Georges Abdallah - Histoire judiciaire

Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /2006 09:29
"1986 : L’année de tous les attentats" - citations : http://www.investigateur.info/news/articles/article_2003_08_26_attentats.html

Persuadé que la famille Abdallah, flouée par ce marché de dupes, est derrière ces attentats, le gouvernement prend des contacts avec les Algériens et les Syriens pour qu'ils calment les FARL et les surveillent.

Or, à partir de cette date, une accalmie semble enfin se produire, comme si la commission des attentats avait partie liée avec les péripéties du procès de Georges Ibrahim Abdallah.

C'est cette piste que privilégieront pour le quotidien Le Monde, Edwy Plenel et pour le Canard Enchaîné, Georges Marion.
Tous deux ont en commun d'avoir été des employés du journal Rouge de la Ligue Communiste Révolutionnaire.
Mais surtout Plenel est l'ami de Bernard Delplace, dirigeant syndical policier.

La DST lui a soufflé la piste Abdallah qui arrange tout le monde puisqu'elle éloigne de la piste iranienne.
Plenel et Marion se lancent à fond dans cette hypothèse.
Ils s'en mordront les doigts et reconnaîtront plus tard à demi-mot avoir été manipulés.

On suppose très rapidement qu'il a fallu des soutiens étatiques importants pour cette campagne d'attentats et toutes les pistes redeviennent ouvertes : action iranienne par l'intermédiaire du Hezbollah, vengeance des frères Abdallah plus ou moins aidés par d'autres organisations comme l'ASALA, action syrienne par l'intermédiaire des FARL.

Cette dernière hypothèse sera privilégiée tant dans les médias que dans les discours des premiers jours du gouvernement français, où le langage guerrier fait des ravages.

Seulement, face aux protestations syriennes, le gouvernement revient très vite à la thèse des frères Abdallah sans soutien syrien, au grand déplaisir des médias, et se tiendra à cette thèse jusqu'à la découverte des véritables responsables de tous ces attentats : le réseau Ali Fouad Saleh"

----- Georges Ibrahim Abdallah - Attentats de 1986 - Manipulations de la DST relayée par Le Monde et le Canard Enchaîné ----
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Jeudi 1 février 2007 4 01 /02 /2007 18:00
VENGEANCE D’ETAT
Retour sur Novembre 2003
 
http://www.assemblee-nationale.fr/12/cra/2003-2004/078.asp
Assemblée nationale
COMPTE RENDU ANALYTIQUE OFFICIEL
 
Session ordinaire de 2003-2004 - 31ème jour de séance, 78ème séance
1ère SÉANCE DU MERCREDI 26 NOVEMBRE 2003
PRÉSIDENCE de M. Jean-Louis DEBRÉ
 
APPLICATION DES PEINES EN MATIÈRE DE TERRORISME
 
 
M. Jean-Paul Garraud: La juridiction de la libération conditionnelle du tribunal de Pau vient d'ordonner la remise en liberté d'un des plus grands terroristes emprisonnés dans notre pays, à savoir Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1987
 
Heureusement, sur vos instructions, Monsieur le Garde des Sceaux, le Parquet a immédiatement fait appel de cette décision et l'ex-chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises, détenu depuis 1984, restera en prison jusqu'à l'examen de l'appel en janvier prochain.
 
Sans porter le moindre jugement sur une décision de justice, je m'interroge néanmoins sur l'application de la loi du 15 juin 2000, laquelle a déjà permis la libération en mars 2001 d'un autre terroriste condamné en 1985 à la réclusion à perpétuité. En effet, avant cette loi, c'était le Garde des Sceaux, et lui seul, qui se prononçait en un domaine concernant au plus haut point la sécurité de l'Etat et de nos concitoyens.
 
Si je comprends l'évolution de la procédure en matière de droit commun, je suis plus que réservé en matière de terrorisme, à l'heure où celui-ci connaît un dramatique regain partout dans le monde. Alors que pour l'enquête concernant des actes terroristes et le jugement de leurs auteurs s'applique une procédure particulière - la cour d'assises siège par exemple en formation spéciale, uniquement avec des magistrats professionnels -, il n'en est rien pour l'application des peines. On fait là comme si un acte terroriste était assimilable à n'importe quelle autre infraction.
 
Afin d'éviter l'érosion des peines, que j'ai déjà dénoncée ici, et d'éviter des remises en liberté intempestives, ne conviendrait-il pas de prévoir également une procédure spécifique pour l'application des peines en matière de terrorisme ? Ce serait cohérent, dans la mesure où il en existe une pour l'enquête et le jugement (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP et du groupe UDF).
 
M. Dominique Perben, garde des sceaux, ministre de la justice: Vous avez raison de souligner le caractère particulier de la lutte antiterroriste. Nous sommes en situation de quasi-guerre avec un certain nombre d'organisations terroristes internationales. C'est pourquoi la France s'est progressivement dotée d'un dispositif particulier. Après les attentats qui ont frappé notre pays il y a une vingtaine d'années, notre législateur a donné une compétence spéciale au tribunal de grande instance de Paris.
Nous avons fait le choix de la spécialisation et ce système donne entière satisfaction.
Cet après-midi, nous allons examiner en deuxième lecture le projet de lutte contre la criminalité organisée, qui permettra de combattre le terrorisme grâce à ses dispositions relatives aux infiltrations et aux repentis. Il donnera des armes à la justice, pour mieux combattre le terrorisme national et international.
 
Les lois de 1986 et 1996 ont alourdi les peines qui peuvent être prononcées par les magistrats.
 
Mais le particularisme qui caractérise notre droit jusqu'à la condamnation des terroristes ne se retrouve pas en matière d'exécution des peines, la proximité entre le juge et le détenu étant nécessaire dans ce domaine. Confier l'exécution des peines au TGI de Paris ne manquerait pas de poser des problèmes pratiques, dans la mesure où je souhaite conserver la possibilité d'enfermer les condamnés dans des prisons différentes, pour des raisons de sécurité.
 
Je ne peux vous répondre tout de suite, mais il nous faut comparer les avantages et les inconvénients du système actuel.
Le cas que vous évoquez montre qu'il est possible de faire appel : la décision est renvoyée devant la cour d'appel, qui tranchera avec le recul nécessaire. Je m'engage, en tout cas, à faire le point sur le dispositif actuel (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP).
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 09:00
Extrait de l’article de Jann-Marc Rouillan paru dans CQFD N° 26
... Ce même après-midi, le gouvernement de la France accueille officiellement les deux assassins de Sabra et Chatila, l’égorgeur et le complice : Samir Geagea et Ariel Sharon [1]. La société est-elle devenue à ce point amnésique ? À l’aube d’un matin de septembre 1982, plus d’un millier de cadavres furent découverts dans le camp palestinien au sud de Beyrouth, essentiellement des vieillards, des femmes et des enfants. Qui se souvient encore ? L’un, israélien, assiégeait et bombardait la ville, l’autre, libanais, achevait la besogne. L’un encercla le camp, l’autre y pénétra pour y perpétrer les crimes, rue par rue, maison par maison. Le chef des Forces libanaises n’en était pas à son coup d’essai. On dirait aujourd’hui qu’il avait le profil d’un multirécidiviste. Tout jeune milicien, il fut de ceux qui déclenchèrent la guerre civile en mitraillant une vingtaine de travailleurs palestiniens dans un bus à Ain-Arroumana, le 13 avril 1975. Puis les massacres succédèrent aux massacres, les viols aux assassinats, encore des femmes et des enfants, celles et ceux des taudis à la Quarantaine le long de la corniche, puis à Tell Al Zatar, après le « nettoyage » de Nabaa, à nouveau des centaines et des milliers de victimes. Et Geagea grimpa jusqu’au sommet de la hiérarchie phalangiste.
Depuis des mois, dans sa grande mansuétude, le gouvernement français pressait son homologue libanais pour qu’il amnistie M. Geagea. Onze ans de prison, c’était vraiment intolérable ! Onze longues années, vous vous rendez compte ! Aujourd’hui ils l’accueillent en héros, il sera soigné dans les meilleurs hôpitaux. Une heure plus tôt, mon camarade Georges Ibrahim Abdallah me précédait devant le Tribunal d’application des peines. Lui, il aura bientôt accompli vingt-deux années de prison et, après la libération de Samir Geagea, il demeure le dernier prisonnier de la guerre civile libanaise. Mais lui combattait dans les tranchées d’en face, celles des défenseurs du Liban contre les envahisseurs israéliens, celles qui protégèrent les quartiers populaires libanais et les camps de réfugiés palestiniens. Il fut de ces combattants-la.
 
