Action Directe

Samedi 1 janvier 2000 6 01 /01 /2000 20:00

ACTION DIRECTE
1987 –2007
20 ans de prison, 20 ans de résistance

Sites
Ne Laissons Pas Faire    http://nlpf.samizdat.net
Action Directe                http://www.action-directe.net
Libérez-les                     http://www.liberez-les.info
Rap Conscient                http://www.rap-conscient.com
Collectif Contre Culture  http://ccc.samizdat.net 


veNdredi 9 février, 21H
          Concerts dans le cadre de la campagne internationale de solidarité
          pour les prisonnier-e-s d’Action Directe organisé par le collectif « LLP 33 »
            « Le Cri du Peuple
            « La k-Bine
            « Khalifrat + Pikot
            « MC Mopish Moment
            « Cartouche
            « Intermède SLAM
            « DJ Sublime
          P.A.F. 7 €
          Bordeaux Jonathan II, 22 rue du commerce

saMedi 10 février, 18h
          Concert de soutien aux prisonniers d'Action Directe
            « JIM MURPLE MEMORIAL
            « LA FRACTION
            « MEDEF INNA BABYLONE
            « CALAVERA
            « LET ME DIE ALONE
          Toulouse, La monède

dimancHe 11 février, 17h
          Présentation de la campagne, infos, table de presse.
          Projection du film de Pierre Carles "NI VIEUX, NI TRAITRES"
          (1h30) né d'une rencontre entre Pierre Carles (réalisateur des films "Pas vu, pas pris", "Attention danger ! Travail !")
          et Jacques G. révolutionnaire anti-franquiste dans les années 70,
          ce film revient sur des expériences de luttes armées à travers le regarde de militant-es
          ayant appartenu a différents groupe tel que les G.A.R.I., le M.I.L., A.D., les F.T.P.).
          Soirée pousse disques avec le "1984 VICTORY ORCHESTRA".
          Caisse de soutien prix libre.
          Paris, Le Saint Sauveur 11 rue des Pannoyaux, 75020 Paris, Métro Ménilmontant

veNdredi 16 février, 19h
          Présentation de la campagne, infos, table de presse.
          Concert hip-hop avec
            « CHERZO
            « 3K2N
            « EME2K MASKA.
          Caisse de soutien prix libre.
          Paris LE 96, 96 boulevard de Charonne, 75020 Paris - Métro: Avron

veNdredi 16 fevrier, 20h30
          Diffusion du film  "Ni vieux ni traîtres" (P. Carles et G. Minangoy)
          Plus d'infos: http://juralibertaire.over-blog.com/article-5264228.html
          Campagne 20 ans Jura: http://juralibertaire.over-blog.com/article-5338738.html.
          Jura, au Coffre Fort Saint Claude

lundI 19, 20h30 et marDi 20 février, 21h

Projection de film suivie de débat.


Lien vers le Programme

Marseille, Au Daki Ling, 45 rue d’Aubagne
JeuDi 22 février, 20h30


Lucha y Fiesta présente
Concert en soutien aux prisonniers politiques d’Action Directe
20 ans d’emprisonnement et de justice de classe… ça suffit !
« Medef Inna
«
Babylon (Streetpunk-Toulouse)
« Enregistré par Steve Albini (Rock Déjantés)
«
Battling Siki (Hardcore Strasbourg )
PAF 5 euro
Strasbourg, Molodoï, 19 rue du Ban de la Roche
saMedi 24 février, 12h
Rassemblements simultanés devant les centres de détentions
où sont incarcéréEs les militant-es d'Action Directe et autres lieux.
LANNEMEZAN (65) JM Rouillan
ENSISHEIM (68) G. Cipriani
BAPAUME (62) N. Ménigon (Co voiturage au départ de Paris)
BREST - Maison d'arrêt - Rue du Général Paulet

lundI 26 février, 18h30
          Conférence de presse et réunion publique
          Paris, Bourse du travail, Métro République

jeuDi 1er mars, de 18h à 19h
          Rassemblement devant l’administration Pénitentiaire
          Paris, Carrefour rue de la Verrerie- Rue du Renard, Métro Hôtel de Ville

