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LIBÉRONS GEORGES IBRAHIM ABDALLAH

Blog du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, communiste révolutionnaire arabe emprisonné en France depuis 1984. Contact : liberonsgeorges@no-log.org Lui écrire : 2388/A221 - CP de Lannemezan - 204 rue des Saligues - BP 70166 - 65307 LANNEMEZAN

Nathalie Ménigon en semi-liberté le 2 août 2007

Publié le 20 Juillet 2007 par Libérons Georges Ibrahim Abdallah in Action Directe

Communiqué du collectif Ne Laissons Pas Faire !

Aujourd'hui, 19 juillet, la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Paris a décidé que Nathalie Ménigon, militante d'Action Directe, pouvait bénéficier d'un aménagement de peine. Elle devrait quitter le centre de détention de Bapaume le 2 août.

La cour a donc enfin accordé une semi-liberté à Nathalie, plus de deux ans après la fin de sa peine de sûreté. Nulle faiblesse ou complaisance dans cette décision pourtant, puisque cet aménagement de peine, " ouvrant sur une possibilité de libération conditionnelle dans un an ", est accordé à des conditions très restrictives pour Nathalie :
- Elle sera en fait transférée dans une prison proche de son lieu de travail et, du lundi au vendredi, elle devra réintégrer chaque soir sa cellule, l'horaire de retour étant à respecté impérativement, sinon elle sera considérée comme évadée. Le week-end devra être passé en détention, sauf en cas de permission de sortie accordée au coup par coup.
- Elle devra respecter une interdiction absolue de toute expression publique (orale, presse, livre.), une condition qui supprime donc les possibilités de s'exprimer dont elle pouvait encore paradoxalement user jusqu'à maintenant, notamment en soutien à ses camarades emprisonnés.

Le Collectif " Ne laissons pas faire ! " prend acte avec satisfaction de la décision rendue aujourd'hui. Il tient à rappeler que les militants d'Action directe ont mené leur combat ensemble, qu'ils ont été condamné ensemble et qu'ils ont tous subi, durant des années, les mêmes conditions d'incarcération particulièrement dures. Ils ont résisté collectivement pendant plus de vingt ans à l'anéantissement et au chantage au reniement. La justice n'a d'ailleurs jamais voulu dissocier leurs cas, et ils ont été condamnés collectivement. La libération conditionnelle devra donc être appliquée également à chacun d'entre eux : la prochaine échéance sera à la mi-septembre pour Jean-Marc Rouillan, dont le dossier est aussi solide que celui de Nathalie.

Nathalie doit pouvoir continuer à compter sur la solidarité.

Ne lâchons pas l'affaire pour elle et ses camarades !

Le Collectif " Ne laissons pas faire ! "
Le 19 juillet 2007      
http://nlpf.samizdat.net