D’ailleurs le procureur le lui reprocha : « Abdallah est un communiste révolutionnaire, il l’avoue lui-même. Vous vous rendez compte, un communiste... » Comme s’il s’agissait d’un crime ! De nos jours, dans les prisons françaises, se revendiquer du communisme constitue la preuve manifeste d’une dangerosité extrême pour la société et la propriété... Au moins, quelque part, cela me rassure. Ainsi,même en négatif, il en reste, avec nous, quelques-uns à croire au projet radical de transformation sociale ! Et Samir Geagea ? Le père Gemayel reconnut sans se faire prier qu’il s’inspira des mouvements fascistes européens d’avant guerre pour fonder l’organisation de M. Geagea. J’imagine que ce genre de politique est bien plus approprié à l’air du temps post-moderne, surtout pour un procureur. Par contre... « Abdallah est un communiste... Il fait même des grèves de la faim en soutien aux prisonniers palestiniens, il va jusqu’à proclamer que l’lntifada vivra... Et après vingt-deux ans de prison, s’il rentre à Beyrouth, pour la population des quartiers pauvres, il sera un martyr... C‘est insupportable ! C’est ce que nous reprocheront les Américains et les Israéliens, voilà pourquoi, monsieur le Président, votre décision est politique... »
Pour l’article complet, cliquez ici --> CQFD N°26
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Mercredi 11 avril 2007 3 11 /04 /2007 10:00

En 1987 sort un livre confession de Jean-Paul Mazurier, avocat de Georges Ibrahim Abdallah, qui reconnait avoir été aux ordres des services secrets français. [GALLY LAURENT - L'AGENT NOIR, PARIS, LAFFONT, 1987]

Sur cette affaire, un extrait d'un article de l'Ordre des Avocats - Aix en Provence

.... Dans une autre affaire qui, il n’y a pas si longtemps, a défrayé la chronique, un avocat parisien Me Jean Paul MAZURIER qui se nommera lui-même l’AGENT NOIR, avait été recruté par les services secrets français, pour, usant de sa qualité d’avocat de Georges Ibrahim Abdallah, leur fournir des informations à son sujet notamment en ce qui concernait ses relations et ses projets d’éventuels attentats.

C’est ainsi que Me MAZURIER put à la faveur de démarches qui lui avaient été confiées par son client et de confidences qu’il avait recueillies de celui-ci, transmettre aux services secrets, des informations qui avaient pour objet de prévenir des attentats et permettre l’arrestation de leurs organisateurs.

Torturé par sa conscience, du moins l’affirmait-il, Me MAZURIER se décida à avouer à son bâtonnier les turpitudes professionnelles qu’il avait commises : violation du secret professionnel, violation de son serment, comportement contraire à la loyauté, à la dignité, vénalité etc.…

Poursuivi devant le Conseil de Discipline qui fort curieusement n’avait pas retenu l’incrimination de violation du secret professionnel, Me MAZURIER fut radié du barreau.

La Cour d’Appel de PARIS ayant été saisie, constata tout d’abord non sans regret, que Me MAZURIER n’avait pas été poursuivi pour violation du secret professionnel mais fort curieusement aussi prononça une peine de trois ans d’interdiction d’exercer au lieu de la radiation (Arrêt du 27 AVRIL 1988).

Pour admettre en faveur de Me MAZURIER des circonstances atténuantes, la Cour avait considéré que le comportement de cet avocat tout aussi répréhensible qu’il fut avait peut être évité de sanglants attentats.

Me MAZURIER aurait pu se satisfaire d’une telle sanction qui en définitive était fort modérée ; il crut bon de demander le bénéfice de l’amnistie à la faveur de la loi du 20 JUILLET 1988 qui excluait pourtant de son application les faits contraires à l’honneur.

 

Le Conseil de l’Ordre rejeta cette demande qui fut alors soumise à la Cour d’APPEL de PARIS , laquelle par arrêt du 22 Février 1989 confirma la décision ainsi rendue au motif suivant :

  •  

  • un avocat en méconnaissant les principes qui régissent la profession et les devoirs résultant de son serment, a trahi la confiance de celui dont il avait pris en charge la défense et dont il se devait de rester en permanence le confident nécessaire ; de tels faits sont contraires à l’honneur, ils ne sont donc pas couverts par les dispositions de l’article 14 de la loi du 20 Juillet 1988.

     

    ( GAZ.PAL. du 22 Août 1989 )

Que soutenait Me MAZURIER pour prétendre que les faits qu’il avait commis n’étaient pas contraires à l’honneur ?

Tout simplement qu’il avait certainement sauvé des vies humaines en renseignant les services secrets, ce qui d’ailleurs avait été reconnu, en d’autres termes par la Cour d’Appel de PARIS dans son arrêt du 27 AVRIL 1988.

N’avait-elle pas, en effet, réduit à trois années d’interdiction d’exercer la peine infligée en retenant à sa décharge les mobiles qui l’avaient amené à trahir sa mission de défense dans les circonstances exceptionnelles auxquelles il s’était trouvé confronté ?

Argument rejeté dans le nouvel arrêt du 22 Février 1989 qui maintenait donc que les faits, malgré les mobiles qui les avaient inspirés étaient bien contraires à l’honneur.

Il semble bien que la COUR ait surtout retenu que Me MAZURIER avait aliéné toute indépendance en étant un agent rémunéré des services secrets et que là était précisément l’atteinte à l’honneur.

 

Aussi peut-on se demander si l’appréciation sur la notion d’honneur eut été différente si Me MAZURIER n’avait pas été rémunéré et si obéissant à un élan de sa conscience ils avait dénoncé son client, violant ainsi de façon manifeste le secret professionnel auquel il était tenu.

N’aurait-il pas également dans cette hypothèse trahi la confiance de celui dont il avait pris la défense et dont il se devait de demeurer en permanence, selon la formule de la Cour de PARIS, le confident nécessaire ?

 

C’est là tout le problème des cas de conscience de l’avocat partagé entre deux notions impératives et contraires, le respect de ses obligations professionnelles d’une part et d’autre part l’obligation pénale ou morale d’éviter un évènement dont les conséquences peuvent être infiniment graves.

...

