Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah

Mercredi 13 mai 2009 3 13 /05 /2009 14:00

Georges ABDALLAH : Prison à vie pour un combattant de la Palestine.

 

Meeting de solidarité.

Cliquez ici pour la version [PDF]


Georges Abdallah, détenu en France depuis 25 ans s’est vu confirmer, ce 5 mai 2009, le rejet de sa demande de libération conditionnelle déposée en octobre 2007.

 

Arrêté en 1984, Georges Abdallah n’a jamais renié son engagement révolutionnaire aux côtés de la résistance palestinienne et c'est ce qui lui vaut cet acharnement judiciaire.

 

Bien que libérable depuis 1999, Georges Abdallah ne pourra pas déposer de nouvelle demande de libération avant un an alors que la "justice" a mis plus de deux ans pour statuer sur la demande précédente. La durée de son emprisonnement entrera dans le sinistre livre des records des prisonniers politiques aux côtés de Mumia Abu-Jamal, Samir Kuntar et Nelson Mandela.

 

La justice française reproche à Georges Abdallah de n'avoir pas renoncé à son engagement politique et de contester à quiconque le droit de lui dicter sa conduite en cas de nouvelle occupation du Liban. Comme le souligne son avocat, Jacques Vergès, on se demande ce qui autorise des magistrats français, à dicter à un citoyen libanais de retour dans son pays, avec l'accord de son gouvernement, son attitude en cas d'agression contre son pays. Le Liban n'est plus sous mandat français.

 

Le collectif CLGIA dénonce fermement cette nouvelle décision de justice commandée par les intérêts français au Liban et appelle au développement de la mobilisation pour la libération de Georges Abdallah. Nous appelons à un meeting de solidarité le vendredi 15 mai à la bourse du travail de St Denis.

 

 


Meeting, vendredi 15 mai à partir de 19h

pour la libération de Georges Abdallah,

communiste arabe détenu en France depuis 25 ans.

 

Bourse du Travail de St-Denis

9-11 rue Génin,  entrée rue Bobby Sands
métro : Porte de Paris

 


 

Meeting animé par le collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

 

Première liste d’intervenants : Abdallah ABDALLAH (UJPA - Union des jeunes progressistes arabes), Jean-Pierre BASTID (Ecrivain), Alima BOUMEDIENE (les Verts), Youssef BOUSSOUMAH (Les indigènes de la république), Patrick BRAOUEZEC (Communistes Unitaires), Vanina GIUDICELLI (NPA – Nouveau parti anticapitaliste), Gabi MOUESCA (OIP – Observatoire international des prisons), Nicolas SHAHSHAHANI (CAPJPO – EuroPalestine).

 

Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah  - 8 mai 2009

Contact : liberonsgeorges@no-log.org     Blog : http://liberonsgeorges.over-blog.com

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 06:00

Camarades et amis,


Notre rencontre marque l'anniversaire de la catastrophe - ANNAKBA -, pour le peuple palestinien et les peuples arabes, par la création de l'entité sioniste, son état d'Israël. Cette entité a toujours été au service des projets mondiaux de l'impérialisme.
Cette entité est fondée sur l'expulsion du peuple de sa terre et de son pays par la guerre, la destruction, le génocide et les crimes contre l'humanité dont l'histoire n'a connu que peu d'exemples.
Cette entité a essayé de rayer la culture et l'identité de ce peuple et de falsifier l'histoire.
Cette entité, depuis sa création, a mis en évidence l'impasse dans laquelle elle se trouve, sa nature d'état artificiel. L'existence de cette entité ne peut perdurer qu'à travers la guerre et l'agression.
Cette entité constitue une menace pour la paix dans le monde. Elle détient des armes de destruction massive, et rappelons la déclaration du président du parti « Israël - Baytonna », ( « notre maison »), pour qui « Israël a le droit d'utiliser de telles armes, même l'arme nucléaire » contre le peuple palestinien et sa résistance.
L'exemple de Gaza et des armes nouvelles qui y ont été utilisées montre la nature de cet entité et la fascisation de ses responsables politiques et militaires.
 
La cause palestinienne n'est pas seulement la cause du peuple palestinien. C'est la cause de tous les peuples arabes et sa résolution est liée à la tâche révolutionnaire des peuples arabes vers la liberté, le progrès et le socialisme.
La cause palestinienne doit revenir à la tête des priorités des mouvements pour le changement dans la région arabe, et les retirer de la logique de négociation et de compromis. Le peuple palestinien doit écarter de l'illusion du partage de la Palestine et de la possibilité de négocier avec cette entité. Il doit donner à nouveau un souffle au choix de la résistance sous diverses formes, en reconstruisant démocratiquement l'Organisation de Libération de Palestine (OLP) avec toutes les forces de la résistance.
 
Camarades et amis,
 
Au Liban, avec l'accord de Doha, les forces politiques du « 14 mars » et du « 8 mars » sont mises d'accord pour l'élection du Président de la République, sur la constitution d'un gouvernement de soi-disant "unité nationale", et sur la loi électorale du 1960bis pour la prochaine élection. Cet accord appelle à un partenariat renouvelé entre les deux pôles politique que sont l'Alliance du 8 Mars, la « résistance », et les forces 14 Mars, la « reconstruction ».
On peut se demander comment les forces de résistance ont accepté de former un gouvernement avec des forces alliées à l'impérialisme? Cet accord a contribué à nouveau de donner un souffle à l'État confessionnel bourgeois qui était en crise. La bourgeoisie dominante en Liban utilise toutes les possibilités pour contrôler la vie politique, économique et sociale afin d'assurer sa continuité. Les deux parties de la classe dominante, qui formaient les deux camps, sont une partie du problème et pas une partie de la solution.
Les causes de la continuité de l'oppression sociale, de l'oppression de classe et de l'exploitation perdureront tant que la gauche libanaise ne prendra pas ses responsabilités historiques pour la libération de la terre et du peuple, pour en finir avec l'Etat bourgeois confessionnel.
La légitimité et l'existence même de la gauche libanais dépendent de sa participation à la résistance et de sa capacité à sortir la résistance du sectarisme confessionnel et l'amener à son vrai but : lutter pour libérer la terre et la patrie.
 