veNdredi 2 mars, 19h30
          Meeting du collectif NE LAISSONS PAS FAIRE
          sur la campagne en cours et la situation des prisonnier-es d'A.D.
          Paris, Le F.I.A.P., 14 rue cabanis, 75014 - Métro: Glacière

saMedi 3 Mars- 16h
          Présentation de la campagne, infos, table de presse.
          Exposition de dessins de THIERRY GUITARD sur la prison et la répression.
          Projection du film "RETOUR SUR MON PARCOURS MILITANT"
          (1h30 - entretien réalisé en 2006 avec Joëlle Aubron prisonnière et militante d'A.D.)
          Débat avec les collectifs de soutien DEFENSE ACTIVE et NE LAISSONS PAS FAIRE.
          Resto-bouffe de soutien.
          Concert acoustique avec
            « SCHULTZ & KIK
            « B-ROY SUL TOUT.
          P.A.F. de soutien: 5 euros.
          Paris, CENTRE INTERNATIONAL DE CULTURE POPULAIRE
          21 ter rue Voltaire, 75011 Paris - Métro: Nation ou Rue des Boulets

saMedi 10 mars, 16h
          Présentation de la campagne, infos, table de presse.
          Projection du film "RETOUR SUR MON PARCOURS MILITANT".
          Musiques et chansons acoustiques.
          Paris ESPACE LOUISE MICHEL, 40 rue des Cascades
          75020 Paris Métro: Jourdain ou Pyrénées

dimancHe 11 mars - 13h
          Présentation de la campagne, infos, table de presse.
          Projection du film "RETOUR SUR MON PARCOURS MILITANT".
          Concert hip hop et rock'n'roll avec
            « La K-BINE featuring PIZKO M.C.
            « TURTLE RAMBLERS
            « THE DREGS
            « LOBSTER KILLED ME.
          Cette journée se déroule alternativement dans deux lieux l'un en face de l'autre.
          Caisse de soutien prix libre.
          Montreuil, LE MANATHAN, 52 rue Edouard Vaillant
          L'HARMONIE, 45 rue Edouard Vaillant, 93100 Montreuil
          Métro: Croix de Chavaux.

dimancHe 18 mars, 19h
          Infos, table de presse, caisse de soutien.
          Projection du film de Pierre Carles « NI VIEUX, NI TRAITRES ».
          Une exposition des collages de Joëlle Aubron est prévue dans ce même lieu vers la fin du mois,
          mais les dates ne sont pas encore définies, à suivre…
          Paris, LE MALDOROR, 10 rue du Grand Prieuré, 75011 Paris
          Métro: République ou Oberkampf.  


Cette page ne reprend qu’une partie des initiatives organisées
à l’occasion de la commémoration des 20 ans de l’arrestation
des militants révolutionnaires d’Action Directe.
- Renseignez-vous dans votre région,
- Participez aux initiatives locales.
- Informez-nous de vos actions.


 Écrivez aux prisonnierEs votre solidarité.
Une carte postale suffit. N'attendez pas de réponse.
Un geste simple qui apporte aux militantEs emprisonnéEs notre solidarité
et qui montre à l’administration pénitentiaire notre détermination.

«Georges Cipriani 4364/2108 MC Ensisheim 49, rue de la 1re-Armée 68190 Ensisheim
«Nathalie Ménigon 2173 J CD Bapaume Chemin des Anzacs 62451 Bapaume
«J.Marc Rouillan 1829 A 211 MC Lannemezan 204, rue des Saligues BP 70166, 65307 Lannemezan Cedex
«Régis Schleicher CP 9897 Clairvaux 10310 Ville-sous-la-Ferté.

          Campagne internationale de solidarité pour les prisonnier-e-s d’Action Directe
Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /2006 22:00

Joëlle aimait rappeler cette déclaration

« Être un homme , une femme, veut dire, joyeusement jeter sa vie entière dans la balance du destin, s’il le faut, mais aussi se réjouir d’une journée lumineuse, d’un beau nuage. ». Rosa Luxemburg, en 1917, alors incarcérée.

