crimes et qui présentent à l'issue
de leur peine, une probabilité très élevée de récidive et une particulière dangerosité résultant d'un trouble grave de leur personnalité. [...]
Cette évaluation sera réalisée par la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté, créée par la loi du 12 décembre 2005 pour le
placement sous surveillance électronique mobile, et composée d'un magistrat, d'un préfet, d'un psychiatre, d'un psychologue, d'un directeur des services pénitentiaires, d'un avocat et d'un
représentant d'une association n€ationale d'aide aux victimes.
A cette fin, la commission demandera le placement de la personne, pour une durée d'au moins six semaines, dans un service spécialisé chargé de
l'observation des personnes détenues aux fins d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité assortie d'une expertise médicale réalisée par deux experts.
Si la commission conclut à la particulière dangerosité du condamné et au risque élevé de récidive, elle proposera, par avis motivé, au
procureur général le son placement en rétention.
La présentation de la loi sur le site du ministère de la Justice ici.
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Bien que la rétroactivité de la loi ait été censurée par le conseil constitutionnel, une circulaire précise les dispositions
immédiatement applicables dont une qui concerne les condamnés à la réclusion à perpétuité. Sont notamment concernés plusieurs prisonniers politiques, dont Georges Cipriani, Régis
Schleicher et Georges Ibrahim Abdallah.
Circulaire de la DACG n° 08-08/E8 CRIM du 29 février 2008 portant application de la loi n° 2008-174 du 25 février 2008 relative à la rétention
de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental ; dispositions immédiatement applicables.
3. Avis obligatoire de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté en cas de libération conditionnelle des personnes condamnées à la
réclusion criminelle à perpétuité.
L'article 12 de la loi, qui est immédiatement applicable aux personnes condamnées exécutant des peines privatives de liberté, conformément aux
dispositions du V de l'article 13, complète l'article 729 du code de procédure pénale afin de mieux encadrer les décisions de libération conditionnelle concernant des personnes condamnées à la
réclusion criminelle à perpétuité (quel que soit le crime commis).
Il est désormais prévu que ces personnes ne pourront bénéficier d'une libération conditionnelle qu'après avis de la commission
pluridisciplinaire des mesures de sûreté prévue par l'article 763-10 du code de procédure pénale. Il s'agit d'un simple avis qui ne lie pas le tribunal de l'application des peines, le Conseil
constitutionnel ayant supprimé l'exigence d'un avis « favorable » qui avait été prévu par le Parlement.
L'avis de la commission doit être donné dans les conditions prévues par le deuxième alinéa du nouvel article 706-53-14 du code de procédure
pénale, soit à l'issue du placement de la personne, à la demande de la commission, pour une durée d'au moins six semaines, dans un service spécialisé chargé de l'observation des personnes
détenues aux fins d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité assortie d'une expertise médicale réalisée par deux experts. En pratique, ce placement doit intervenir dans le centre national
d'observation de Fresnes.
[...] L'obligation de saisir la commission et de procéder à l'évaluation du condamné s'appliquant immédiatement, y compris pour les dossiers de
libération conditionnelle déjà en cours d'instruction, à la suite d'une demande formée avant le 27 février 2008, ces nouvelles dispositions sont donc susceptibles de justifi er le renvoi
d'affaires audiencées devant les tribunaux de l'application des peines, du moins dans les cas où une libération conditionnelle est envisagée.(Note de CPLGIA,
ce paragraphe souligne de manière flagrante la rétroactivité de la loi. Même les dossiers en cours d'examen sont concernés).
Le syndicat de la magistrature et d'autres s'opposent à cette loi. L'extrait d'un appel publié sur le site
http://www.contrelaretentiondesurete.fr explique les raisons de leur opposition.