Camarades et amis,
 
Ce qui se passe au Liban et en Palestine est lié à ce qui se passe dans les pays impérialistes. Les politiques impérialistes sont d'autant plus brutales dans les pays dominés que l'opposition anti-impérialiste est muselée en Europe, au Japon et en Amérique du nord.
La manière dont la répression augmente dans les centres impérialistes est spectaculaire. Des interventions policières de plus en plus vastes et brutales, des techniques de contrôle de plus en plus massives et sophistiquées, des campagnes médiatiques odieuses, et des dispositions légales d'une sévérité extrême s'abattent sur toutes formes de lutte et de résistance populaires. Des militants internationalistes, les ouvriers grévistes, les étudiants en lutte sont sans cesses attaqués par des forces policières à qui tout est permis. Nous voyons là se mettre en place, à grande échelle et sur toutes les manifestations des contradictions sociales, la doctrine de la contre-révolution préventive conçues par les stratèges impérialistes il y a presque un demi-siècle. Eviter à tout prix l'étincelle révolutionnaire qui pourrait mettre le feu à la plaine.
Voilà aussi pourquoi des prisonniers révolutionnaires comme Georges Ibrahim Abdallah font l'objet d'un acharnement sans nom.
Et voilà précisément pourquoi nous devons faire de la libération de Georges un objectif central, qui est en même temps un lien entre la résistance dans les centres et la résistance dans les pays dominés.

 

UJPA - 15 mai 2009

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 07:00
Les camarades qui militent pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah auront toujours porte ouverte à Europalestine. Nous nous connaissons depuis un certain temps.

Je crois par exemple me souvenir d'une mobilisation commune récente pour dénoncer la promotion obscène faite par le parti sioniste et le gouvernement français, les institutions françaises, et le parti de Bertrand Delanoé compris, au prisonnier de guerre Guilad Shalit dans la bande de Gaza et nous nous sommes retrouvés ensemble pour dénoncer cette mascarade au Parc de Bercy de Paris.

J'ai d'autant plus de plaisir à répondre à votre invitation et à être à cette table ce soir.

CAPJPO-EUROPALESTINE est une association qui est née il y a environ 8 ans, lors de l'éclatement de la deuxième intifada et du 11 septembre 2001 grosso modo.

Je ne vais pas retracer toutes les années qui se sont écoulées depuis, qui sont des années d'aggravation de l'offensive impérialiste dans le monde et singulièrement d'aggravation de la répression contre le peuple palestinien. Années pendant lesquelles les dirigeants sionistes ont défendu leurs crimes avec le soutien des gouvernements des principales puissances, et aussi, c'est particulièrement vrai en France, avec l'emploi éhonté mais efficace du chantage à l'antisémitisme pour inhiber et paralyser la moindre critique de leurs actes.

De ce point de vue nous sommes convaincus qu'une page à fini par se tourner avec les massacres d'une brutalité inouïe commis par Israël contre la bande de Gaza au mois de janvier. Ces tueries ont provoqué une colère sans précédent en France où les manifestations de rue pour protester contre les crimes de l'armée israélienne ont connu une importance inédite. Il s'agit de manifestations de rue pour une cause étrangère du même ordre que celles qui avaient eu lieu contre la guerre américaine d'Indochine il y a 30 ou 40 ans. Ces manifestations de solidarité avec le peuple de Gaza en décembre et janvier sont probablement les plus importantes depuis des décennies. Manifestations où se sont retrouvés des dizaines de milliers de personnes rien que dans la capitale, plusieurs centaines de milliers au niveau de la France entière.

Ces manifestations de rue bien entendu ne peuvent pas avoir lieu tous les jours. Et on peut avoir l'impression, mais elle est fausse, et nous le vérifions quotidiennement sur le terrain, que la colère et l'émotion sont retombées. Ce n'est pas le cas, et la tâche qui s'impose à toutes les associations et à tous ceux qui veulent militer activement pour la solidarité avec le peuple palestinien est celle de développer le mouvement dans la durée sur des bases susceptibles d'être efficaces en apportant quelque chose, en politisant l'opinion publique qui s'est mobilisée en grande partie sur la base de l'émotion, en la mobilisant de manière efficace et durable. C'est dans ce sens que notre association participe pleinement à la relance qui est internationale et même mondiale du mouvement « boycott/désinvestissement/sanctions » contre Israël. A savoir un mouvement qui ne se contente pas, comme il a pu le faire au cours de la période précédente, de réclamer à des institutions (gouvernements nationaux, Union européenne, Organisation des Nations Unies) qu'elles fassent appliquer le droit. Ce qu'elles ne font pas puisqu'elles piétinent les résolutions internationales ou que, dans le cas de la France pour ne citer qu'elle, elles apportent une aide active (voire militaire avec sa marine nationale) à l'agression israélienne et que donc la page consistant à se contenter de réclamer à nos gouvernants ou à nos institutions qu'elles appliquent le droit international, cette page doit être irrévocablement dépassée.

C'est dans ce sens que nous concevons le mouvement de BDS, un mouvement qui invite les centaines de milliers de gens qui ont été capables de se déplacer dans la rue pour crier leur colère, à continuer de se mobiliser eux-mêmes sur une base citoyenne pour imposer des sanctions à Israël et notamment le boycott de toutes les manifestations israéliennes. Et de ce point de vue-là notre petite association, il y en a d'autres aussi je l'espère, entend apporter sa contribution la plus importante possible à l'organisation de ce boycott.

C'est ce que nous avons fait depuis plusieurs mois : boycott et politique de sanctions multiformes. Des collectifs d'avocats se sont formés pour engager des poursuites contre les criminels de guerre israéliens qui n'osent plus mettre les pieds sur le sol britannique ou espagnol parce que des plaintes ont été déposées contre eux et qu'ils risquent au minimum une garde à vue. Des collectifs d'avocats se développent aussi en France où des avocats, membres de l'association CAPJPO-Europalestine, apportent leur contribution. C'est un mouvement dont les fruits ne peuvent naturellement pas arriver en 24h.