 

 

 

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Samedi 4 mars 2006 6 04 /03 /2006 14:00

Ce qu’il faut retenir de ma camarade Joëlle Aubron

.

Sa sensibilité de communiste
La justesse dans sa lutte
La simplicité de son courage
La force de ses convictions révolutionnaires
Son humanité combattante
Son amour de la vie
Son amour de la liberté
Son rire, fort et clair, qui résonne à nos oreilles
comme l’espoir d’un monde prolétarien
Gloire et honneur à Joëlle
Que pour toujours ton nom fleurisse dans nos cœurs
Pour la continuité du combat

 

Nathalie Ménigon
Prisonnière d’Action Directe
4 mars 2006

Collage à gauche réalisé par Joëlle Aubron et collage à droite réalisé par Nathalie Ménigon

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /2006 19:00
Les prisonniers politiques d’ACTION DIRECTE
Nathalie MENIGON
J.Marc ROUILLAN
 
Message de solidarité avec les résistants Libanais
 
Sous la pression américano-française, le conseil de sécurité de l’ONU a voté une nouvelle résolution incluant un cessez le feu garanti par le renforcement sur le sol libanais de la présence de troupes étrangères et en particulier des troupes françaises.
 
Depuis plusieurs semaines, les bombes et les obus israéliens écrasent les villes et les villages libanais. Au mépris des conventions internationales, la volonté affichée de perpétrer des massacres et de réduire en cendre le pays a causé la mort de plus d’un millier de civils dont un tiers d’enfant et l’errance d’un million de réfugiées. Durant des semaines, les sionistes ont commis des crimes de guerre sans que les instances internationales ne lèvent le petit doigt pour s’y opposer. Malheureusement et depuis des décennies, nous sommes habitués à l’impunité israélienne. Les sionistes ne connaissent jamais la loi des ultimatums, des embargos et des frappes occidentales. Jusqu’ici seule la lutte armée des peuples les a contraints à reculer. Et aujourd’hui encore, malgré un cruel déséquilibre des forces, les combattants de la résistance libanaise font face avec un courage à toute épreuve.
 
Dans ces heures d’une particulière gravité, nous, prisonniers communistes anti-impérialistes, tenons à saluer l’unité du peuple libanais face à l’agression impérialo-sioniste et la détermination inébranlable de la Résistance.
 
Nous tenons à dénoncer l’attitude du gouvernement français devenu le fer de lance de la politique impérialiste au Liban. L’agression sioniste est la partie la plus voyante et la plus sanglante d’un plan élaboré voici longtemps dans les cénacles néo conservateurs yankees. Au Liban, la résolution 1559 votée en septembre 2004 à l’initiative de Paris en constitua la première pierre. Sous le couvert de rétablir la souveraineté de l’État libanais, cette résolution préparait une nouvelle phase de violence. Son objectif principal est de placer le pays sous protectorat occidental et de le transformer ainsi en principale base d’attaque contre la Syrie et l’Iran. Parallèlement, les nouveaux maîtres dictent au gouvernement un traité séparé avec Israël afin d’isoler d’avantage les palestiniens et leurs alliés refusant la création d’un patchwork de bantoustans emprisonné de murs et de chars d’assaut.
 
La politique française avance sans masque. Elle est aujourd’hui articulée au projet américain de Grand Moyen Orient. Le plan régional de Bush et des néoconservateurs américains est d’anéantir toute force populaire tentant de s’opposer à la main mise sur les richesses pétrolières de cette région et à son découpage en protectorats confessionnels. Comme l’a démontré avec clarté l’occupation de l’Irak, non lion d’écarter le violence, l’installation des troupes occidentales exacerbe immanquablement la confrontation avec les supplétifs collaborateurs et les forces populaires de la résistance. Il en sera de même si les forces armées françaises débarquent au Liban à la tête d’une armada impérialiste.
 
