EXTRAIT DU COMMUNIQUE DE
L'AGEN

LIBERATION IMMEDIATE DE GEORGES ABDALLAH
EXTRAIT DU COMMUNIQUE DE
L'AGEN
Communiqué de l’AGEN -_-_-_- Mercredi 10 janvier
2007
Le procès mascarade reprend…Naïma ne doit pas être exclue de la fac !
Ce jeudi 11 janvier la section disciplinaire se réunit pour juger une militante de notre syndicat. Cette nouvelle convocation n’est autre que le renvoi de la section qui devait se dérouler le mercredi 22 novembre 2006 ; le rassemblement de soutien qui s’est tenu ce jour là a permis ce report. La direction de l’université attendait un moment propice pour faire condamner Naïma.
Pourquoi Naïma est-elle poursuivie ? Naïma risque une exclusion définitive de l’université, sentence potentiellement prononcée par une direction animée par une volonté de vengeance. On cherche à faire taire une syndicaliste qui dérange et qui lutte pour les droits étudiants avec acharnement. Son combat sans concession contre les expulsions de logement des étudiants de la cité-U et contre la banalisation du racisme universitaire est à l’origine de la procédure en cours. Le dossier est vide car le CROUS et la direction l’accusent « d’usage de faux » alors qu’elle n’a jamais fourni le document incriminé. A travers elle, c’est l’AGEN, notre syndicat de combat, qui est visé et l’ensemble du mouvement étudiant menacé par l’extension des mêmes mesures répressives.
Une commission de discipline fantoche. Olivier Audéoud, président de Paris X, prétend instaurer l’ordre en étranglant les libertés syndicales. Nous dénonçons une machine disciplinaire bien rôdée qui permet à la présidence d’être à la fois juge et partie. La direction poursuit notre camarade et la juge dans une instance à ses ordres. Les procédures légales ne sont pas respectées : ainsi l’avocat qui défend notre camarade n’a jamais eu accès au dossier complet pour préparer la moindre défense. L’université de Nanterre fonctionne comme une féodalité gérée par le fait du prince où l’étudiant n’a pas voix au chapitre.
Deux poids, deux mesures. Les jugements rendus par le conseil de discipline sont éloquents : Les étudiants défavorisés et les militants sont condamnés par avance. Les amis de la présidence, les enfants de personnalités bien placées, les affiliés aux syndicats maison sont tous relaxés. « Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir » Cette phrase de La Fontaine détonne par son actualité.
Avec le soutien des syndicats étudiants CNT, Cultur’PX, Collectif pour une Unef Unie et Démocratique, et avec celui de professeurs et personnels CGT, FO, Snasub-FSU, Snesup, nous protestons contre la multiplication des procédures disciplinaires.
La fascisation se renforce. Malheureusement cette répression n’est pas le seul fait de l’université elle est un élément important de la fascisation du pays. On peut évoquer notamment les expulsions de logements, les reconduites à la frontière, les syndicalistes licenciés, les milliers de jeunes réprimés des derniers mouvements sociaux.. La criminalisation des plus fragilisés et de ceux qui les défendent permet aux dirigeants de maintenir la paix sociale.
Contre l’injustice et l’arbitraire nous continuons notre mobilisation et appelons les étudiants, enseignants, et personnels à rejoindre le « Collectif contre le sécuritaire à Nanterre » dont la réunion à lieu tous les mercredi à 12h30 dans le hall du bâtiment C.
Dans les jours qui viennent nous appellerons à de nouvelles initiatives.
SEULES LES BATAILLES QUE L’ON NE MENE PAS SONT PERDUES D’AVANCE.
LA SOLIDARITE EST UNE ARME !
ENSEMBLE, NOUS VAINCRONS !
Association Générale des Etudiants de Nanterre
NAIMA, EXCLUE DE L’UNIVERSITE DE NANTERRE !
LA CHASSE AUX MILITANTS
S’AMPLIFIE SUR LES CAMPUS
DE FRANCE
Naïma, militante du syndicalisme de combat, a été condamnée à une exclusion de « deux ans fermes de l’Université de Nanterre » par un jugement scélérat du conseil de discipline daté du 11/01/2007.