Plus directement s'est développé un mouvement de boycott des produits made in Israël, qui vise entre autres les commerces qui, en France, proposent des produits made in Israël. Nous avons eu un petit faible pour une des chaines d'hypermarché les plus compromises dans ces activités de complicité de crime de guerre : pour la chaîne Carrefour. Vous pouvez voir une vidéo d'une action récente dans un hypermarché Carrefour sur le site «  europalestine.com »

L'une des plus spectaculaires d'entre elles a eu lieu la semaine dernière (il y en a eu des dizaines à ce jour et il s'en développe spontanément un peu partout en France). C'était à Montigny les Cormeilles où des militants descendent dans un hypermarché - vous y verrez entre autres Alima Boumediène présente à la tribune ce soir et présente dans les travées du supermarché - pour attirer l'attention du public, mais aussi des travailleurs de Carrefour eux-mêmes, sur le fait qu'ils se rendaient coupables d'illégalité et d'immoralité en vendant des produits de l'apartheid dont pour un certain nombre on ne sait même pas dans quelle partie d'Israël puisqu'on sait bien qu'Israël est un Etat d'annexion qui ne se reconnaît pas de frontières à lui-même tant il est orienté vers l'annexion et l'occupation.

Des actions se sont aussi développées contre Véolia et Alstom, coupables de participer à la construction du tramway de l'apartheid, tramway destiné à relier des populations juives à d'autres populations juives en Palestine occupée et interdit aux populations non juives.

Le but du jeu en s'attaquant à de telles firmes est de démontrer, si nous parvenons à une mobilisation suffisante - et l'exemple passé de l'Afrique du Sud nous incline à y croire - que ces entreprises, Véolia, Carrefour, Auchan, Dexia (banque championne dans la collaboration avec le système financier de l'occupation israélienne) ont plus à perdre qu'à gagner à poursuivre leur collaboration avec les crimes de guerre israéliens.

Pour ce faire, notre association s'est efforcée de se doter du maximum d'outils : autocollants, tee shirts (marqués « Palestine vivra » sur le devant, « Boycott Israël » dans le dos), affiches, formation de militants pour le tournage vidéo des opérations de mobilisations qui sont conduites etc .  Et nous nous tenons bien entendu à la disposition de tous les volontaires, parce qu'il faut que ce mouvement se développe, aussi bien à la fin de cette réunion dans cette salle qu'en prenant rendez-vous sur notre site, pour l'aide et le développement de telles actions de boycott qui sont le seul moyen citoyen potentiellement efficace et pacifique pour avancer dans la mobilisation internationale en faveur du peuple palestinien.

Enfin un dernier mot : bien évidemment la Palestine étant présente dans le calendrier politique est ipso facto présente dans le calendrier électoral puisqu'il y a une échéance électorale prochaine en Europe et en France à travers les Européennes. Nous-mêmes, EuroPalestine, nous avions constitué une liste dans la seule circonscription de l'Ile de France en 2004, après avoir constaté que les autres formations qui proclamaient une solidarité avec le peuple palestinien avait laissé la Palestine de côté dans leur plate-forme respective pour ce scrutin-là de 2004.

Il y a trois mois, début 2009, nous avons écrit une lettre ouverte à l'ensemble des formations politiques (je parle de gauche et d'extrême gauche, parce que ça ne nous intéresse pas d'écrire à l'UMP et encore moins au Front national), demandant de prendre position pour des sanctions contre l'Etat d'Israël et de prendre plus spécifiquement position pour le boycott d'Israël de ses institutions de ses produits de ses marchandises tant que cet Etat continuerait de bafouer les droits les plus élémentaires du peuple palestinien.

Nous avons reçu à ce jour une réponse, et elle est positive, c'est une réponse du NPA qui s 'engage dans sa campagne pour les Européennes pour la Palestine et en faveur de la campagne de BDS plus particulièrement. Bien entendu nous ne pouvons que saluer cette action et le NPA a de ce point de vue tout notre soutien. Et si dans l'intervalle cette initiative devait en susciter d'autres de la part d'autres formations, nous en tiendrions bien évidemment compte.

Enfin pour les semaines qui viennent et puisque j'en étais à parler des Européennes, ce soutien au boycott et la clarté sont d'autant plus nécessaires dans la défense du peuple palestinien que la campagne risque d'être polluée par la liste dite antisioniste de Dieudonné : un assemblage bizarre, une liste où les compromissions avec les fascistes du FN sautent aux yeux et qui bénéficient comme vous l'avez remarqué d'une surprenante médiatisation par le numéro deux de l'Elysée en personne : Claude Guéant.

Cet attelage n'a rien à voir avec la défense du peuple palestinien. Nous devons le dire et si jamais elle prospère et persévère nous serons amenés à le redire. La meilleure façon de montrer qui fait quoi, c'est de poursuivre et d'amplifier notre propre campagne sans relâche de soutien au peuple palestinien et de dénonciation sans relâche de la criminelle complicité de nos propres gouvernants avec la politique d'Israël.

 

Je vous remercie.


Nicolas Shashahani - CAPJPO - EUROPALESTINE  15 mai 2009

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 08:00

Extraits de la prise de parole au meeting de solidarité à Georges Abdallah du 15 mai 09.


Il s'agit d'une retranscription de l'enregistrement de cette prise de parole avec toutes les limites de cet exercice.


Depuis plusieurs années, le comité « Libérez-les » travaille sur la solidarité au soutien avec les prisonniers politiques : bien sûr Georges mais aussi les camarades d'Action directe, les prisonniers basques, corses. Pour nous ce sont des résistants, ce ne sont pas des terroristes.


Et c'est vrai que le procès de Georges était dans la situation de ce qui allait se passer par la suite. Puisqu'on sait qu'aujourd'hui des juridictions tout à fait spéciales en France condamnent à des centaines d'années de prison tous les ans des basques, non plus devant des Cours correctionnelles, mais devant des Cours d'assise spéciales.


Pour Georges je tiens à dire une chose très précise : Georges ce qu'on t'accuse d'avoir fait, je dois dire que je serais fier de l'avoir fait, si tu l'avais fait.