Durant un mois de conflit, les observateurs sont arrivés aux mêmes conclusions. L’attaque israélienne était préparée depuis longtemps et les sionistes n’attendaient qu’un prétexte pour la déclencher. Dès les premiers bombardements, le gouvernement de Tel-Aviv a annoncé qu’il se rangeait sous la bannière de la guerre occidentale. Ainsi les gouvernants de Washington, Londres et Paris ne se placent pas derrière Israël, mais au contraire, l’État colon – allié aux principaux régimes arabes réactionnaires ‘l’Égypte, l’Arabie Saoudite et la Jordanie) – se fait l’arme de la stratégie impérialiste contre les peuples de la région.
Dans cette guerre, les massacres de civils et les terribles ravages ne peuvent en aucun cas être présentés comme des dommages collatéraux ou des accidents de tir, ils concrétisent une volonté de répandre la terreur dans les populations et de las châtier suffisamment afin qu’ils admettent la supériorité des agresseurs et qu’ils acceptent leurs plan d’occupation.
 
Ainsi la transformation du Liban en protectorat occidental avec la complicité du Conseil de Sécurité figure une nouvelle fois : la récompense pour les agresseurs et la punition pour les agressés.
 
Au Liban, comme en Irak et en Afghanistan se joue le redéploiement stratégique des forces agressives occidentales, l’accaparement des réserves énergétiques mondiales et leur marche en avant vers l’Est pour de nouvelles guerres. Toutes ces basses manœuvres sont présentées sous l’étendard frelaté de la démocratie et de la bienveillance humaniste. Et plus que jamais les masses des pays agressés ont besoin de notre refus et de notre solidarité conséquente. De notre implication et de nos liens avec leur résistance anti-impérialiste dépend l’équilibre des rapports de force.
Face à l’entrée en scène directe des troupes françaises, nous avons ici plus qu’ailleurs le devoir de dénoncer cette sale guerre et son projet impérialiste. Avec le peuple libanais, le peuple palestinien et les masses arabes des différents pays de la région, nous devons trouver la force de nous organiser et de nous opposer au plan infernal de Grand Moyen Orient.
Face aux enjeux de cette bataille décisive, nous devons créer une mobilisation consciente. C’est-à-dire capable de dénoncer tant les agissements de la diplomatie secrète cherchant à imposer un traité séparé entre l’État sioniste et le Liban, que les tentatives de briser l’unité du peuple libanais avec sa résistance armée.
 
Dans ce conflit régional, un cessez le feu à tout prix n’est pas la solution, pas plus que ne l’est l’acceptation de vivre sous la botte de troupes occidentales. Bien au contraire !
Quant à leur projet de désarmer les résistants libanais et palestiniens, loin d’empêcher les crimes impérialo-sionistes, il les facilitera. Souvenons-nous des massacres des camps de Sabra et Chatila survenus après le départ des forces armées palestiniennes ! Désarmer les combattants c’est trahir leur lutte et abandonner les objectifs de libération des peuples opprimés.
Seule la justice, c’est-à-dire concrètement le retrait de tous les territoires occupés par Israël, la libération des prisonniers palestiniens et libanais et le droit au retour des réfugiés, est le premier pas pour une vraie solution.
 
Où que nous soyons et que nous luttons, que vive notre solidarité indéfectible avec la lutte héroïque des peuples palestiniens et libanais contre le sionisme !
 
11.8.2006
 
Les prisonniers politiques d’ACTION DIRECTE
Nathalie MENIGON
J.Marc ROUILLAN
Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Dimanche 14 janvier 2007 7 14 /01 /2007 11:45

Clip pour la

libération des prisonniers

d’Action directe

dit par 

Charlie Bauer

Cliquez Ici

 

 

 

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Mercredi 24 janvier 2007 3 24 /01 /2007 07:00

Clip sur la manifestation à Lannemezan du 24 février 2007.