Parce que la rétention de sûreté, comparable dans sa philosophie à la peine de mort, est une peine d'élimination préventive susceptible de
graves dérives ;
Parce que la rétention de sûreté ajoute de l'enfermement à la peine de prison, déjà anormalement longue en France au regard des standards
européens, et constitue en conséquence un traitement inhumain et dégradant ;
Parce que la rétention de sûreté implique un pronostic arbitraire de la « dangerosité », dont les contours ne peuvent être clairement
définis, ni par les psychiatres, ni par les juristes ;
Parce que la rétention de sûreté est une violence institutionnelle inacceptable qui prive les détenus de tout espoir de liberté
;
Pour bien montrer ce qu'est la mission du Centre National d'Observation et son orientation psychiatrique, nous reproduisons
ci-dessous un extrait de l'ordonnance de placement des détenus concernés par la nouvelle loi. Précisons que cette loi, malgré ce qui a été dit par les députés et les sénateurs qui l'ont votée,
s'applique à de nombreux détenus et pas seulement à celles et ceux considérés comme de pervers dangereux criminels sexuels.
Ordonnance du placement d'un détenu au centre national d'observation des détenus de la maison d'arrêt de FRESNES pour une durée d'un moins six
semaines aux fins d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité.
Mission de l'expertise médicale
1) Prendre connaissance de tous documents utiles contenus dans son dossier pénitentiaire et notamment des précédentes expertises psychiatriques
et médico-psychologiques dont le détenu a fait l'objet,
2) Analyser l'état actuel de la personnalité du détenu,
3) Dire si l'intéressé reçoit un traitement,
4) Analyser les dispositions de la personnalité du condamné dans les registres de l'intelligence, l'affectivité et la sociabilité et apprécier
les dimensions pathologiques éventuelles, faire ressortir les facteurs familiaux, personnels et sociaux ayant pu influencer sur le développement de sa personnalité,
5) Préciser son évolution entre le moment des faits et aujourd'hui,
6) Rechercher si l'intéressé a pris conscience de la gravité des faits qu'il a commis,
7) Apprécier l'état de dangerosité actuelle du détenu,
8) Déterminer l'intelligence, l'habilité manuelle et l'attention,
9) Préciser si des dispositions de la personnalité ou des anomalies mentales ont pu intervenir dans la commission de l'infraction,
10) D'une façon générale, fournir toutes données utiles à la compréhension du mobile des faits et le cas échéant de son traitement
11) Indiquer dans quelle mesure la personne est susceptible de se réadapter et préciser quel moyen il conviendrait de mettre en œuvre pour
favoriser sa réadaptation,
12) Dire si un suivi psychiatrique ou médico-psychologique lui sera nécessaire après sa libération.
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Cette ordonnance s'applique à toutes les catégories de prisonniers. Est-ce pathologique de braquer une
banque ? C'est certes illégal mais cela ne relève pas de la médecine. Pour les prisonniers politiques c'est encore plus flagrant. Si Israël avait fait passer une expertise psychiatrique à
Samir Kuntar, prisonnier politique libanais emprisonné en Israël durant presque 30 ans, pour justifier son maintien en détention, cela aurait été une provocation et aurait soulevé une
désapprobation internationale. Il en aurait été de même en Afrique du Sud pour Nelson Mandela. Or aujourd'hui, Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique libanais emprisonné en
France depuis bientôt 25 ans, a reçu une convocation pour le CNO. Des médecins vont « fournir toutes données utiles à la compréhension du
mobile des faits et le cas échéant de son traitement ». Les faits sont ceux revendiqués par les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises), à savoir l'exécution de deux agents
américain et israélien. Ce sont des actes de résistance qui peuvent être jugés politiquement mais qui ne relève pas de la médecine.
Les prisonniers politiques ont toujours refusé la psychiatrisation de leurs actes. Ils ont toujours assumé la
responsabilité des actions revendiquées par leurs organisations. Et dans le cas des prisonniers politiques d'Action directe, ils ont toujours refusé l'individualisation.
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Un article de « l'inter » décrit ce que sont les conditions imposées par le CNO et la nouvelle confrontation que
cela impose au prisonnier.
« Ce qui signifie revenir après plus de deux décennies de prison, à des conditions de maison d'arrêt: les parloirs réduits, l'impossibilité
de téléphoner. Se retrouver sans livres, sans rien pendant des heures et devoir construire l'attente. Etre confronté à des fouilles incessantes et en elles-mêmes violentes. Se voir confronté au
monde que l'on refuse: les médecins et les psy. Et devenir objet d'études! Pour qui? ».
La dureté des conditions est égale pour tous les prisonniers, qu'ils se revendiquent politiques ou non.