Dans cette affaire les autorités avancent masquées. Le dossier est totalement vide (cf. interview de Naïma sur www.agen-nanterre.net) Quel est son crime ? Qui a organisé les poursuites ? En fait, il s’agit d’un règlement de comptes politique orchestré par la direction de l’Université et le CROUS contre Naïma et son syndicat l’AGEN. Tout a été fait pour dépouiller Naïma de ses engagements militants, pour la présenter en délinquante, pour la juger en gangster. Les réactionnaires bourgeois ont toujours utilisé ce procédé. Pour eux, les résistants sont des terroristes ; les militants sont des voyous. Depuis des années, des responsables de l’université, du ministère ou des organisations réactionnaires se demandent comment faire interdire l ’AGEN. Etrange coïncidence : au moment où l’on expulse Naïma, deux militantes de l’AGEN, Faïza et Emeline ont été informé par le CROUS du refus de les réadmettre en cité-U…
Que fait-on payer à Naïma ? Son engagement contre l’apartheid universitaire, les discriminations, les expulsions de logements de la cité-U. Toujours en première ligne lors des combats pour l’égalité des droits, contre la politique sécuritaire qui a balayé les franchises universitaires et fait rentrer la police sur les facs, Naïma avec ses camarades de l’AGEN, est aussi solidaire des révoltés des quartiers populaires et en tant que déléguée à la Coordination Nationale en 2006 elle a revendiqué le retrait du CPE, du CNE et de toute la loi LEC, acceptée par les réformistes. Son combat, celui de l’AGEN, est aussi celui des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, contre l’impérialisme et toutes les formes de colonialisme, d’agression comme en Palestine, en Irak, au Liban, en Afrique et dans tous les pays opprimés.
Une réalité crève les yeux. Un tribunal interne composé de nantis et de pseudo-syndicalistes aux ordres a exclu une étudiante consciente issue des milieux populaires. C’est le cas pour 80% des sanctions prononcées par ces conseils de l’injustice que sont les conseils de discipline. Le sort des étudiants enfants du monde ouvrier est édifiant : on sélectionne, on sectorise et pour les plus conscients, on poursuit ou l’on chasse. Les quelques uns qui s’en sortent serviront de supports de propagande pour le système de classe. Ainsi, l’avenir de Naïma est brisé par la même institution qui se gargarise de « l’égalité des chances » et de « l’ascenseur social ». Force est de constater qu’on ne veut pas de la réussite scolaire des jeunes vivant dans les quartiers qui ont fait peur à la douce France un certain novembre 2005.
Nous n’oublierons pas le rôle joué par la police syndicale. L’Unef qui défend un syndicalisme de cogestion s’est mise au service de la répression par hostilité envers l’AGEN. L’Unef, du bureau national à sa section locale, a préparé, activé puis défendu comme une victoire l’exclusion de Naïma. L’Unef-PS remplit à merveille son rôle de mouchard et de gendarme du monde étudiant, rôle qu’elle endosse après celui de fossoyeur des luttes. Il faut noter que le conseil de discipline qui a condamné Naïma était composé de huit membres du Conseil d’Administration, quatre enseignants et quatre étudiants : Jeanine Revel (professeur de droit), Eric Phelipeau (enseignant de sciences politiques), Guiseppe Garguilo (professeur de langues) Jacky Barreau (professeur à l’IUT). Jean Gireaud (Unef), Laurent Bala (Unef), Katia Vasquez (Unef) et Stéphane Blémus (UEJF).
A Nanterre, c’est la seconde fois qu’un militant est renvoyé à la suite d’un acharnement répressif qui vise à vider les facs d’une expression de lutte radicale. En 2004, un étudiant, Sébastien Schiffres, avait été jeté en prison à la demande expresse du sinistre Audéoud (actuel président de l’Université de Nanterre) suite à une action anti-sécuritaire. A Strasbourg, Nittisch, étudiant mauricien délégué de la Cooordination Nationale durant le mouvement anti-CPE, vient d’être exclu de sa fac pour s’être révolté contre les autorités. Devant Toulouse Le-Mirail, et un peu partout en France, les contrôles policiers systématiques préparent les rafles d’étudiants sans-papiers.
Un bruit de bottes se répand sur les campus au même rythme que la fascisation qui frappe la France. Tous les lieux de regroupement collectif (quartiers populaires, grosses entreprises, lycées, facs,) sont quadrillés et les luttes qui s’y déroulent sont criminalisés. Qui parle encore des centaines de poursuivis et condamnés des révoltes des quartiers populaires et du mouvement contre la Loi sur l’Egalité des Chances ? La lutte pour la réintégration de Naïma n’est pas isolée, c’est une lutte pour la sauvegarde de libertés et de droits fondamentaux, c’est une lutte contre la fascisation.
Que les traîtres du syndicalisme étudiant et leurs commanditaires du pouvoir bourgeois sachent bien que l’AGEN est l’expression d’une revendication sociale trop juste et trop conforme aux aspirations des étudiants les plus défavorisés pour fléchir avant d’avoir réalisé son objectif : la naissance d’un mouvement révolutionnaire de la jeunesse avec comme aiguillon l’affranchissement des opprimés par eux-mêmes.
TOUS UNIS ET SOLIDAIRES AVEC NAIMA !
EXIGEONS SA REINTEGRATION !
NON A
ET DE CEUX QUI LUTTENT !
Signez la pétition sur
Pour tout contact : agenparis10@hotmail.com
NAIMA EXCLUE DEUX ANS DE L'UNIVERSITE DE NANTERRE
SON CRIME : ETRE UNE SYNDICALISTE DE COMBAT !