Pour le clip, cliquez ici

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Jeudi 25 janvier 2007 4 25 /01 /2007 22:20

Le pays du dedans

 A six mètres du sol, un accent aigu de béton tranche l’azur telle la lame d’une faux. Par la force des intempéries, à peine si tout en haut, le ciment se colore de mousses vertes et d’obscures lies brunes. Les beaux jours, le mur tire de sa règle d’écolier un trait bleu dans le ciel sage comme à l’étal des marées. Et les diagonales d’or dénoncent de leur doigt de lumière crue nos sombres précipices.
Par mauvais temps, les nuages bas épousent les aplombs et les fers immobiles. Inlassablement, le vent frappe sur la paroi leurs fronts mouillés en un gigantesque et impuissant bélier.
Des points d’argent aiguisées pareilles à des épées couronnent le glabre vertical. Et d’interminables guirlandes d’acier barbelé servent de perchoir aux linottes et autres chardonnerets. C’est là que les oiseaux se donnent rendez-vous pour s’attrister au spectacle des hommes en cage.
 
Sur le plateau, au centre de la lande des sorciers, nous survivons prisonniers. Si près de vous et à la fois si éloignés. Depuis des lustres, nous sommes partis, pour certains d’entre nous, déjà deux décennies… Et toute une vie a passé jusqu’à s’en trouver étranger. Sans visa, ni carte de séjour, nous formons une colonie apatride résonnant à la discordance du troupeau commun. Le peuple des prisons transhume sans nom, tatoué pareil au bétail. Immatriculé telles des autos. Et nous numérotons jusqu’à nos amours téléphoniques. « Pour l’étranger, veuillez taper le code correspondant. » Et sur le cadran s’inscrit alors notre code néant : matricule zéro. Zéro, zéro… Nous, les brebis égarées à qui les matons tondent la laine sur le dos. Nous les moutons noirs qui osèrent jouer aux loups et qui l’étions peut-être dans les songes de nos enfants. Nous, viande à mironton judiciaire, ni homme ni bête, ni mort ni vivant, sommes vos dissemblables. Jusqu’à la nausée. Jusqu’à la nausée. Jusqu’à l’infinie altérité.
 
En voyageant sur l’autoroute, avez-vous aperçu le long mur gris nous séparant de vous ? Notre navire ensablé sur la vague des blés ? Non ? Pourtant rappelez-vous l’éclair bistre à hauteur de l’aire de Bandouliers. L’endroit porte si bien son nom. Pourquoi espérer en vain, vous ne nous voyez plus. Personne ne nous attend. Nous sommes absents de votre citoyenneté, sauf peut-être dans la terreur intime des obéissances et du savoir vivre en société. « Mange ta soupe », « tiens-toi droit », « étudie ta leçon », « passe ton bac », « ne mets pas tes doigts dans le nez », « ne quitte pas ton poste », « obéi aux patrons », « ne lâche pas le volant », « pointe à l’ANPE », « meurt pour la patrie »…
Pour nous, comme tout ça est loin. Nous avions quitté les rives de vos vies pépères pour l’aventure outremer. Et vos juges nous l’ont fait payer d’un prix sans égal en nous expédiant dans un pays inventé et pourtant bien réel, et cruel jusqu’à la tyrannie déguisée.
 
Notre pays est un carré. Comme notre cellule. Comme notre cour de promenade. Comme le règlement imbécile qui nous gouverne. Et si nous le réunifions tout entier de Loos-les-Lille au bagne Vauban de l’île de Ré, il ne serait pas plus grand qu’une principauté… Toujours aussi carré. Solidement encadré de miradors et de barbelés.
Notre pays n’a pas de drapeau ou peut-être le gris du mur si haut. Il n’a pas de Marseillaise, sinon un très vieux blues, rythmé par le lent balancement de la chaîne. Sa population s’y reproduit par génération spontanée. Les nouveaux venus débarquent en troupes de longs cars bleus. Les plus anciens, ceux qui ont survécu malgré tout, disparaissent derrière les portent blindées, solitaires, un sac plastique à chaque main. Les autres, les malchanceux de la guillotine de hasard, s’en vont dans leur sac plastique avec sur le ventre, les trois lettres fatidiques : « DCD ».
 