L'extrait d'un article du Monde est à ce sujet illustrant« Les détenus qui ont souvent fait un séjour au CNO et suivi plusieurs expertises s'inquiètent d'un retour à Fresnes peu
avant leur sortie. Un détenu du centre de détention du Pontet (Vaucluse) a entamé une grève de la faim pour protester contre l'application de cette loi sur la rétention de
sûreté. ».
A sa sortie la loi avait suscité certains remous et le conseil constitutionnel avait fait semblant de censurer
la rétroactivité de la loi. Le gouvernement a détourné cette speudo censure. A cette occasion un rapport a été commandé au premier président de la Cour de cassation, Vincent LAMANDA(Amoindrir les risques de récidive criminelle des condamnés dangereux).
Alors que l'on constate que cette loi s'applique à toutes les longues peines indépendamment des faits condamnés,
le rapporteur fait semblant de ne voir que des cas psychiatriques chez ces condamnés. Ainsi déclare-t-il en préambule« On peut être tenté de classer les meurtriers et les
violeurs par type. Le sadique et l'impulsif, le pédophile et le père incestueux, le "pervers" et "l'immature" ne présentent pas le même degré de dangerosité. ».
Un seul extrait suffit à montrer quelle société ces gens souhaitent. M. LAMANDA prend soin de préciser
qu'« une société totalement délivrée du risque de la récidive criminelle, sauf à sombrer dans les dérives totalitaires, ne serait plus une société humaine. Le phénomène,
à des degrés divers, selon les lieux et les époques, marque malheureusement l'histoire du monde. ».Mais il préconise par exemple« pour remédier aux difficultés posées par la surveillance électronique mobile, du fait de la nécessité de recueillir le consentement du condamné, de s'assurer de l'absence de toute
contre-indication médicale et de vérifier la faisabilité technique, il est proposé de prévoir une obligation moins contraignante, mais permettant un contrôle rapproché de l'intéressé, consistant
à lui imposer la détention d'un téléphone mobile spécialement paramétré.
Ce téléphone mobile permettrait, par l'envoi de messages à intervalles réguliers, une géolocalisation de
l'intéressé et assurerait son identification par un système de reconnaissance d'empreintes digitales couplé à un contrôle visuel par caméra intégrée. De tels téléphones sont déjà
disponibles sur le marché, d'une fiabilité satisfaisante, avec un taux d'erreur inférieur à 1/10.000. Leur coût, de l'ordre de 400 euros, devrait être moindre que celui d'un bracelet de
surveillance électronique mobile. Il permettrait à l'administration pénitentiaire de demeurer en contact avec l'intéressé, en opérant des contrôles, éventuellement aléatoires, d'une périodicité
tenant compte de sa dangerosité, mais préservant des conditions de vie normale. Il donnerait à l'intéressé la possibilité de contacter un travailleur social en cas de difficultés.
Compte tenu de l'allégement sensible que représente cette mesure par rapport au port d'un bracelet de surveillance électronique mobile, on
pourrait permettre, à la juridiction régionale de la rétention de sûreté, d'ordonner une telle mesure qui ne nécessiterait pas l'accord de l'intéressé, en
substitution d'une surveillance électronique mobile, dès lors qu'elle l'estimerait suffisante. »
Pour conclure, alors qu'il y a tant à dire sur cette loi, nous ne pouvons qu'appeler à la vigilance sur la situation des
camarades convoqués par le CNO et à la mobilisation contre cette loi.
Libération de tous les prisonniers politiques !
Abolition de la loi sur la rétention de sûreté !
La prison détruit, détruisons la prison !
Article publié le 14 juillet 2008 sur http://liberonsgeorges.over-blog.com/
L'Etat sioniste d'Israël a annoncé que cinq détenus
libanais seraient libérés mercredi en échange des corps de deux soldats israéliens qui seront remis par le Hezbollah. Samir Kantar, le doyen des
prisonniers libanais en Israël, Khaled Zidan, Maher Kourani, Mohammed
Sarour et Hussein Souleiman seront transportés mercredi de leur lieu de détention à un endroit décidé par l'armée israélienne.