Source : http://www.barreau-aixenprovence.avocat.fr/profession_deontologie.htm?id=89

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Jeudi 26 juillet 2007 4 26 /07 /2007 02:00

Hasard ou volonté de l'Etat les demandes de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah et de Jann-Marc Rouillan seront examinées le même jour, le mardi 4 septembre 2007, par la juridiction d'exception de Paris.

Nathalie Ménigon a eu un aménagement de peine décidé par cette cour spéciale en juin 2007, premier pas vers la libération conditionnelle. D'un point de vue strictement juridique, Georges Abdallah et JM Rouillan devraient voir leurs demandes également acceptées. Mais de même que leurs actes ont été politiques et que leurs condamnations ont été également politiques, la décision de leurs libérations sera politique.

La mobilisation continue.

Ensemble nous vaincrons !

Blog: http://liberonsgeorges.over-blog.com
Contact: liberonsgeorges@no-log.org

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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 07:00

  Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique emprisonné en France depuis 1984, est libérable depuis 1999. Mais c’est sans tenir compte de l’acharnement de l’Etat qui refuse de le libérer et qui use de tous les artifices pour lui dénier le droit à la justice. Ainsi en 2003 une juridiction de Pau avait autorisé sa libération. Appel avait été fait immédiatement et Georges Abdallah est resté en prison.


Georges Ibrahim Abdallah
a déposé une nouvelle demande de libération conditionnelle le 6 février 2007. Elle devait être examinée aujourd'hui mardi 26 juin 2007 à 15H30, soit quasiment à la limite du délai maximum de 6 mois autorisé par la loi.

Pour "des raisons techniques", cet examen a été reporté au 4 septembre 2007 ! Deux mois d’attente supplémentaire pour Georges Abdallah alors qu’il a déjà effectué plus de 23 ans d’enfermement.


Rappelons que maintenant en France la justice d'exception s'effectue par Vidéoconférence. L'accusé est seul, ou avec son avocat, face à des caméras dans son lieu de détention, entouré de matons. Les juges, avocats des parties civiles, procureur quant à eux siègent confortablement à Paris dans les locaux du Palais de Justice.

Hors donc étonnamment, il y a eu défaillance technique. Personne ne savait faire fonctionner les caméras ! L'examen de la demande a été repoussé après les vacances judiciaires. Il faut que les magistrats se reposent. Et qu'importe si Georges Abdallah a déjà passé plus de 23 ans en prison. Il n'aura qu'à attendre encore. Pas de justice de classe avez-vous dit ?


De plus au vue du dossier préparé par la DST et les services étatsuniens, il est probable qu’en septembre les juges du tribunal d’exception une fois encore se plient aux pressions politiques intérieures et extérieures et qu'ils refusent cette demande de libération. Pas de prisonnier politique en France, dites-vous ?

Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné depuis 1984 !
Plus de 23 ans que l’administration pénitentiaire harcèle Georges Abdallah. Dernièrement, hospitalisé d’urgence pour raison médicale grave, il a été soumis à des conditions similaires aux conditions des quartiers de haute sécurité. Les gardiens de prison voulaient même lui laisser les menottes pour passer un scanner. Mais Georges Abdallah est un résistant. Il fait front à chaque agression et il reste debout.

 Georges Ibrahim Abdallah a terminé la peine incompressible associée à sa condamnation depuis 1999. Depuis cette date il est libérable !
8 ans que la justice joue avec lui comme un chat avec une souris. Mais Georges Ibrahim Abdallah est un révolutionnaire qui ne faiblit pas. Fidèle à ses engagements, il résiste et combat toujours de sa cellule contre les impérialistes et les sionistes. C’est ce que l’Etat, les sionistes et les Nord-Américains lui reprochent. Il est communiste révolutionnaire, combattant pour la cause palestinienne, et il le revendique.

Le traitement que subit Georges Ibrahim Abdallah est inacceptable comme est inacceptable l’attitude de tous ceux qui se taisent !

Le mur du silence est difficile à briser mais nous continuerons à soutenir Georges Ibrahim Abdallah et à lutter pour sa libération.

 
La Victoire ou la Victoire


Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah
http://liberonsgeorges.over-blog.com/

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Mardi 11 septembre 2007 2 11 /09 /2007 08:00

La demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah déposée le 6 février 2007 devait être examinée le mardi 26 juin 2007.

Pour "des raisons techniques", cet examen a été reporté une première fois au 4 septembre 2007 ! Deux mois d’attente supplémentaire pour Georges Abdallah alors qu’il a déjà effectué plus de 23 ans d’enfermement.

Nous apprenons aujourd'hui, mardi 31 juillet, que l'examen de cette demande est à nouveau reporté, au 17 septembre. Plus de 7 mois aprés le dépôt de la demande alors que le délai légal est de 6 mois.

Rappelons que la DST a écrit au juge dit "anti-terroriste" ceci « En raison de l’implication de la France au Liban, de son soutien au gouvernement libanais et surtout de la présence militaire française pour la FINUL renforcée, il est possible que Georges Ibrahim Abdallah use de son influence sur des mouvements extrémistes pour agir contre les intérêts français. »
 
Georges Abdallah est l'otage de la politique française au Moyen-Orient. Que cherche l'Etat français en reportant ainsi l'examen de la demande pour Georges ? Les gesticulations inefficaces de Kouchner au Liban ont-elles un impact sur le dossier de Georges Abdallah ?
 
Quelque soit la date retenue, nous restons mobilisés et Georges Abdallah est prêt pour affronter les juges et les représentants des intérêts sionistes et étatsuniens.
 
Libération immédiate de Georges Ibrahim Abdallah !
 
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Lundi 17 septembre 2007 1 17 /09 /2007 11:00

POUR GEORGES ABDALLAH, CONTRE GEORGE BUSH

par Jacques Vergès


Souveraineté de la France concernant sa justice

Prisonnier de l'Etat français, Georges Ibrahim ABDALLAH a déposé entre les mains d'un tribunal français une demande de liberté conditionnelle le 6 février 2007. Le State Department n'a pas mis longtemps à réagir et donner le la de ces débats. Le 9 mars, sous la forme brutale à quoi l'on reconnaît désormais la signature de sa diplomatie, il fait savoir : « Le gouvernement des Etats-Unis exprime sa ferme opposition quant à l'éventualité d'une mise en liberté conditionnelle de Georges Ibrahim ABDALLAH pouvant résulter de la procédure à venir devant le Tribunal de Grande Instance de Paris ».

Les autorités américaines oubliaient ce faisant que la sanction pénale et la privation de liberté relèvent des prérogatives des seuls Etats responsables et pas de leurs voisins ou alliés. Certes, rien n'interdit formellement un Etat étranger à souhaiter la sévérité de la justice d'un autre pays, si le Dieu vengeur dont il se réclame l'exige. Rien, excepté le savoir-vivre, les bonnes manières internationales, les vieux usages diplomatiques, dont on semble à Washington ignorer jusqu'à l'existence.

Mais après tout, la vulgarité n'est soumise qu'au seul tribunal du mauvais goût. Le gouvernement américain y a sa place réservée. Pour autant, rien ne l'autorise, et ce n'est plus ici une question de civilité, à notifier à la justice française, sur un ton impérieux « sa ferme opposition » à une mesure de liberté éventuelle qu'elle pourrait prononcer.