C'est à dire que cette machine de guerre effroyable, le sionisme, qui, à plusieurs reprises, toutes ces dernières années, a mené des agressions barbares aussi bien contre le peuple de Palestine que contre le Liban, mériterait quelque part dans notre conscience de dire qu'effectivement, Georges, dans ces années 80, au moment de Sabra et Chatila - le Liban était meurtri, divisé -  franchement, c'est tout à ton honneur, si tu l'as fait, ce qui n'a jamais été prouvé d'ailleurs.


Je dirais, comme il a déjà été dit, qu'il faut  saluer Georges et saluer sa famille, qui est toujours là et qui attend qu'on fasse le maximum pour qu'il soit libéré.


Nous, à notre niveau, dans la région du Nord Pas de Calais, on a fait signer une pétition, on continue. On a fait une première réunion à Méricourt et on va en faire d'autres.


Ce soir, je vois qu'il y a des représentants de partis politiques, des Verts et du NPA. Je leur demande, publiquement, puisqu'ils sont là, à partir de maintenant, dans tous leurs meetings, qu'il y ait un lieu précis avec l'affiche de Georges, une pétition à signer. Que sur leur site, ils aient  une information sur la solidarité avec Georges. S'ils ne le font pas, je ne comprendrais pas ; on ne peut pas proclamer sa solidarité à une tribune comme ce soir et ne pas passer à l'acte par la suite.


D'autre part et pour finir, Georges, tu es un militant de la cause palestinienne, de la cause arabe, de la cause libanaise. Et, ce soir, je pense aux 11 000 prisonniers palestiniens de tout âge, ayant mené une résistance armée, et d'autres qui n'ont pas mené cette résistance armée et qui sont quand même en prison. Personne ne parle de ses 11000 prisonniers palestiniens !


Ça va de soi que cette effroyable expression sioniste peut se permettre, en dehors de toute loi, de toute règle, d'emprisonner des combattants ou non combattants, mais qu'importe, ils sont Palestiniens donc pour eux c'est la prison.


Quand on parle de l'injustice, quand on parle aujourd'hui de ce qu'est le sionisme, c'est dans sa réalité concrète, dans ses actes barbares. Aujourd'hui, on ne nous  fera pas taire. Nous avons été des dizaines de milliers à manifester à Lille. Les comités Libérez-les étaient là. Nous étions en 2006 aux côtés des Libanais dans les rues de Lille. Toutes les semaines on manifestait.


Nous soutenons les prisonniers politiques, mais aussi nous soutenons les causes de ces prisonniers politiques. Etre solidaires des prisonniers politiques c'est comprendre leur combat. C'est comprendre le combat des Palestiniens, le combat des Libanais quand ils sont envahis par l'entité sioniste. C'est comprendre effectivement aussi  celui des Basques, des Corses. Ils sont aussi dans un combat pour la souveraineté et ils ont droit à notre respect et à notre solidarité. Nous ne divisons pas le combat par rapport aux prisonniers politiques. [...] Sarkozy, qui a surtout sa police avec lui, prépare un certain nombre de choses pour faire face à de possibles émeutes populaires importantes et dans ce cadre-là, toutes les lois qui sont aujourd'hui pour des gens présentés comme des terroristes, seront demain utilisées contre bien d'autres.   


Il ne faut pas se faire d'illusions, tout est possible. Nous ne sommes pas dans une période où le fascisme est à nos portes mais attention quand même, camarades, soyons vigilants.


Pour conclure, il n'y a pas de problème dans le Nord Pas de Calais, Georges, on va continuer ce qu'on a commencé. Il faut que cette année soit une année pour la libération de Georges.


On ne va pas attendre un an une nouvelle demande, éventuellement, de liberté conditionnelle, c'est tout de suite qu'il faut mobiliser.


Nous, les petits groupes qui soutiennent Georges depuis un certain temps, avons des difficultés de visibilité. Que ceux qui représentent un peu plus que nous, s'engagent réellement : dans les meetings de Besancenot, dans les meetings des Verts, l'affiche de Georges Ibrahim Abdallah, des pétitions.


Faites-le !


Stéphane pour le Comité « Libérez-les ».


Site du comité : http://liberez-les.info/


Article publié sur http://liberezgeorges.over-blog.com le 20 mai 09


Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 09:00
Extraits de la prise de parole au meeting de solidarité à Georges Abdallah du 15 mai 09.


Il s'agit d'une retranscription de l'enregistrement de cette prise de parole avec toutes les limites de cet exercice.


Trop peu dans ce pays ont pris conscience de ce qu'était la situation de Georges Ibrahim Abdallah et de ce qu'elle impliquait, pour tous, et surtout trop peu auront pris conscience de la leçon de dignité que Georges nous donne depuis 25 ans, l'incroyable leçon de dignité qui fait face à une haine terrible. Ce qui vraiment saute aux yeux lorsqu'on observe la situation de Georges c'est le contraste entre l'incroyable haine qu'il suscite, en face, et sa dignité, sa sérénité, la justesse de son combat qu'il mène depuis 25 ans. S'il continue à combattre en prison à travers toutes ses prises de position, à travers son attitude Georges Ibrahim Abdallah est un détenu modèle. Mais pas comme l'administration pénitentiaire aimerait qu'il soit, c'est à dire un détenu soumis, un détenu qui se renie, mais au contraire il est un détenu modèle pour nous, les Indigènes de la République parce qu'il exprime toute la dignité et représente cette longue chaîne de résistance qui dans le monde tient tête à l'impérialisme.


Il est ici Georges qui vient de ce Liban lointain. Il est à l'avant garde dans le ventre de la bête, il continue à lutter dans les prisons françaises. Ce sont les Etats unis qui empêchent sa libération. La France évidemment les soutient totalement.   


On sait que les Etats-Unis sont partie prenante, et, insistent particulièrement pour qu'il ne soit jamais libéré et qu'il meure en prison. Quand à l'Etat d'Israël, s'il n'a même pas porté plainte contre Georges, s'il ne s'est pas porté partie civile c'est parce qu'il fait le mort en attendant qu'il sorte. Il prépare ses commandos pour l'abattre en attendant sa sortie. C'est la raison pour laquelle l'Etat d'Israël n'est pas dans le dossier. Et toute la chaîne de complicité est déjà en place. Cela veut dire qu'à lui seul, il symbolise toute la haine, la haine séculaire de l'impérialisme pour les peuples du Tiers Monde.