Le Premier ministre sioniste Ehud Olmert a promis dimanche à Paris au président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas la libération d'un nouveau groupe de prisonniers
palestiniens.
Sarkozy et l'Etat français n'ont toujours pas annoncé la libération du libanais Georges Ibrahim Abdallah, combattant de la cause palestinienne,
détenu en France depuis bientôt 25 ans, otage de la politique impérialiste de ses geoliers.
Article publié le 13 juillet 2008 sur http://liberonsgeorges.over-blog.com
POUR GEORGES ABDALLAH, CONTRE GEORGE BUSH Tel était le titre de la plaidoirie
prononcée par Me Vergès le 17 septembre 2007 à l’occasion de l’examen de la septième demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah. Aujourd’hui, plus de 9
mois après, le dossier de Georges Abdallah est bloqué, officiellement en raison de la nouvelle loi sur la rétention de sûreté qui s’applique rétroactivement, plus vraisemblablement sur
décision politique. Pendant ce temps, George Bush vient parader à Paris, redevable des centaines de milliers de morts dont lui et le
gouvernement États-Unien sont coupables.
Alors que Sarkozy accompagné de Fillon, Kouchner, Hollande, Raffarin, Bayrou et Buffet, chantait la Marseillaise à Beyrouth et que Morin, ministre de la Défense, rencontrait les forces françaises
de la FINUL composé de 1.600 hommes, une manifestation avait lieu sur leur trajet pour réclamer la libération de Georges Abdallah, avec le slogan « France : Vengeance ou
Justice ? ».
Georges Abdallah est emprisonné en France depuis 1984 pour des actions revendiquées par les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises). Il est libérable depuis 1999 mais toutes ses
demandes de libération ont été refusées. C’est un combattant anti-impérialisme qui dérange la politique française au Liban. La DST écrivait récemment aux juges pour dire que « Compte-tenu de
l’implication de la France au Liban, de son soutien au gouvernement libanais et surtout de la présence militaire française dans le cadre de la FINUL renforcée, on ne peut exclure que Georges
Ibrahim Abdallah use de son influence sur des mouvements extrémistes pour agir contre les intérêts français. ».
Il y a quelques mois le
gouvernement français a pris la décision de réintégrer le commandement militaire de l’OTAN et de renforcer la présence de l’armée française en Afghanistan. L’implication de ces décisions est
claire : la France sous la présidence de Sarkozy est revenue au cœur de l’Alliance atlantique.
Même si l’impérialisme des Etats-Unis reste l’ennemi principal des
peuples du Moyen-Orient, il faut également combattre l’impérialisme français. Celui-ci soutient depuis 60 ans les forces qui colonisent la Palestine
et, de la Révolution algérienne à l’invasion du Liban en 1982 et en 2006 en passant par la guerre du Golfe de 1991, il a su s’allier avec les sionistes sur des objectifs essentiels. Au Liban,
l’Etat français veut retrouver sa place d’ex-puissance coloniale tutélaire sur la région et s’active pour l’application de résolutions onusiennes (1559 et 1701) qu’il a rédigées pour le
désarmement de la résistance libanaise et palestinienne.
La pire illusion pour la solidarité avec le Peuple de Palestine consiste à demander à des puissances impérialistes comme la France d’intervenir au Proche-Orient. Toutes les puissances qui
dominent le monde au nom de la démocratie et de la civilisation sont des Etats terroristes. Rappelons-nous la phrase de Che Guevara : « On ne peut faire
confiance en rien aux impérialistes. Jamais ». Ni à l’impérialisme américain ni à l’impérialisme français ou européen. Nous l’affirmons haut et fort, le sionisme est une variante de
l’impérialisme, en tant que tel le sionisme dans sa globalité est un crime contre les peuples, il sera balayé par la lutte révolutionnaire des peuples.
Georges Ibrahim Abdallah est un otage de la collaboration entre la France, l’Etat sioniste et les Etats-Unis. Il est enfermé depuis bientôt 25 ans dans les prisons françaises. Il faut briser le
silence autour de ce militant révolutionnaire et arracher sa libération.
A bas le sionisme !
A bas l’impérialisme !
Vive les résistances des peuples du Moyen-Orient !
Libération de toute la Palestine !
Libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !
Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah http://liberonsgeorges.over-blog.com
Plusieurs prisonniers révolutionnaires viennent de recevoir une ordonnance pour leur signifier la saisine à leur
encontre de la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté de Paris. Cette commission a ordonné le placement de ces prisonniers politiques pour une durée d'au moins six semaines
dans le Centre National d'Observation. aux fins d'une évaluation pluridisciplinaire de dangerosité.
Nous ne pouvons que constater et déplorer notre manque d'expressions
politiques autour de cette mesure. C'est un quasi silence. Pourtant la mission de ce CNO occulte la dimension politique des engagements des camarades. Pour l'Etat, seul un trouble
psychiatrique peut expliquer une opposition à son ordre comme le montre la mission de l'expertise médicale ordonnée contre les prisonniers.
(Extrait de la mission de l'expertise médicale) - Analyser les dispositions de la personalité du condamné dans les registres de l'intelligence,
l'affectivité et la sociabilité et apprécier les dimensions pathologiques éventuelles, faire ressortir les facteurs familiaux, personnels et sociaux ayant pu influencer sur le développement
de sa personnalité.
- Préciser son évolution entre le moment des faits et aujourd'hui.
- Apprécier l'état de dangerosité actuelle du détenu.
- D'une façon générale, fournir toutes données utiles à la compréhension du mobile des faits et le cas échéant de son traitement.
Ce dernier point est particulièrement illustrant en sachant que les mobiles des faits sont politiques !!! Comment deux docteurs en médecine vont-ils appréhender cette aspect
?
D'autres point de l'ordonnance donnent à réflexion :
- examiner la pertinence du projet au regard de la situation des victimes (etat de l'indemnisation, conséquences éventuelles de l'aménagement
envisagé par les victimes, ...)
- donner son avis sur la position du condamné à l'égard des faits et de la condamnation et se prononcer sur l'état de réflexion à ce sujet.
Notre combat pour la libération des prisonniers révolutionnaires est un combat politique et c'est pourquoi nous devons nous opposer à la loi imposant le CNO aux prisonniers politiques.
Cette page sera mise à jour au fur et à mesure des annonces. N’hésitez pas à la consulter régulièrement.
Certaines dates peuvent être approximatives car les informations proviennent de différentes sources pas toujours vérifiables.
Dernière mise à jour : Mercredi 16 juillet 2008 – 21H30 .
Situation de prisonniers
politiques en France
En raison de la nouvelle loi sur la rétention de sûreté les condamnés à de longues peines doivent, lors d’une
demande de libération conditionnelle, passer par le Centre National d’Observation à Fresnes pour une durée de six semaines.
Georges Ibrahim
Abdallah
Georges Abdallah, prisonnier à la prison de Lannemezan, a reçu le 18 juin une ordonnance de convocation au
Centre National d’Observation de Fresnes.L a première session a commencé le 22 juin. Georges Abdallah n'y est pas, il est
convoqué pour le 10 août. La session suivante aura lieu le28 septembre.
Georges Cipriani, prisonnier à la prison d’Ensisheim, a reçu le 18 juin une notification de passage au Centre
National d’Observation de Fresnes. Georges a été transféré le 20 juin à Fresnes. Pour lui écrire : Georges Cipriani n°écrou 938327 cellule 406
C.P. FRESNES CNO
Allée des Thuyas, 94261 Fresnes cedex
Régis Schleicher
Régis a été transféré le 20 juin à Fresnes.
n° écrou 938329 cellule 410
C.P. FRESNES CNO
Allée des Thuyas, 94261 Fresnes cedex
Nathalie Ménigon
Aprés bientôt un an de "semi-liberté" son dossier de libération conditionnelle a été examinée ce mercredi 9 juillet à Toulouse. La réponse devrait être rendue d'ici le 18 juillet
2008.
Les informations sur les prisonniers d’Action directe
L'avis d'extradiction a été signé par le premier ministre Fillon. Depuis le jeudi 12 juin, Marina a été replacée
à l'hôpital psychiatrique Paul Guiraud de Villejuif, dans les mêmes conditions aberrantes dans lesquelles elle avait déjà passé une cinquantaine de jours
Situation d’interpelés et de prisonniers politiques en
Belgique
Pierre
Carette
Arrêté le 5 juin 2008. Le 18 juin 2008 le tribunal d’application des peines a rejeté les allégations du parquet
et rétablit sa libération conditionnelle.