Il y a dans cette prétention des autorités américaines une ingérence inacceptable et un outrage à la justice française. Est-il besoin de le rappeler, ce n'est pas à un Etat étranger, se crût-il le maître du monde, de régenter la justice française ou d'exprimer sa ferme opposition à une décision souveraine qu'elle pourrait rendre en tapant du poing sur le bureau des juges.

Nous demandons que cette pièce obscène soit retirée du dossier.

On regrettera donc que 15 jours plus tard, la DST, dans un rapport scandaleux, ait cru devoir se faire le relais des exigences du State Department.

Extrait :
« Enfin, il est certain que la libération de Georges Ibrahim ABDALLAH, responsable de la mort de plusieurs personnes en France, dont des diplomates américains et israéliens, soulèvera de vives protestations de la part des parties civiles et des autorités de ces pays ». Là où nous vous demandons un acte de justice, le directeur de la DST vous demande un geste politique en faveur des autorités américaines.

Les autorités américaines n'ont pas besoin que les services français leur tiennent la main. Elles l'ont bien assez longue comme ça. D'autant qu'elles n'en sont pas, en ce qui concerne G.I. ABDALLAH, à leur coup d'essai. Déjà, William CASEY, alors patron de la CIA, était venu en France, avec l'arrogance que semble conférer ce type de fonction, exercer, en prévision des Assises, une pression sur le gouvernement français, en la personne de Monsieur Robert PANDRAUD, ministre de la Sécurité.

Messieurs de MERITENS et VILLENEUVE rapportent ainsi leur entrevue dans un livre intitulé Les Masques du terrorisme. Au cours du repas offert par Monsieur PANDRAUD : « William menace Robert de sa fourchette. Le message est clair : si ABDALLAH n'est pas condamné à perpétuité, les Etats-Unis considèreront que la France n'a pas respecté la plus élémentaire justice, qu'elle a manqué à ses devoirs envers eux, et ce sera la rupture diplomatique. Rien de moins. Scandale international, honte et crachat sur Paris, etc. Robert PANDRAUD déglutit la menace en même tant que sa bouchée. Il avale tout cela lentement, en silence. CASEY y est allé fort... C'est inacceptable... Mais réagir avec hauteur équivaudrait à entériner le principe du chantage...
« En quelques secondes la réplique va jaillir, typique du personnage, pince-sans-rire.
« - J'ai beaucoup mieux à vous proposer, dit froidement PANDRAUD. On libère ABDALLAH. Si vous voulez, on discute de la date. On l'envoie au Moyen-Orient, et puis on vous donne ses coordonnées. Vous, Etats-Unis, grande puissance, avec vos réseaux de cette région, ce ne sera pas difficile, vous le liquidez, et on n'en parle plus.
« - CASEY en reste médusé. Le chantage aux relations diplomatiques apparaît, dans sa nudité, dans son ridicule absolu ».

Dois-je enfin rappeler qu'au cours du procès de Georges Ibrahim ABDALLAH, l'avocat du gouvernement américain ayant audacieusement comparé la justice de la France aux sections spéciales de Vichy, au cas où la décision ne serait pas expressément conforme à la volonté du State Department, l'avocat général Monsieur Pierre BAECHLIN avait cru devoir lui répondre en ces termes bien choisis :
- Vous êtes ici la voix de l'Amérique. il n'appartient pas à la partie civile de s'ingérer dans les affaires de la France. Vous n'êtes en rien habilité à donner des leçons de comportement aux Français.


Le Liban traité comme la France en protectorat US
Apparemment, il importe assez peu à la partie civile que le gouvernement libanais ait fait savoir qu'il était disposé à accueillir G.I. ABDALLAH et à lui faire délivrer un sauf-conduit pour rejoindre son pays. Cela est nul et non avenu aux yeux du State Department ; le gouvernement libanais est pareil au gouvernement français : c'est un mineur qu'il faut guider et à qui on doit apprendre le B.A.BA de la doctrine américaine dans la région. Le retour de G.I. ABDALLAH déstabiliserait le Liban. Au contraire de la présence américaine qui, comme chacun sait, a très largement contribué à la pacifier.

Forts de leurs innombrables échecs en politique étrangère, les Américains se croient autorisés à administrer aux Français leurs précieuses lumières géopolitiques, qui font l'admiration du monde entier, assorties de l'une des idées fixes du racisme américain : l'atavisme biologique. Georges Ibrahim ABDALLAH était donc il l'est encore.

State Department, 9 mars 2007 : « Le contexte politique et sécuritaire du Liban joue un rôle important. Monsieur ABDALLAH était un personnage clé d'une organisation terroriste basée au Liban et bénéficiant du soutien de la Syrie, désireuse de commettre des assassinats politiques contre des officiels européens et américains. Avec les assassinats récents de Pierre GEMAYEL et de bien d'autres figures politiques qui croyaient en un Liban libre et débarrassé de toute domination syrienne, il est tout à fait possible qu'un ABDALLAH sans remords s'engage une nouvelle fois dans des activités terroristes pour défendre sa cause ».

Le 26 mars 2007, en bout de chaîne, la DST vient faire écho à la position du gouvernement américain, sans jamais se départir du ton oraculaire qu'il affecte : « Dans un contexte politique déjà très tendu, une telle libération serait un élément déstabilisateur supplémentaire sur la scène libanaise. »

Retirez le conditionnel à leurs supputations, leurs « si », leurs « peut-être », l'épouvantail terroriste se volatilise. C'est un fantôme. Probablement doit-on aussi lyncher les fantômes dans les mauvais westerns.

Soutenir que Monsieur Abdallah n'a aucune raison d'être de nouveau mêlé à une action violente, au motif que son pays ne serait plus occupé, reviendrait à oublier qu'il fut l'un des dirigeants des FARL et que celles-ci ont toujours été considérées comme sous obédience syrienne. Or, ce qui se joue actuellement au Liban, c'est bien la possibilité pour cet Etat souverain d'échapper réellement et complètement à la tutelle

Ainsi donc, les autorités de Beyrouth, Etat souverain, seraient moins informées de la situation dans leur pays que l'avocat de l'Amérique.

 


L'expiation, le remord, et l'autocritique
La partie civile en France, son nom l'indique, n'est pas là pour se prononcer sur la peine. Charge à elle de représenter un intérêt civil, qui peut prendre la forme d'un dédommagement. En un mot, il lui appartient de toucher le prix de la douleur. Il ne lui est pas interdit de tenter de faire la preuve de la culpabilité de l'accusé puisque c'est sur cette culpabilité que se fonde sa demande, mais elle n'a pas vocation à réclamer une peine. Cela revient au représentant de la société : le procureur.

Cette nécessaire division du travail judiciaire, la veuve d'une victime attribuée à G.I. ABDALLAH, Mme RAY ne la comprend pas, elle est Américaine. Dans une lettre au tribunal en date du 3 mars 2007, elle écrit: « Please remember all of us who have reason to wish that he spend more time in prison ». G.I. ABDALLAH doit rester « more time in prison » parce que la partie civile le souhaite si fort qu'elle se croit en droit de l'exiger. Pareille demande s'apparente fort à de l'autosuggestion. Elle est peut-être cliniquement valable, mais juridiquement irrecevable.