Il est communiste, anticapitaliste, anti-impérialiste, il est antisioniste et bien sûr de ce fait tiers-mondiste, c'est à dire qu'il porte haut le désir de libération, d'indépendance des peuples qui depuis tant de siècles sont écrasés et méprisés. [...]


Là où tant d'autres auraient sombré, abdiqué, cherché un échappatoire, lui ne s'est jamais renié. C'est entre autres ce qu'on lui reproche.


Il est arabe, Georges Ibrahim Abdallah. C'est un fait que cette région a toujours attiré les convoitises et continue à les attirer. Je me souviens qu'au moment de son procès, il représentait toute cette angoisse que le monde arabe et particulièrement le Liban pouvait représenter pour la France dans les années 80 et continue de représenter et le Liban qui est une chasse gardée une ancienne colonie française et comment Georges Abdallah, qui en plus est d'origine chrétienne, comment pouvait-il prendre fait et cause pour ces microbes que sont les Palestiniens dans l'esprit des impérialistes, comment pouvait-il prendre fait et cause lui faisant partie de cette communauté que la France a toujours tenté de chouchouter au Liban  bien sûr je dis tenté parce que bien sûr un grand nombre de maronites n'a jamais cédé - ils se sont engagés au contraire dans la lutte pour l'indépendance du Liban -  mais comment osait-il, c'est cela qu'on a voulu lui faire payer, il est contre nature, ce Georges Abdallah. Il est à la convergence de toutes ces haines. [...] Il est l'un des plus anciens prisonniers politiques d'Europe [...]


Je crois qu'il est de notre devoir absolu aujourd'hui, c'est une question de dignité pour nous tous, c'est une question d'honneur, d'espoir, de l'arracher, de le sortir des griffes dans lesquelles il a été mis. Je déplore que trop peu, déjà à l'époque mais encore aujourd'hui, les hommes politiques, les intellectuels ou les responsables associatifs n'aient  pris fait et cause pour lui. Je me souviens lorsqu'il a été jugé en 87 il y avait une tribune dans le monde où M. Spitzer répondait à quelqu'un qui se félicitait du verdict et qui avait titré son article : « un sursaut d'honneur ». Pour lui la condamnation de Georges Ibrahim constituait un sursaut d'honneur ! Spitzer a répondu par un texte très fort où il comparait Georges Ibrahim aux résistants français (lui même a été résistant pendant la guerre, franc tireur et partisan) par son combat et son courage.


Il fut un des rares à cette époque à protester de cette condamnation. Spizer a comparé la Cour spéciale qui a condamné Ibrahim aux sections spéciales de triste mémoire sous Vichy. Pendant la seconde guerre mondiale, pour obtenir rapidement la condamnation des résistants, les fascistes sous Vichy avaient mis en place des sections spéciales de magistrats, triés sur le volet, et qui allaient condamner les résistants pour le compte des allemands, à la peine de mort. [L'article de Gérard Spitzer est sur le blog Ici]


Dans le sort de Georges Ibrahim il y a de cela, de ces sections spéciales où l'on condamne un homme à la mort lente en prison pour ses idées et aussi pour l'exemple, pour éviter que le combat de Georges Ibrahim ne s'étende, ne fasse tache d'huile. On veut le couper de toutes ses relations à l'extérieur, de tout ce qui à l'extérieur pourrait exprimer pour lui une solidarité.


Il y a également du racisme dans l'affaire Georges Ibrahim Abdallah évidemment. Je me souviens de ce petit rapport des renseignements généraux qui de façon incroyable prétendait que Georges Ibrahim se serait converti à l'Islam parce qu'il avait soutenu une grève de la faim de prisonniers musulmans. Donc on en avait déduit ...


Qui peut-il intéresser dans la France d'aujourd'hui ? C'est à nous qu'incombe la tâche d'en faire un symbole, de la même façon qu'une campagne est organisée pour la libération de Salah Amouri, le prisonnier franco palestinien détenu en Israël, nous devons faire de la demande de libération de Georges Ibrahim un symbole de la résistance anti-impérialiste, de la résistance anti sioniste.


Au moment où l'on veut galvauder le combat anti sioniste en le traînant dans la boue, en le mêlant à des quarterons de petits fachos en mal de base sociale, il est indispensable pour nous de dire que le combat anti sioniste vit à travers le combat de Georges, le véritable anti sionisme qui est indissociable du combat anti impérialiste. L'anti sionisme n'est pas un gadget à brandir comme un chiffon rouge dans le but de rameuter des jeunes qu'on va manipuler. L'anti sionisme est digne, nécessaire, indispensable. Il représente le combat pour la libération de la Palestine, mais également celle des peuples du Moyen Orient, contre le sionisme en tant qu'instrument privilégié de l'impérialisme, l'Etat d'Israël en tant que porte avion de l'impérialisme toujours actif. [...].


Une des tâches à travers la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah est de réhabiliter le combat anti sioniste pour ce qu'il est, une partie du mouvement général de libération des peuples d'Orient.


Il nous faut maintenant envisager une campagne la plus large possible et faire connaître Georges Ibrahim Abdallah partout dans les banlieues, partout où cela est possible. Nous devons en faire un symbole, un symbole de lutte. Il faut populariser sa lutte, raconter ce qui s'est passé. Ce n'est pas une histoire ancienne, c'est une histoire d'aujourd'hui. C'est un combat d'aujourd'hui, plus actuel que jamais. [...]


Nous devons cette campagne pour sa libération non seulement à lui mais pour tous les peuples du Moyen Orient, pour tous ceux qui l'attendent, pour sa famille à laquelle nous devons penser [...]

 

Youssef Boussoumah - Mouvement des Indigènes de la république

 

Site des Indigènes de la république : http://www.indigenes-republique.fr/


Article publié sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 20 mai 2009

 

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 10:00
Mon soutien à Georges Ibrahim Abdellah - Saint-Denis le 15 mai 2009

- militant communiste révolutionnaire arabe pour les libertés et la justice et contre l'occupation militaire coloniale,


- membre des Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises (FARL) qui ont mené des actions de résistance contre l'Etat colonial d'Israël qui envahit et bombarde régulièrement le territoire libanais depuis son implantation dans la région.