Le 26 juin 2008, la Chambre des mises en accusation de Bruxelles a confirmé l’ordonnance de la
chambre du conseil. Wahoub Fayoumi, Constant Hormans et Abdallah Ibrahim Abdallah sont libres, sous conditions. Pour Jean-François Legros et BertrandSassoye, le Tribunal d'application des peines a remis sa décision le 7 juillet. Ils ne seront pas retenus en prison pour avoir
"enfreint les termes de leur liberté conditionnelle". Jean-François a été libéré le 9 juillet avec obligation du port d'un bracelet électronique. Bertrand doit encore attendre afin de
passer devant la Chambre du Conseil pour une prétendue activité liée à une organisation terroriste.C'est le 23 juillet que Bertrand Sassoye passera devant la Chambre du Conseil, à 9h !
Constant- libéré le 26 juin 2008. Abdel- libéré le 26 juin 2008. Jean-François- libéré le 9 juillet 2008, avec bracelet électronique Bertrand- Toujours incarcéré Wahoub- libéré le 26 juin 2008. Plus d'informations http://www.secoursrouge.org/
RASSEMBLEMENT JEUDI 10 JUILLET À 18H, DEVANT LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE, PLACE VENDÔME À PARIS
SOUTIEN AUX SYNDICALISTES KANAK JUGÉS EN APPEL LE 15 JUILLET À NOUMÉA
APPEL À TOUS LES SYNDICALISTES ET À TOUTES CELLES ET TOUS CEUX QUI SOUTIENNENT L’USTKE DANS SON COMBAT POUR LA DIGNITÉ ET LA
JUSTICE : La lutte pour les libertés syndicales et politiques en Kanaky nous concerne tous. On voit partout en France des tentatives de criminalisation du mouvement social, la solidarité
avec les travailleurs de Nouvelle-Calédonie ne peut que renforcer les luttes de tous ceux qui combattent ce système.
PLUS DE 50 MILITANTS DE L’USTKE SERONT JUGÉS EN APPEL AU TRIBUNAL DE NOUMÉA LE 15 JUILLET, CONDAMNÉS POUR AVOIR PARTICIPÉ À
UNE MANIFESTATION DE SOLIDARITÉ AVEC LES GRÉVISTES DE CARSUD (VEOLIA) : 30 À DES PEINES D’AMENDES, 22 À DES PEINES DE PRISON FERME (ALLANT JUSQU’À UN AN
FERME) !
NOUS APPELONS À UN RASSEMBLEMENT JEUDI 10 JUILLET À 18H, DEVANT LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE, PLACE VENDÔME À
PARIS, POUR FAIRE PRESSION SUR LE PARQUET DE NOUMÉA ET RÉCLAMER LA RELAXE DE TOUS LES SYNDICALISTES.
La nuit, les tahitiens sortent les guitares et les ukulélés, et tout le monde chantent toutes les chansons
par coeur, dans toutes les langues. Les gens de l’USTKE sont kanak, wallisiens, futuniens, tahitiens, vanuatais, caldoches, vietnamiens, javanais, européens.... Et tous connaissent toutes
les paroles de toutes les chansons qu’ils chantent pendant des heures.
Jamais rien entendu de si beau !
La petite cabane a été détruite à plusieurs reprises par les bulldozers de la Province
Sud.
Les grévistes et les militants solidaires ont souvent été chargés par les forces de l’ordre.... On se
souvient des affrontements du 17 janvier contre les gendarmes mobiles qui avaient chargés en pleine nuit, à 2 heures du matin ! Il y avait eu des blessés, de nombreuses arrestations....
Prison, procès...
Le jugement en appel de 22 syndicalistes condamnés à des peines de prison ferme aura lieu le 15
juillet.
Malgré tout cela, la grève continue.
Texte en entier :: http://solidaritekanaky.org/spip.php?article161
Non à l’Union (économique) pour la Méditerranée,contre l’impérialisme et
toutes les formesde colonialisme !