M. HOMME, qui fut blessé, concède quant à lui que le stress post-traumatique est passé, même s'il « a duré longtemps », cependant « la perspective que Monsieur ABDALLAH puisse être prochainement libéré de sa prison française a ranimé à juste titre ces craintes, cette anxiété et ce stress. »

En somme, monsieur ABDALLAH ne doit surtout pas quitter « sa prison française » parce qu'autrement rien ne garantirait à M. HOMME qu'il ne serait plus à l'abri d'un nouvel accès au stress. M. HOMME confond deux ordres, qui peuvent certes se croiser mais pas se recouper : le psychiatrique et le judiciaire, le temps du deuil et le temps de la condamnation. La psychiatrie nous apprend que pour guérir de l'un, on gagne beaucoup à le séparer de l'autre.

Occasion nous est donnée de rappeler à l'un comme à l'autre, ainsi qu'au tribunal sollicité par des demandes exorbitantes, outrepassant très largement les attributions de la partie civile, les propos du porte-parole de l'U.S.M. : « La Justice n'est pas là pour aider les gens à faire leur deuil ». Qu'ils soient ou non Américains importe peu en l'affaire, n'en déplaise à l'avocat de l'Amérique !

Il n'est pas non plus inutile de rappeler sur ce point ce qu'a dit la porte-parole du S.M. :
« Bien sûr que la Justice doit entendre ses victimes... mais est-ce son rôle de réparer leur traumatisme ? »

L'ancien garde des Sceaux, Robert BADINTER, ne dit pas autre chose quand il exhorte les justiciables à « ne pas confondre justice et thérapie ».

Madame Vve RAY, en bonne américaine, parle d'expiation, mais pas pour les crimes de ses compatriotes, comprenons-nous.

Qu'elle sache pour sa gouverne que Monsieur Georges Ibrahim ABDALLAH s'est livré à une autocritique. L'autocritique est une démarche qui n'est pas rare chez les communistes. Elle est dans son cas effective, étayée par des éléments probants et n'a pas de mal à être plus convaincante que le repentir sans effet dont les évangélistes américains semblent être devenus les champions.

 
Insinuations

La partie américaine comprend bien qu’un ordre tombé trop brutalement d’en haut  ne peut que blesser ceux qui, en France, seraient tout à fait disposés à lui obéir, mais sous condition que les formes soient respectées. Il lui faut habiller ses demandes d’insinuations, construites à partir d’extrapolations noyées sous des sous-entendus et des arrières-pensées. La mauvaise foi finira peut-être par éclater au grand jour, mais le mal aura bien et bien été fait. C’est « l’air de la calomnie » qu’on va jouer, mais avec des instruments si grossiers qu’on en éprouve quelque honte à évoquer les noms de Beaumarchais et de Rossini.

Décomposons les différentes phases du « message » :

1. En prison, Georges Ibrahim ABDALLAH serait en rapport avec « des détenus d’extrême gauche et des éléments radicaux maghrébins ».

Que ne l’a-t-on dit plus tôt à l’Administration pénitentiaire ? C’est elle en effet qui a regroupé ces prisonniers dans un même quartier. Soit elle est fautive, auquel cas il faut s’adresser directement à elle. Soit, plus vraisemblablement, l’administration estime qu’il n’y a là rien de condamnable. Dans ces conditions, on ne saurait reprocher à Georges Ibrahim ABDALLAH de parler à la promenade avec les codétenus. L’argument est stupide et médiocre. Il faudrait d’ailleurs savoir à la fin où la partie civile veut en venir. Si elle considère que G.I. ABDALLAH est dangereux en prison par ses mauvaises fréquentations, on ne peut que l’inviter à réexaminer sous un jour plus favorable la demande de liberté qu’il a déposée.

2. L’expert français, commis par un juge français, estime que Georges Ibrahim ABDALLAH est apte à se réinsérer dans la vie civile au Liban.

Comme de bien entendu, les Américains contestent l’expertise. On en attendait pas moins d’eux. Tant qu’à faire, autant recourir à des experts américains. Le State Department ne devrait pas être en peine de fournir au tribunal quelques bonnes adresses.

« L’évolution possible de Monsieur ABDALLAH, qu’a cru pouvoir déceler un expert psychiatre à l’occasion d’une précédente demande, est donc complètement illusoire. Monsieur ABDALLAH est trop intelligent pour n’avoir pas tenu à cet éminent expert le discours lénifiant que ce dernier souhaitait entendre, mais en continuant à n’exprimer ni désaveu, de son action passée, ni engagement pour l’avenir. »

Si G.I. ABDALLAH est trop intelligent, doit-on conclure que l’expert désigné, tout éminent soit-il, est par trop bête. Dans ce cas, pourquoi n’avoir pas demandé une contre-expertise ? Ne serait-ce pas plutôt, une fois pour toutes, les Américains qui seraient de mauvaise foi ?

3. Les Américains font le reproche à Georges Ibrahim ABDALLAH de ne pas verser d’argent aux parties civiles, sachant très bien qu’il n’est pas en  mesure de le faire, puisqu’il se trouve être là où ils veulent le maintenir à tout prix.

A quoi ils rétorquent : « Il aurait pu travailler ». Mais le travail en prison n’est pas soumis au Code du travail, c’est du travail au noir. Le refus de Georges Ibrahim ABDALLAH de travailler au noir pour des négriers est moral.

Les Américains doivent entrevoir les limites de leur argumentation puisqu’ils se rabattent sur une autre piste, mais d’une si grande imprécision qu’elle conduit nulle part : « tout permet de croire que Monsieur Abdallah dispose au Liban d’un certain patrimoine familial ».

Comme on ne dit pas en quoi consiste ce grand « tout » vague et confus, tout ou rien c’est du pareil au même. Si la réalité du patrimoine de G.I. ABDALLAH est établie, pourquoi ne pas engager au Liban une procédure de saisie ? Dans le cas contraire, nous sommes fondés à penser que cet argument repose lui aussi sur une insinuation. Dans l’insinuation, on sait que l’énoncé est partiel et équivoque, l’accusation qu’il contient étant en elle-même sujette à caution. On a là un parfait condensé des arguments avancés par la partie civile.

Car derrière ces arguments et ces approximations douteuses, on ne voit qu’une seule chose, la volonté américaine, tour à tour cauteleuse et menaçante, de toutes les façons illégitime, de faire maintenir coûte que coûte G.I. ABDALLAH en prison, l’empêchant ainsi d’exercer sa profession et de payer ce à quoi il a été condamné, pour pouvoir ensuite le lui reprocher, le condamnant ainsi à la prison perpétuelle pour dettes. Cette prison pour dettes disparue de notre droit mais que le State Department voudrait nous voir rétablir.


Le recours au mensonge

On a pu apprécier les nuances de l’argumentation de la partie civile. On peut la décrire, pour rester dans le registre d’agression continuelle cher à la rhétorique punitive des Américains, comme celle d’un fusil à deux coups. L’arme des maladroits. On a ainsi le droit de rater une fois sa cible.

Premier coup : l’insinuation.
Contester la crédibilité d’un expert français nommé par un juge français sans réclamer une contre-expertise, alléguer que le prisonnier a sans doute un patrimoine mais sans en préciser la nature, reprocher au prisonnier la compagnie de codétenus qu’on lui donne, sont autant d’arguments gratuits, arbitraires et sinistrement fantaisistes, qui ne peuvent raisonnablement pas emporter la conviction.

D’où le recours aux mensonges par les Américains. C’est le second coup de fusil. Le chasseur et les rabatteurs font le pari que « plus le mensonge est gros, plus les gens y croient ».