- détenu en France depuis 1984 parce qu'il revendique son droit à la résistance contre les puissances impérialistes et l'entité sioniste, il est condamné à la réclusion à perpétuité en 1987, avec une période de sûreté de 15 ans.


-  Rappel politique historique : ·En juin 1982, Israël lance l'opération "Paix pour la Galilée" qui a fait plus de 30.000 morts dont 12000 enfants, 45.000 blessés. Beyrouth était dévastée par des semaines de siège et de bombardements israéliens.


 - Près de 3000 civils palestiniens et libanais ont été assassinés à Sabra et Chatila par des milices libanaises et des soldats de l'entité sioniste, et des centaines de militants arabes furent capturés et "disparus" dans les camps d'Ansar et de Khiam.

-  Rappel de l'affaire judiciaire : ·Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné en France depuis 25 ans, condamné à la prison à perpétuité avec une peine de sûreté de 15 ans, est libérable depuis 1999, soit 10 ans. Il est victime d'une peine à perpétuité déguisée, incompatible avec le droit européen. En effet, une peine illimitée peut constituer un traitement inhumain et dégradant.


  - Une juridiction régionale autorisa sa libération en 2003. Mais l'Etat français a ordonné son maintien en prison.

 - Le 5 mai 2009, la cour d'appel de Paris a rejeté sa demande de libération, le qualifiant «d'activiste résolu et implacable» risquant de reprendre son combat révolutionnaire en cas d'expulsion vers le Liban. «considérant que, lors de ses différentes auditions, le condamné a clairement revendiqué le caractère politique de son action et ses convictions anti-impérialistes».


 - Aujourd'hui, Georges Abdallah, par l'intermédiaire du pouvoir judiciaire, continue de subir la vengeance des puissances impérialistes françaises et américaines, et évidemment de l'entité sioniste.


 - La France conditionne clairement sa libération à son engagement de s'abstenir de toute résistance, même si son pays, le Liban, était envahi à nouveau. En clair, on lui demande de renoncer à son droit à la résistance. La punition que subit Georges est un message envoyé au camp de la résistance au Liban et ailleurs.


- La libération de Georges Ibrahim Abdallah est de la responsabilité de tous ceux et celles qui se revendiquent du camp de la Résistance et de la lutte anti-impérialiste, anticolonialiste, antisioniste.


- Le Liban s'est déclaré prêt à accueillir son citoyen, Georges Ibrahim Abdallah, où il pourra retrouver sa famille et où il pourra reprendre une activité professionnelle, mais la France refuse son transfert!
Pourquoi je soutiens la libération de Georges Ibrahim Abdallah ?

En tant que militante des droits humains, mais aussi comme parlementaire, 3 raisons justifient ce soutien :


1.le droit est valable pour tous, l'égalité des citoyens devant la loi est un principe fondamental. Selon le droit français, Georges Ibrahim Abdallah, incarcéré depuis 25 ans, est libérable depuis 1999, puisque sa peine de sûreté était de 15 ans. Cela fait donc 10 ans qu'il aurait dû être libéré. Les peines perpétuelles sont interdites par le droit européen et la Cour européenne des droits de l'homme. En refusant de libérer Georges Ibrahim Abdallah, les tribunaux français lui infligent ce qui peut être considéré comme un traitement dégradant au regard e l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.


2.Georges Ibrahim Abdallah est soumis à la loi sur la rétention de sûreté votée en février 2008, loi que j'ai combattu. De plus, il subit un effet rétroactif de la loi, ce qui est anti-constitutionnel. En fait, il est condamné, non pas pour des faits qu'il a commis, mais pour un état jugé « dangereux ». Ce pronostic arbitraire de « dangerosité » découle d'une expertise qui dit « qu'il est indifférent pour le sort des victimes et qu'il garde une force intacte de ses convictions, .... Qui pourrait le pousser à se comporter en activiste résolu si une situation politique similaire se reproduisait ! ». Et tout cela, malgré des avis positifs de l'AP sur son comportement et sa conduite exemplaire en détention. On peut donc considérer qu'il fait l'objet d'une élimination préventive, ce qui est inacceptable.


3.j'ai le sentiment qu'il est victime d'un acharnement politique, et que notre pays sert les intérêts israéliens et américains qui se sont déclarés farouchement opposés à sa libération. Ainsi il y a une utilisation de l'institution judiciaire au service de l'intérêt politique... ce qui très grave pour notre démocratie. Ainsi, je ne comprends pas pourquoi on refuse au Liban, le droit d'accueillir son citoyen, d'autant que celui-ci a fait sa peine... alors que nous sommes les premiers à demander le transfert de nos citoyens condamnés à l'étranger, même quand leur peine n'est pas exécutée (justice à 2 vitesses).


Aujourd'hui, la puissance impérialiste française qui intervient militairement en Afrique, en Afghanistan, et au Liban qu'elle considère comme sa chose, maintient Georges en prison en contradiction avec le droit à l'autodétermination des peuples, et contre la volonté du Liban qui accepte de le recevoir.

 

Soirée de soutien à Georges Ibrahim Abdallah - Intervention de Mme Boumediene-Thiery - Saint-Denis le 15 Mai 2009 [Pdf]

Article sur le site http://alima-boumediene.org  Ici



Contribution publiée sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 18 mai 09
Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 11:00

Georges Ibrahim Abdallah ne sera pas libéré. Ainsi en a décidé la cour d’appel de Paris au début du mois de mai 2009. Citoyen libanais, condamné à perpétuité en 1989, il est emprisonné depuis 1984. Je ne reviendrai pas sur les différentes péripéties qui marquèrent son incarcération ni sur la campagne de désinformation qui voulut lui attribuer une responsabilité dans la campagne d’attentats aveugles menés à Paris en 1986 et 1987, désinformation orchestrée par les services secrets français. Ni sur la découverte providentielle d’un pistolet dans un appartement loué par Georges et qui permit de lui attribuer la responsabilité de l’assassinat de membres de la CIA et du Mossad. Ces techniques sont bien connues. Leur utilisation devrait d’autant plus être dénoncée qu’elles prennent une ampleur nouvelle dans le cadre de « la guerre contre le terrorisme », guerre au nom de laquelle on restreint l’espace du droit et des libertés dans les démocraties occidentales.