Les 13 et 14 juillet prochains, se tiendra à Paris le premier sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) rassemblant des représentants des
pays de l'Union européenne, ceux du Maghreb, de Jordanie, ou de Mauritanie. Au rang des alibis de l'UPM : développement, environnement, culture. Le patronat français, en la personne de
Laurence Parisot du MEDEF, qui chacun le sait, est une « grande amie du développement, de l'environnement et de la culture », n'a pas caché son enthousiasme pour ce projet au moment
même où des attaques sans précédentcontre le droit du travail, l'enseignement, la Sécurité sociale.sont menées ici.
Après le MERCOSUR enAmérique latine, l'ALENA au Mexiqueet l'ASEAN en Asie, voici donc un nouvel espace delibre-échange censé profiter
aux prolétaires. Le capitalisme français, concurrencé notamment par la Chine en Afrique subsaharienne, veut faire d'une
pierredeux coups : assurer des débouchés aux produits de ses entreprises dans les pays du pourtour de la Méditerranée
tout en refusant l'accès à son territoire aux crève-la-faim, victimes de sa politique dans ses néo-colonies. Il confirme ainsi sa politique agressive de reconquête tant mercantile
que militaire des pays dominés, Sarkozy ayant récemment demandé la réintégration de la France au sein du commandement militaire de l'OTAN. Ce sera chose faite en avril 2009.
Ce 5 juillet, un certain nombre d'organisations ont appelé à manifester et signé un texte intitulé « Pour une Méditerranée des
luttes ». Hélas, il se résume un semblant d'analyse sans aucun contenu de classe, et reflète l'hétérogénéité des organisations signataires
(communautaristes, tiers-mondistes…). Il est aussi flou qu'ambigu : on y parle de « respect des peuples » (ce qui inclut les bourgeoisies locales) et on y déplore que la Turquie ne
puisse entrer dans l'Union européenne !
Si une lutte doit se mener ici et là-bas (et elle le doit !), ce n'est pas seulement contre le seul projet d'Union pour la Méditerranée.
Quand bien même il serait abandonné, la situation du prolétariat algérien, marocain, etc. n'en serait pas meilleure : ce qui doit être combattu,
ce sont toutes les bourgeoisies locales qui ont pour exécutants Sarkozy, Ben Ali, Bouteflika et consorts. Cela ne peut se faire que sur des bases
claires, pas en prenant parti pour le Sud contre le Nord, un État contre un autre… Un capitaliste, qu'il soit français ou algérien, reste un capitaliste !
Mais il est une chose qui nous semble très importante et dont le fameux « appel » ne parle pas : c'est la complicité de fait
entre les régimes arabes et Israël, car tous seront à la même table dans une semaine ! L'Autorité palestinienne aussi qui, une fois encore, a fait le choix de la collaboration avec
l'entité sioniste en crachant sur lesvictimes de la Naqba
et de Der Yassin(9 avril 1948). Après 60 ans d'occupation sioniste en Palestine, certains parlent de paix, cela ne
signifie rien d'autre que « Palestiniens, déposez les armes et résignez vous ! »
Contre le verrouillage/flicage/répression et tous les projets qui ont pour unique objectif notre asservissement en France, en Europe et
partout ailleurs, il est indispensable de se préparer dès aujourd'hui à reprendre l'offensive. Il faut se battre contre tous les impérialismes, peu
importent leurs porte-drapeaux et les couleurs dont ils se drapent. Ce combat, dévoyé par certains (démocrates, droitdelhommistes, associations
pro-vote), c'est celui, aujourd'hui, des militants révolutionnaires emprisonnés, qui n'ont rien renié de leur engagementet qui appellent à
amplifier la lutte.
Ce combat, c'est celui deGeorges Ibrahim
Abdallah, ennemi irréductible du capitalisme et de l'impérialisme, qui a fait le choix des mots et des
armes.
À bas le capitalisme et l'impérialisme !
Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah et tous les prisonniers
politiques révolutionnaires!
Collectifpour la Libération deGeorges Ibrahim
Abdallah
:
Blog du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, communiste révolutionnaire arabe emprisonné en France depuis 1984.
Contact : liberonsgeorges@no-log.org