Un mensonge répugnant.
Georges Ibrahim ABDALLAH serait impliqué dans les attentats qui ont dévasté Paris en 1986 :
« Pour souligner l’importance de Monsieur Georges Ibrahim ABDALLAH dans la toile qui relie entre eux les différents réseaux terroristes, il suffit de rappeler que ceux qui perpétrèrent l’horrible attentat de la rue de Rennes à Paris le 17 septembre 1986 exigeaient sa libération. »

Mensonge d’autant plus infâme que les enquêtes du pôle antiterroriste du parquet de Paris ont démontré depuis que ni ABDALLAH, ni ses proches n’étaient impliqués dans ces attentats.

M. MARSAUD du pôle antiterroriste écrit dans un livre de souvenirs titré  Avant de tout oublier :

« ABDALLAH fut en partie condamné pour ce qu’il n’avait pas fait car, peu de temps après, nous allions partir sur une bonne piste et identifier les véritables responsables des attentats de 1986.

« L’établissement de la responsabilité de Fouad SALEH dans les attentats de 1986 faisait d’un coup retomber la pression, et, par ricochet, remettait Georges Ibrahim ABDALLAH à sa véritable place.

« Quelques heures après l’attentat de la rue de Rennes pourtant, la piste des frères ABDALLAH avait été retenue et de nombreux témoins avaient identifié sur les photos les frères de Georges Ibrahim. Nous avons eu assez rapidement l’explication de cette méprise : l’un des poseurs de bombe, qui avait notamment agi rue de Rennes, un nommé Habib HAIDAR, ressemblait quasiment trait pour trait à Emile ABDALLAH ».

Cela, les Américains le savent mais ils font semblant de l’ignorer pour accabler Georges Ibrahim ABDALLAH.

Procédé répugnant !

Un mensonge manifeste.
Georges Ibrahim ABDALLAH serait devenu musulman. C’est la DST, dont décidément il va falloir songer à transférer les services outre-atlantique, qui l’affirme, sans apporter la moindre preuve, et pour cause.

Toujours en verve, elle se risque à avancer une hypothèse qui ne passerait pas à l’épreuve d’un détecteur de mensonges :
« Ces relations avec la population carcérale d’origine maghrébine et/ou l’évolution et l’islamisation du combat anti-impérialiste et anti-sioniste sont probablement les raisons qui ont poussé le détenu, ancien chrétien marxiste, à se convertir à l’islam. »

On appréciera à sa juste valeur le « et/ou », censé introduire un semblant de pondération scientifique.

Si on n’avait pas déjà trop souvent ressenti dans ce dossier l’américano-centrisme effarant de la DST, on aurait de quoi être surpris de constater qu’un service de la police française en vienne à se mêler des opinions religieuses des gens et à fonder ses analyses sur les mensonges du State Department. Nous avons déjà accusé la DST de mensonge. Elle n’a pas tenté de se justifier en avançant des éléments à l’appui de ses affirmations.

On a peine à lui rappeler qu’à la différence des Etats-Unis, la France n’est pas une République confessionnelle, fondamentaliste ou créationniste, mais laïque.

A vrai dire, on n’est surpris qu’à moitié, tant est grande la tentation en Occident d’assimiler tout musulman à un criminel. L’imputation de terrorisme faite à l’islam est insultante. Elle est malheureusement courante. C’est cela que le rapport de la DST suggère, dans un racisme qui ne prend même plus la peine de se voiler. Par là, preuve serait faite de la « dangerosité » nouvelle de Georges Ibrahim ABDALLAH, mais prétendre qu’un communiste puisse renoncer à la religion de sa communauté pour en adopter une autre, ne peut convaincre que des gens que la soumission à la volonté américaine aveugle.

Que le gouvernement libanais, pourtant ami d’un Occident travaillé de toutes parts par des phobies racistes, en croisade récurrente contre l’Orient, continue du reste à considérer Georges Ibrahim ABDALLAH comme chrétien maronite, ne change rien à l’affaire. Le gouvernement libanais étant depuis le début considéré par la partie civile comme quantité négligeable et figurant de troisième ordre.


Georges Ibrahim Abdallah a droit à la liberté conditionnelle

Le 19 novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de la Cour d’Appel de Pau rendait la décision suivante concernant la demande de liberté conditionnelle déposée par Georges Ibrahim ABDALLAH :

« Attendu que Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH a toujours montré durant son incarcération un excellent comportement notamment avec le personnel pénitentiaire, intervenant même, à une occasion pour protéger l’intégrité physique d’un surveillant menacé ;

Attendu qu’aux termes de l’expertise psychiatrique, acceptée par le condamné qui dans un premier temps s’y était refusé par principe, il apparaît que Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH ne présente aucune pathologie mentale ni d’organisation perverse de sa personnalité ;

Attendu que cette expertise a mis en exergue une évolution des convictions de Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH liée à sa maturation et à son analyse actuelle de la situation de son pays qui exclut « en tant qu’adulte tout comportement armé » ;

Attendu, en outre que Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH qui, du fait de son incarcération mais aussi de son refus de principe, n’a indemnisé que de façon dérisoire par le biais du prélèvement obligatoire les parties civiles, admet actuellement devoir procéder à cette indemnisation et s’est engagé, à l’audience, à ne rien faire pour s’y opposer ;

Attendu que Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH présente un projet cohérent comportant des garanties d’hébergement et un emploi d’enseignant dans son pays, le Liban, revenu à une situation politique stable ;

Attendu qu’il résulte de ce qui précède que nonobstant tout reniement par Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH de ses convictions politiques, son comportement en détention mais surtout l’évolution de sa personnalité et son désir de retrouver la paix civile manifestent les efforts sérieux de réinsertion sociale requis par l’article 729 du Code de Procédure Pénale et excluent le risque d’une récidive ;

Qu’il y a donc lieu d’octroyer à Mr Georges, Ibrahim ABDALLAH le bénéfice de la libération conditionnelle sous réserves de mise à exécution de la décision d’interdiction du territoire français prononcée à son encontre par le Tribunal correctionnel de Lyon le 17 juillet 1986. »

Par rapport à la situation décrite par les magistrats de la Cour d’Appel de Pau, le seul changement intervenu depuis est la baisse de l’influence syrienne au Liban, cette influence qui irrite si fort la partie prétendument civile, et le gouvernement libanais estime que l’arrivée au Liban de Georges Ibrahim ABDALLAH ne peut y troubler l’ordre public.

Sur appel du Parquet, la juridiction nationale de la libération conditionnelle a infirmé cette décision le 16 janvier 2004. La juridiction nationale s’est alignée sur les arguments du parquet qui reprochait aux juges de la juridiction régionale de n’avoir « voulu tenir aucun compte de l’impact susceptible d’être provoqué en France, aux Etats-Unis et en Israël par la libération de ce condamné et ce alors même que la situation au Proche-Orient est particulièrement tendue ».

On ne peut prétendre, sans les outrager, que les juges de Pau en possession de l’arrêt de la Cour d’Assises condamnant Georges Ibrahim Abdallah aient ignoré l’impact de ce procès.

Par ailleurs, le Parquet de la juridiction nationale évoque Israël alors que ni les parents de M. BARSIMENTOV dont la responsabilité de la mort incomberait à Georges Ibrahim ABDALLAH, ni l’Etat d’Israël n’étaient partie civile au procès, la famille désirant l’oubli.