 

Georges Ibrahim Abdallah n’a jamais, durant ce quart de siècle, renié ses convictions. Cette fidélité à ses principes, c’est ce que les autorités françaises veulent lui faire payer en refusant de le libérer. En quoi cela les concernent, alors même que le gouvernement libanais se déclare disposer à l’accueillir ?

 

La demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah doit dépasser largement tous ceux qui se reconnaissent en son combat et s’étendre à tous ceux qui veulent défendre les libertés démocratiques dans ce pays et qui n’acceptent pas qu’un homme soit pris en otage parce qu’il refuse de se renier.

 

15 mai 2009

Alain Gresh, journaliste

Proche-Orient : le blog d’Alain Gresh : Ici

Plus d'informations sur le meeting Ici

 

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Mai 2009 - Meeting Georges Abdallah
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 12:00

Ce 15 mai 2009, nous sommes réunis ici pour vous parler de Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique détenu par l'Etat français depuis 25 ans. Sa demande de libération a été rejetée le 5 mai dernier.


Depuis la loi sur la rétention de sûreté, les prisonniers condamnés à perpétuité doivent être examinés par une commission pluridisciplinaire chargée de se pro­noncer sur leur « dangerosité » avant une demande de libération condition­nelle.

À Fresnes, on a examiné le potentiel de « dangerosité » de Georges Abdallah.

 

« Considérant que lors de ses différentes auditions que le condamné a clairement revendiqué le caractère politique de son action et ses con­victions anti-impérialistes »,

sa dangerosité est démontrée

« par la force intacte de ses convictions qui peuvent à nouveau, si le contexte politique s'y prêtait, le pousser à se comporter en activiste résolu et implacable. ».


Ce sont les motivations de la cour.


C'est une décision parfaitement pétainiste de dire à un Libanais : « engagez-vous à ne jamais vous battre même si le Liban est envahi ». Un pétainisme qui vient de loin.

 

Aussi, je voudrais rappeler le parcours d'un combattant


Né dans le nord du Liban, Georges Ibrahim Ab­dal­lah a fait ses études à l'Ecole Normale. Il adhère à la résistance pa­les­ti­­nien­­ne (Front Populaire de Libération de la Palestine) et est blessé lors de l'invasion israé­lien­­ne du sud Liban en 1978.

En 1982, Israël lance l'Opération Paix en Galilée pour envahir le Liban, la Fraction Armée Révolutionnaire Libanaise (FARL) exécute Yacov Barsimen­tov, respon­sa­ble du Mossad de l'ambassade d'Israël à Paris, Charles Robert Ray, attaché militaire à l'ambassade des U.S.A., mais manque le Consul Général des Etats-Unis à Stras­bourg.


Georges Ab­dal­lah est arrêté le 24 octobre 1984 à Lyon par les forces de sécurité françaises pour détention de faux papiers. Sur intervention du gouvernement algérien, les autorités françaises font la pro­messe de le relâcher. Dans Verbatim, Jacques Attali raconte que le chef du dé­par­­tement des services secrets français a été envoyé en Algérie pour informer le gouvernement algé­rien :

« Jeudi 28 mars 1985. Bonnet, patron de la DST, en­voyé à Alger, explique qu'Abdal­lah, arrêté à Lyon, sera libéré pendant l'été en raison des faibles charges qui pèsent contre lui. Les Algériens lui répondent que le Français enlevé au Liban, Peyrroles, sera relâché si Abdallah l'est aussi. On obtient que celui-là précède celui-ci. »


Mais les autorités françaises ne respectent pas leur engagement. Traduit devant le tribunal le 10 juillet 1986, Georges Abdallah est condamné à quatre ans de prison pour la détention d'armes et d'explosifs.


Le 1er mars 1987, la justice française le juge de nouveau : cette fois, accusé de conspiration et d'actes terroristes, Georges Abdallah est condamné à perpétuité par la Cour de sûreté de l'État. Les États-Unis se sont portés partie civile dans ce  procès : Ronald Reagan y voit une occasion de démontrer la capacité et la volonté des démocraties d'éradiquer le terrorisme.

 

En mars 1987, on était encore loin du 11 septembre, qui justifiera bien des exactions états-uniennes !


Le président américain fait valoir son point de vue lors d'une réunion avec François Mitter­rand. Pressé par le lobby israélien, Reagan répète ses interven­tions pour obliger les autorités fran­çai­ses à maintenir Georges Abdallah en détention. Bien sûr, la France fait allégeance.


Vendredi 27 juin 1986, La Haye. À leur petit déjeuner à l'ambassade de France, le pré­sident Mitterrand informe Helmut Kohl :

« Le con­seiller pour la Sécurité de Ronald Reagan, John Pointdexter, nous télégraphie pour nous mettre en garde contre une éventuelle libération d'Ibrahim Abdallah avant son procès et avant que les autorités américai­nes n'aient toutes les preuves relatives aux charges contre lui. » [1]


L'opinion publique est traumatisée par la série d'attentats à la bombe qui ont eu lieu à Paris entre 1986 et 1987. Les autorités françaises ont beau jeu d'accuser Ab­dal­lah d'en être l'instigateur. Elles les imputent carrément aux frères du pri­sonnier et des récompenses sont promises aux délateurs. Leurs noms sont diffusés et leurs photos figu­rent dans tous les postes frontaliers et les lieux pu­blics. Les frères Abdallah organisent des con­férences de pres­­se pour démentir ces calomnies et Georges est placé à l'isolement.


Depuis, la France a arrêté le groupe responsable de ces explosions, dévoilant ainsi que l'accu­sa­tion contre lui était montée de toute pièce[2], mais sa condamna­tion à per­pé­tuité avait dé­si­gné Abdallah comme bouc émissaire. En rassurant la populations française, cette condamnation a apai­sé Amé­ri­cains et Israéliens en leur prouvant que la France était un pays capable de lutter contre le « terroris­me ».