Notre pays ne connaît pas la nuit, une nuit pour de vrai, où nous apercevrions le lugrams, l’étoile du berger de nos aînés et où nous poursuivrons à perdre haleine la course des constellations. Nous sommeillons plongés dans la lueur plongés dans la lueur agrume comme les bêtes mortes dans le formol. Nous ne dormons jamais profondément, nous nous évanouissons à l’éclipse des rondes. Devant les fenêtres myopes, les projecteurs mouchards traquent nos rêvent migrants. Ils lissent et relissent le long mur jusqu’à l’aube inutile.
 
Notre pays ne connaît pas le jour. Ni le matin, ni le midi, ni le crépuscule. Seule une heure sans cesse répétée en une seule journée, en une seule saison jusqu’au jugement du jour dernier. Jusqu’à la dernière goutte du reliquat pénitentiaire. Sans sursis, nous sommes condamnés au temps qui passe, à l’éphémère de nos perpétuités.
Il y a belle lurette que nous n’inscrivons plus de petits bâtonnets au mur des cachots. Nous nous réjouissons avec amertume à la crémation du calendrier des postes. Et nous semons des boulettes de pain dur pour retrouver le chemin de l’éternel retour. Lorsque vous surprenez un pensionnaire jeter des miettes par la fenêtre, n’imaginez pas qu’il nourrisse les moineaux. Non, il craint de se perdre.

« Un jour, je m’en irais voir ailleurs si j’y suis ». Et le bon sens de notre peuple rumine l’incorrigible optimisme en barrant de deuil l’éphéméride « nous n’avons jamais été aussi prés de la sortie ».

 

 

 

 

 
Bien que nous ne soyons pas idiots, nous nommons le banal espoir de voir l’autre côté du mur, la « liberté » ! J’en vois certains rire sous cape. Ne vous moquez pas ! Dans votre pays, nous connaissons des clairières ensoleillées et ignorées de vous tous. Et nous n’avons jamais oublié leurs sentiers lumineux.
Comme les grillots au pied des baobabs, les plus vieux, ceux que nous baptisons chibani, expliquent au plus jeunes pourquoi il n’y a rien à attendre des comédies et des faux procès du dehors. La frontière n’est qu’une ligne dans le ciel. La liberté se vole aux puissants comme les pickpockets tirent les larfeuilles aux bourgeois. Et si ça ne suffit pas, nous bataillerons avec le populo quand les soirs se parfumeront à nouveau de poudre noire (comme nos idées) et rouge aussi (comme le sang colorant l’histoire).
Et sempiternellement, nous lorgnons cette frontière à six mètres du sil. Nos désirs et nos désespoirs y étendent à sécher leurs fantômes coton. Dans le souffle du vent, nous appelle le chuchotement du rectiligne horizon. Nous répondons car nous ne sommes jamais loin. Comme si nous ne pouvions prendre le large. « J’aimerais tant escalader et courir dans la campagne même un instant… si court soit-il. »
 
Ailleurs, et il n’y a pas si longtemps, après avoir joué à d’interminables réussites, le petit sarde à la tête de pirate (il s’appelait Enzo), sauta les grillages et traversa le no man’s land. Si ce n’était le fracas des détonations, un étrange silence pesa sur le pays tout entier. Chacun retint sa respiration. Le moindre de ses gestes fut épié. Et, si l’italien avait redécouvert la secrète formule de la poudre d’escampette ?
Dans le ciel, il redressa l’échelle et grimpa tout en haut. Il ne semblait pas pressé comme s’il prenait tout son temps. Qu’il savourait chaque barreau enfin horizontal.
Il y était ! A califourchon sur la frontière !
Et dans nos mémoires à jamais, sa silhouette se figea en statue équestre.
Les balles ricochaient sur le béton et fusaient en criant. Il progressa courageusement de quelques mètres. Soudain, il sembla hésiter et se pencha en avant. Puis releva lentement le visage au ciel, serra ses mains sur sa poitrine et imperceptiblement glissa. Son corps tomba de l’autre côté, dans votre pays.
 