Ne reste que le diktat américain mais comme il est dur à faire passer, le procureur le faisait suivre d’un raisonnement per absurdum, qui relèverait tout droit des tribunaux comiques si, en l’espèce, la liberté d’un homme n’était pas en jeu :

« Il convient enfin de noter qu’au moment de la tenue du débat contradictoire le 05 novembre 2003, les autorités libanaises n’avaient pu faire connaître leur avis favorable à un retour au Liban de Georges Ibrahim ABDALLAH.

« Cet accord par courrier n’a été reçu au cabinet du juge d’application des peines de Tarbes que le 13 novembre 2003 et n’a donc pas été soumis à un débat contradictoire ».

En d’autres termes, un argument nouveau en faveur de la liberté de Georges Ibrahim ABDALLAH, à savoir l’avis favorable des autorités libanaises étant arrivé trop tard, il convient d’annuler la décision favorable déjà rendue et que l’élément nouveau ne pouvait que conforter.

A trop écouter l’oncle Sam l’on devient décidément sourd à la raison.

C’est de cet insupportable protectorat américain que nous vous demandons de libérer la justice française en rendant à Georges Ibrahim ABDALLAH la liberté à laquelle les textes français lui donnent droit.


Amalgames et anachronismes

Le harcèlement judiciaire des Américains contre Georges Ibrahim ABDALLAH ne s’explique pas si l’on s’en tient aux seuls éléments que contient son dossier.

Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis le commencement de cette affaire. Un quart de siècle, une génération, un changement d’époque, et même à certains égards un changement de cycle historique.

C’est donc ailleurs qu’il faut chercher les raisons cachées d’un acharnement qui, en toute objectivité, n’a plus lieu d’être. En réalité, il apparaît rapidement que G.I. ABDALLAH n’est qu’un prétexte. A travers lui, on veut faire un exemple pour des faits et des événements qui se sont déroulés longtemps après son incarcération, dans un contexte radicalement différent et avec d’autres acteurs.

Quoique derrière les barreaux et à vingt-cinq ans de distance, G.I. ABDALLAH court le risque de devenir une nouvelle victime collatérale de la guerre menée par l’administration américaine contre l’« islam radical ». L’accusation grossière de sa conversion à l’islam ne se comprend que sous cet angle-là. Elle montre bien la contamination du dossier par des éléments qui lui sont extérieurs et postérieurs. Il n’y a eu en effet aucune dimension religieuse notable dans le procès de G.I. ABDALLAH.

Les pressions américaines ne sont donc pas seulement injustifiables au regard de l’indépendance de la France et de sa justice, elles comportent encore une erreur volontaire de perspective qui repose sur une fausse symétrie et des confusions en tout genre. C’est l’Amérique d’après le 11 septembre qui parle ici, rétroactivement, par la voix de son avocat.

Il ne sert à rien de dire seulement que l’ingérence américaine est indue. Elle est encore, indépendamment de cela, anachronique. Aucune assertion ne la motive directement, sauf à supposer la concordance du passé et du présent. Car c’est uniquement à la lumière du 11 septembre que cette ingérence prend tout son sens.

En apparence seulement, on poursuit G.I. ABDALLAH pour des faits remontant à 1982 ; en réalité, il tombe sous le coup de la rigueur d’un monde qui croit dur comme fer au choc des civilisations. Ce n’est donc pas qu’on se refuse à refermer le dossier, même si par principe et par aveuglement on s’y refuse, c’est principalement qu’on espère le voir incorporer à d’autres affaires, toutes celles ouvertes après le 11 septembre.

La chute du Mur de Berlin a définitivement scellé le sort d’un monde, celle des Tours jumelles en a inauguré un autre, sans comparaison avec le précédent. Les faits reprochés à Georges Ibrahim ABDALLAH ne sauraient donc se confondre avec ceux reprochés à la nébuleuse Al-Qaida ou aux nouvelles formes de terrorisme qui émaillent les divers conflits en cours au Moyen-Orient.

Aussi absurde que cela puisse paraître, c’est pourtant la seule raison, en l’absence de toute autre, que l’on peut avancer une forme d’explication à l’intransigeance des Américains et aux exigences de la partie civile.

Le gouvernement américain n’a pas à s’instituer juge de G.I. ABDALLAH pas plus que ce dernier n’a à faire les frais de sa politique internationale. D’une part, Français et Américains pécheraient, les uns par déni de souveraineté, les autres par abus de privilège extraterritorial, en prêtant voix à des exigences excédant les droits formels de la partie civile ; d’autre part, on élargirait sans fin et surtout sans raison la notion de responsabilité collective en confondant les Arabes et les musulmans, les musulmans et les terroristes, ou en mélangeant hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

C’est de Georges Ibrahim ABDALLAH dont il est question ici, pas des enjeux de la politique étrangère américaine ; pour des faits qui datent de 1982, et non de l’après 11 septembre 2001.

Il est urgent de tirer un trait sur les années de plomb
En Europe, les pays qui ont connu le même type de terrorisme que la France, ont su tirer un trait sur les années de plomb.

Exemple l’Allemagne :

Condamnée à la prison à vie pour neuf assassinats, Brigitte MOHNHAUPT, 57 ans, dirigeante de la « deuxième génération » du groupe terroriste d’extrême gauche allemand Fraction Armée Rouge (RAF), a été remise en liberté le 25 mars de cette année. Après 24 ans de détention, un tribunal de Stuttgart (Sud-Ouest) a jugé que Brigitte MOHNHAUPT « ne présentait plus de dangerosité ». Celle que la presse allemande avait appelée « la femme la plus dangereuse d’Allemagne » avait dirigé la RAF, en 1977, lors de l’enlèvement et du meurtre du patron des patrons allemands, Hans-Martin SCHLEYER. Quelques mois auparavant, elle avait préparé l’assassinat du procureur général fédéral Siegfried BUBACK, et avait elle-même tué par balles le banquier Jürgen PONTO. Elle n’a jamais publiquement regretté ses actes.

Mohammed Ali HAMMADI, condamné à la prison à vie il y a plus de seize ans pour le détournement d’un avion de la TWA et le meurtre d’un marine américain a été libéré en décembre de l’année dernière.

Un réexamen de la peine est habituel en cas de réclusion à perpétuité. Fédéralisme oblige, la décision relève exclusivement du parquet de Francfort, souligne le ministère de la Justice.

HAMMADI est à l’origine d’une des prises d’otages les plus retentissantes des années 80. Le 14 juin 1985, un boeing 727 de la TWA, qui relie Athènes à Rome, est détourné par HAMMADI et un autre libanais sur Beyrouth. Les pirates, qui détiennent 143 passagers et 8 membres de l’équipage, exigent la libération de « tous les Arabes détenus dans les prisons israéliennes ». Les otages, parmi lesquels le chanteur Demis ROUSSOS, seront libérés au compte-gouttes au gré des pérégrinations de l’avion, qui se pose à Alger avant de repartir sur Beyrouth, puis de revenir à Alger avant un ultime atterrissage dans la capitale libanaise. Les derniers otages, dont beaucoup d’Américains, ne seront libérés que le 30 juin. Mais l’un d’eux est tué, un plongeur de l’US Navy, Robert STETHEM.

L’affaire rebondit deux ans plus tard quand, lors d’un banal contrôle, HAMMADI est arrêté à l’aéroport de Francfort, en possession de matériel servant à la fabrication d’explosifs. Les Etats-Unis exigent alors l’extradition de HAMMADI, mais la RFA refuse et décide, en juin 1987, de le juger sur son territoire.