Les autorités juridiques françaises ont rouvert son dossier cinq fois à la sui­te pen­dant les années passées. Lors de sa réouverture pour la quatrième fois, Abdallah, interrogé sur son attitude con­cer­nant la résistance nationale libanaise, a répondu que :

tout peu­ple dont le territoire est occupé résiste à l'occupation.

Il a dit :

qu'il retournerait au Liban et se mettrait à la dis­po­si­tion de son peuple et de son pays.


Lors de son audience du 15 mars 2002 au Palais de la Justice à Paris, le Tribunal de la li­bération conditionnelle a refusé de le relâcher au motif que ses répon­ses n'étaient pas con­vain­­cantes et que son retour au Liban n'était pas une raison suffi­san­te pour l'em­­pê­cher de récidiver.


En jugeant a priori des actes d'un militant après sa libération, les auto­ri­tés fran­çaises se conduisent comme l'Inquisition du Moyen Âge qui s'arro­geait le droit de scruter les profondeurs de la conscience. Mais n'est-ce pas déjà un préfigu­ration de notre bel aujourd'hui où le délit de « mauvaise pensée » peut conduire quiconque est convaincu d'avoir lu des « mauvaises livres » à la case prison !


En novembre 2003, la juridiction de la libération conditionnelle de Pau a ordon­né la re­mi­se en liberté de Georges Ibrahim Abdallah, à condition qu'il ait quitté définitivement le ter­ri­toire le 15 décembre. Mais Dominique Perben, alors mi­nis­tre de la Justice (rappelons comment l'individu servit la soupe à son com­père Berlusconi dans l'affaire Battesti) fait appel de la dé­cision.

Le 15 janvier 2004, la libération est rejetée. Une émission diffusée en 2005 sur TV5 sur le terrorisme international présente Georges Abdallah comme un terro­riste... islamiste !


Notre camarade n'a cessé de se battre contre l'impérialisme et le capitalisme, pour la victoire des clas­ses opprimées, dans un projet communiste internatio­naliste. Son opposition aux théories islamistes ne découle pas d'une position opportuniste contre l'islam et la « nation arabe », mais se fonde sur une analyse marxiste de notre histoire.


Vingt-cinq ans ont passé depuis l'ar­res­ta­tion de Georges Ibrahim Abdallah, et il faudrait d'un décret spécial pour qu'il soit libéré ?

 

Ne nous laissons pas abuser :

Le main­tien en détention de Georges Abdallah est une transgression de la loi française et un acte abusif qui vio­le les lois interna­tio­nales.

 

C'est un acte délibéré :

Georges Ibrahim Abdallah reste à ce jour incarcéré pour ce qu'il représente, un ennemi du sionisme et de l'impérialisme.


N'en restons pas là !

Les prisonniers politiques sont, paraît-il denrées inconnues dans notre doulce France. La « perpétuité » signifie la dé­tention jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Tel est l'acharne­ment de l'État contre les prison­niers révolutionnaires :

- la mort de Joëlle Aubron n'a pas as­souvi le dé­sir de ven­gean­ce des commis du gouvernement : elle n'a été libérée que lorsque le pronostic vital avait été engagé ;

- si Nathalie Mé­ni­gon, victime de plu­sieurs accidents vasculaires cérébraux a été longtemps pour la justice trop handi­ca­pée pour travailler (et donc pour bé­né­ficier d'une libération conditionnelle), la pression des militants a enfin opéré et on l'a jugée assez han­­di­ca­pée pour la libérer ;

- Jann-Marc Rouillan a été remis en prison au motif, disons, d'un devoir de réserve, auquel il ne se serait pas conformé !

 

Ne nous leurrons pas !

Si les dictatures fascistes répriment brutalement à visage décou­­vert, les démo­craties bourgeoises se masquent sournoisement derrière leurs sacro-saints « Respects des Droits de l'Homme » et leur toute-puis­­sance est sans retenue contre ceux qui s'attaquent à leur ordre. Les lois françaises sont, paraît-il, inspi­rées des principes de la Révolution Française. Mais, dans l'atmos­phère délétère où nous survivons, elles me sembleraient plutôt être au service de la haine et de la vengeance.


Jean-Pierre Bastid



[1] Verbatim. t. lI. Chronique des années 1986-1988, Fayard, Paris, 1995. p. 103, 104 et 105

[2] Dans un livre confession, Jean-Paul Mazurier, avocat de Georges Ibrahim Abdallah reconnaît avoir été aux ordres des services secrets français et rétribué par ceux-ci.

Cf. Jean-Paul Mazurier & Laurent Gally : L'Agent noir, une Taupe dans l'Affaire Abdallah. Robert Laffont, Paris (septembre 1999).

 

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 23:00
Vendredi 15 mai a eu lieu à St Denis un meeting de solidarité à Georges Abdallah.

[Annonce du meeting Ici]

A la tribune ont pris la parole pour exprimer leur soutien à Georges Abdallah
Une déclaration d’Alain GRESH (journaliste au Monde diplomatique [Message Ici]) ainsi qu’un courrier de Patrick BRAOUEZEC (Communistes Unitaires) à Mme Dati ont également été lus.



article publié sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 18 mai 2009
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Campagne 2009 pour Abdallah

A eu lieu
21 février - EnsisheimCompte-rendu]

07 mars - Belgique
- [Secours Rouge]
22 mars - Bordeaux - [Compte-rendu]
25 mars - Paris
- [Compte-rendu]
26 mars - Paris[Détail
28 mars - Paris - [Compte-rendu]
04 avril - Strasbourg - [Tract]
10 avril - Méricourt - [Compte-rendu]
17 avril - St Denis- [Annonce]

19 avril - Bagnolet- [Annonce]

01 mai - Paris - [Tract]
04 mai - Arras - [Communiqué LL]
05 mai - Paris - [Article]

15 mai - St Denis[Compte-rendu]

17 octobre - Bordeaux - [Compte-rendu]

24 octobre - Pau - [Compte-rendu]
24 octobre - Paris - [Compte-rendu]
01 décembre - Tarbes - Procés ADN [Compte-Rendu]

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