 
 
Jann Marc ROUILLAN
Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 21:36
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Lundi 29 janvier 2007 1 29 /01 /2007 22:00

Organisé par le Collectif Contre Culture du CICP

A partir de 13h

Plus de détail : Cliquez-ici

Rap Conscient : http://www.rap-conscient.com/

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Mercredi 21 février 2007 3 21 /02 /2007 19:00

20 ans YA BASTA ! Oui, bien sûr !

Cependant, l’Etat s’en moque ; sa vengeance, il la veut par un repentir et nos têtes baissées !
Ce qu’il n’aura jamais.
Mais, il a un autre plan : celui de nous tuer à petit feu dans ses geôles infâmes. Pour cela, il a créé un deuxième outil : ses cours spéciales – institutions étatico-civiles – qui sauront lui obéir avec la plus grande servilité. A nos demandes de conditionnelles, claquera un NON !, sans aucune explication crédible. Car, si pour nous la solidarité est une arme, pour l’Etat c’est le mensonge qui en est une. D’ailleurs, le prétexte fallacieux est déjà avancé par voie médiatique : nos dossiers de conditionnelle seraient ni sérieux, ni solides.
Ce qui est totalement faux !

Cependant, pour nous, militant-e-s emprisonné-e-s du fait du combat révolutionnaire mené par l’organisation communiste Action directe, nous sommes sûrs de notre route : celle des insoumis à l’ordre bourgeois. Tant que des femmes et des hommes porteront des idées communistes, les impérialistes au pouvoir frémiront jusqu’à ce que la peur les gèle dans leurs manoirs sécurisés à outrance.

Nous ne sommes pas les seul-e-s à porter ces idées vers l’avant pour une société future par le passage du socialisme réel au Communisme de paix et de fraternité-sorellité ;
Un Communisme anti-impérialiste, pour la naissance d’un monde de travailleurs pour le bien-être de chacun-e et non dans le seul but de « gagner sa vie », mais bien pour construire une civilisation pour l’Humanité Unie, et dans un lien respectueux de la Terre sera enfin possible.
Le racisme s’affaiblira jusqu’à son extinction pour sauver la Planète et par une unification des peuples afin d’en finir avec la famine, et la dichotomie entre pays dit pauvres et dit riches.

Depuis la nuit des temps homo sapiens sapiens, les peuples sont nomades. C’est là une raison suffisante pour que tout pays accueille sur « son » sol des émigrants, des femmes, des hommes et des enfants porteurs de leur histoire culturelle. Il n’y a pas de nomades légaux ou illégaux, il n’y a que des êtres humains qui désirent Vivre Libres.
Ne laissons aucune justice prendre le pas sur nos consciences de femmes et d’hommes, libres militants.

Pour que le chemin devienne la peinture de nos volontés révolutionnaires, agissons Ensemble pour vaincre !
Tout cela pour empêcher le génocide de l’Humanité et de la destruction de la planète.
Pour la libération des prisonniers politiques et révolutionnaires d’Action directe , basques, corses et anti-fascistes, ainsi que les bretons solidaires.
Et la libération du militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah.

Nathalie Ménigon
militante communiste emprisonnée d’Action directe
21.02.2007

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Action Directe
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Campagne 2009 pour Abdallah

A eu lieu
21 février - EnsisheimCompte-rendu]

07 mars - Belgique
- [Secours Rouge]
22 mars - Bordeaux - [Compte-rendu]
25 mars - Paris
- [Compte-rendu]
26 mars - Paris[Détail
28 mars - Paris - [Compte-rendu]
04 avril - Strasbourg - [Tract]
10 avril - Méricourt - [Compte-rendu]
17 avril - St Denis- [Annonce]

19 avril - Bagnolet- [Annonce]

01 mai - Paris - [Tract]
04 mai - Arras - [Communiqué LL]
05 mai - Paris - [Article]

15 mai - St Denis[Compte-rendu]

17 octobre - Bordeaux - [Compte-rendu]

24 octobre - Pau - [Compte-rendu]
24 octobre - Paris - [Compte-rendu]
01 décembre - Tarbes - Procés ADN [Compte-Rendu]

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