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LIBÉRONS GEORGES IBRAHIM ABDALLAH

Blog du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, communiste révolutionnaire arabe emprisonné en France depuis 1984. Contact : liberonsgeorges@no-log.org Lui écrire : 2388/A221 - CP de Lannemezan - 204 rue des Saligues - BP 70166 - 65307 LANNEMEZAN

Témoignage de Gorka Lupiañez - Torture en Espagne

Publié le 21 Décembre 2007 par Libérons Georges Ibrahim Abdallah in Euskadi - Pays Basque

Extraits du témoignage de Gorka Lupiañez, arrêté par la Guardia Civil le 6 décembre 2007 et maintenu au secret jusqu'au 14. undefined

(…) Je crois qu'un jour et demi était passé depuis l'arrestation quand ils ont commencé à me faire la baignoire, en plus de tout le reste. Ils m'ont attaché à une sorte de matelas en caoutchouc et me mettaient la tête dans de l'eau glacée. Après ils ont commencé à faire ce qu'ils appelaient aguapark. Ils m'allongeaient sur un matelas, me tenaient les jambes, les bras et la tête, et me jetaient l'eau d'un seau dans la bouche et le nez. Quand je n'en pouvais plus, j'avais besoin de respirer. À ce moment ils me jetaient tout le contenu d'un récipient d'eau au visage et j'étouffais. À ce moment et alors que je me trouvais dans cette situation, j'ai du griffer quelqu'un en essayant de bouger. À partir de ce moment, ils m'ont maintenu les chevilles attachées avec du scotch, et m'ont attaché aussi les poignets après y avoir mis des sortes de protection. J'étais nu, et ils m'obligeaient à écarter les bras. Ils me jetaient de plein récipients d'eau glacée. Je tremblais, ils disaient que j'étais l'ange nerveux.
 
Alors que nous en étions à deux jours et demi et qu'ils me faisaient l'aguapark et l'ange nerveux, ils m'ont mis à quatre pattes sur le sol et ont essayé de me rentrer un bâton dans l'anus. Comme ils n'y arrivaient pas, ils m'ont allongé sur le ventre et ils m'ont rentré le bâton dans l'anus. À un moment ils m'ont attaché à un matelas, ils m'ont attaché un câble au gros orteil et un autre avec du scotch à la main droite. J'entendais le bruit de décharges électriques mais je ne sentais rien. Je voyais le médecin du tribunal tous les jours, mais quand il m'interrogeait sur le traitement et sur mon état, je ne lui racontais rien. J'avais peur de ce qui pouvait arriver (…).
 
(…). Quand j'ai fini la troisième déposition, ils m'ont ramené au cachot et ils m'ont dit qu'ils allaient me laisser tranquille. Moins d'un quart d'heure plus tard, ils m'ont emmené dans une autre pièce où se trouvait quelqu'un qui n'avait pas participé aux autres interrogatoires. Je m'en suis aperçu à cause de sa voix. Il m'a dit qu'il avait une fonction. Que sa fonction était de me faire sortir ce que je n'avais pas encore dit jusque là. Il a commencé à me frapper au visage, des deux côtés, ce qui me provoquait des blessures à l'intérieur de la bouche. Il m'a attaché le pénis et les testicules avec une corde et il a commencé à tirer. Il tirait aussi avec la main. À ce moment j'ai commencé à saigner sur le pénis. Je l'ai dit au médecin du tribunal, il en a pris note."

Extrait du témoignage envoyé par le  Comité de Solidarité avec le Peuple Basque
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