HAMMADI sera jugé devant une cour des mineurs de Francfort car à l’époque des faits, on ignore son âge. Il passe aux aveux durant son procès, reconnaît son implication dans le détournement du vol du TWA mais nie en revanche avoir tué le marine. Il est condamné à perpétuité.

Sa libération a suscité la colère de Washington. Le département d’Etat s’est déclaré « très déçu » par la décision allemande. Mais cette colère n’a pas fait reculer la justice allemande.

En France même :

Philippe BIDART, chef historique du mouvement indépendantiste Iparretarak, condamné deux fois à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de 3 policiers, a bénéficié de la libération conditionnelle le 14 février dernier.

Toutes ces affaires démontrent clairement que la seule chose qui pourrait venir faire entrave à une libération de Georges Ibrahim ABDALLAH tient dans le veto intolérable des Américains. En guerre contre tous, au nom d’une civilisation qui leur fait tant défaut, ils se trouvent en complet décalage avec le climat de « résilience », pour reprendre le mot du psychiatre Boris CYRULNIK, qui règne désormais dans la « vieille Europe », seule manière pour elle de tirer un trait sur « les années de plomb ».

Le temps des procureurs est passé, c’est maintenant au tour des historiens de parler.


C’est pourquoi nous demandons à la justice française de suivre l’exemple de la justice allemande, et de signifier à nos condescendants amis américains que la France n’est pas une fille soumise, en un mot une putain.


Plaidoirie prononcée devant la justice française
à Lannemezan, le 17 septembre 2007

Article publié sur
http://liberonsgeorges.over-blog.com le 23 septembre 2007

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Georges Abdallah - Histoire judiciaire
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Samedi 22 septembre 2007 6 22 /09 /2007 15:00

Kiejman est l'avocat représentant les intérêts étatsuniens lors des demandes de libération conditionnelle de Georges Abdallah qui est détenu en  France, otage de l'Etat français, depuis plus de 23 ans.

Keijman est l'avocat qui accuse Georges Abdallah de s'être converti à l'Islam, ce qui pour Keijman serait un crime et une raison de laisser Georges Abdallah en prison. Honte à Keijman, honte au racisme islamophobe et honneur à Georges Abdallah qui se revendique communiste révolutionnaire. 

Keijman est aussi l'avocat des Sarkozy. 

http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/sarkozy_president/dossier.asp?ida=459877

"Après un été particulièrement pénible, la situation empire à tel point que Cécilia décide de solliciter un avocat, afin de préparer une procédure de divorce, malgré les réticences de son mari. Elle choisit Me Georges Kiejman, une figure du barreau, ancien ministre socialiste et ami de François Mitterrand. Les Sarkozy optent finalement pour une séparation à l'amiable. Me Kiejman devient le conseil des deux époux."

Un élément de plus pour souligner que la bataille pour la libération de Georges Abdallah est une bataille politique. Se battre pour la libération de Georges Abdallah s'est se battre contre les intérêts de classe de la bourgeoisie.

Ensemble nous vaincrons.

Article publié sur http://liberonsgeorges.over-blog.com/ le 23 septembre 2007

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Georges Abdallah - Histoire judiciaire
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /2007 14:29

soldat---fouille---sac-femme-2.jpg Ce mercredi 10 octobre pour la 7ième fois une juridiction spéciale française statuera sur une demande de libération pour Georges Ibrahim Abdallah.

Georges Ibrahim Abdallah, Libanais, révolutionnaire Arabe emprisonné en France depuis 1984 est libérable depuis 1999. Mais année aprés année il reste un otage de l'état français. Ce qui lui est reproché c'est d'avoir combattu avec son organisation les FARL (Fractions Armées Révolutionnaires Libanaises) l'occupation de son pays par les sionistes comme Guy Môquet a résisté à l'occupation de son pays par les nazis.

Résister est un droit pour les peuples opprimés et c'est un devoir pour les révolutionnaires.

Ce droit et ce devoir de résistance, Georges Ibrahim Abdallah le paie par la prison en France depuis plus de 23 ans.

En 2005, lors d'une précédente demande de libération de Georges, le procureur avait déclaré "Abdallah est un communiste... Il fait même des grèves de la faim en soutien aux prisonniers palestiniens, il va jusqu’à proclamer que l’lntifada vivra... Et après vingt-deux ans de prison, s’il rentre à Beyrouth, pour la population des quartiers pauvres, il sera un martyr... C‘est insupportable ! C’est ce que nous reprocheront les Américains et les Israéliens, voilà pourquoi, monsieur le Président, votre décision est politique... ».

Cette année encore la DST écrit au juge dit "anti-terroriste",  « En raison de l’implication de la France au Liban, de son soutien au gouvernement libanais et surtout de la présence militaire française pour la FINUL renforcée, il est possible que Georges Ibrahim Abdallah use de son influence sur des mouvements extrémistes pour agir contre les intérêts français. ».

Le combat pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah est un combat politique.

Georges Ibrahim Abdallah reste en prison parce que c'est un révolutionnaire.
Georges Ibrahim Abdallah reste en prison parce qu'il est Arabe.
Georges Ibrahim Abdallah reste en prison parce que l'islamophobie fait voir aux juges des terroristes là où il n'y en a pas.
Georges Ibrahim Abdallah reste en prison parce que les Etats-Unis d'Amérique ne veulent pas qu'il sorte.
Georges Ibrahim Abdallah reste en prison parce que la France est de plus en plus aux bottes des intérêts de Bush.
Georges Ibrahim Abdallah reste en prison parce que les sionistes influencent les décisions de la justice.

Pour la DST, encore, Georges Ibrahim Abdallah est une « Personnalité emblématique de la lutte antisioniste, sa libération constituerait sans nul doute, au Liban, un événement. Il sera probablement fêté comme un héros à son retour dans son pays, mais aussi par différentes mouvances engagées dans une lutte révolutionnaire ».

De fait son maintien en détention en fait un symbole de la résistance pour la Palestine, un symbole de la résistance révolutionnaire Arabe, un symbole de la résistance contre Israël et contre les Etats-Unis.

Georges Ibrahim Abdallah sortira quand la mobilisation pour sa libération sera portée par tous, quand dans chaque banlieue, chaque quartier populaire, chaque HLM, squat, foyer de travailleurs résonnera comme un cri "Libérez Georges Abdallah !!!".

Se battre pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah s'est dénoncer le racisme anti-arabe et l'islamophobie de la justice française, c'est soutenir le peuple palestinien dans sa guerre de libération, c'est soutenir les résistances aux guerres d'occupation des Etats-Unis, c'est refuser les bombardements des militaires français en Afghanistan, c'est refuser la présence des soldats français au Liban et les menaces guerrières contre l'Iran et la Syrie, c'est combattre le sionisme et l'impérialisme, c'est être du côté des opprimés contre les oppresseurs.

La libération de Georges Ibrahim Abdallah sera une victoire. Elle doit être notre victoire, symbole de toutes les victoires à venir.


Que de Barbés à Beyrouth,
De Marseille à Jérusalem,
De Lille à Gaza,
De Lyon à Kobayat,
s'élève comme un seul cri, un immense

"Libérez Georges Abdallah !"

Ensemble nous vaincrons.

Article publié la première fois sur http://liberonsgeorges.over-blog.com le 7 octobre 2007

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Georges Abdallah - Histoire judiciaire
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