Un bruit de bottes se répand sur la France. MEETING DE SOLIDARITE
Pour maintenir la paix sociale, la bourgeoisie déploie un arsenal de lois sécuritaires.
TOUS UNIS CONTRE LA REPRESSION !
MERCREDI 14 FEVRIER 2007
UNIVERSITE DE NANTERRE AMPHI E3 à 11H30
Pour que Naïma, Angelo, Amandine, Khadija et tant d'autres ne soient pas seuls face à la répression,
nous devons tous nous élever et faire notre possible pour obtenir leur réintégration et l'arrête des poursuites.
Plus d'infos sur le site de l'AGEN. Cliquez ici
Signez l'APPEL
Les détails sur le site de l'AGEN
Nouveau Blog pour l'AGEN : http://agen-nanterre.over-blog.com
Les camarades de l'AGEN, membres du Collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah, viennent d'ouvrir un blog.
Penser à ajouter l'adresse dans les liens favoris de vos sites !
Dés à présent de nombreux articles sur ce blog :
Qu'est-ce que l'AGEN : Article Ici
[Extraits]
- L’Association Générale des Étudiants de Nanterre est née au début des années 1990 suite à une lutte intense au sein de l’UNEF.
- Nous défendons notamment les étudiants issus du monde ouvrier et des pays dominés car ces étudiants subissent de plein fouet la sélection, l’échec organisé et de nombreuses
discriminations.
- Notre syndicat défend le syndicalisme de combat, toujours du côté des luttes et non de la conciliation.
-
Notre point de vue s’appuie sur le fait que les luttes étudiantes font partie des luttes de classes. Nous vivons dans une société divisée en classes, il n’existe pas de paradis
artificiel pour y échapper.
- L’hostilité aux immigrés et à leurs enfants garde toujours son caractère meurtrier à l’ombre de la forteresse Europe. Le racisme banalisé et revanchard issu de la guerre d’Algérie renforce un
racisme d’État qui divise «au nom de la République ». Cette face cachée organise en fait une exploitation sous la forme de l’esclavage moderne. C’est pourquoi chaque combat de
l’immigration est le nôtre.
- elle se place résolument du côté des opprimés, elle combat l'impérialisme de son propre pays : l'impérialisme français, et combat le sionisme comme une idéologie raciste et
coloniale.
Article :
La seconde mort du CHE
Le lundi 22 octobre 2007, Naïma, étudiante et syndicaliste de l’AGEN, a reçu une
convocation pour une audience au tribunal de grande instance de Nanterre. Naïma est accusée d’avoir « frauduleusement altéré la vérité dans un écrit », en l’espèce un
certificat de scolarité.
Vendredi 30 novembre 2007, la 15ème chambre correctionnelle de Nanterre a tenu audience contre la camarade Naïma.
40 ANS APRES MAI 68, NON A LA NOUVELLE LISTE NOIRE !
Le jeudi 13 mars 2008, un camarade de l'AGEN a été convoqué au commissariat de Nanterre. Marco a été immédiatement placé en garde à vue puis longuement interrogé. A sa grande stupéfaction, il
s'est vu accusé de "violences aggravées sur agent assermenté" suite à une plainte du service de sécurité de Nanterre. D'autres militants de l'AGEN (Association Générale des Etudiants de Nanterre)
seraient prochainement convoqués.
Dans les circonstances actuelles de la France sécuritaire ce type d'accusation qui s’appuie sur les déclarations de vigiles mène de plus en plus souvent à de LA PRISON FERME
!
Les faits incriminés remontent selon la version présentée par le service de sécurité à un jour de mobilisation du mouvement contre la loi d'autonomie (LRU) au mois de décembre 2007 à Nanterre. Il
s’agit donc pour la direction de Nanterre (et selon une vieille formule de la répression) de se venger et de désigner des boucs émissaires après le mouvement contre la loi LRU. Il s’agit aussi,
après l’exclusion ferme de Naïma de l’université de Nanterre, d’un nouvel épisode de l’acharnement antisyndical contre l’AGEN.
NON A L’ACHARNEMENT ! NON A LA CRIMINALISATION !
JE SIGNE POUR L’ARRET DES POURSUITES CONTRE LES MILITANTS DE L’AGEN
Pour signer la pétition, cliquez Ici
Pour aider financièrement (1800 euros à payer suite aux poursuites de l'université et du CROUS contre naïma)
contacter : agenparis10@hotmail.com
L'article sur le site de l'Agen : http://agen-nanterre.over-blog.com/article-18389024.html
Luttes sociales, arrestations, procès, incarcérations... BASTA !
Depuis plusieurs années, le développement des luttes sociales en France s'accompagne du développement de l'arsenal sécuritaire et répressif. En effet, la contre révolution préventive s'organise pour empêcher ou réprimer toutes les révoltes sociales. Cet arsenal s'accompagne d'une restriction des libertés démocratiques. Pour légitimer le régime de contre révolution préventive la bourgeoisie agite les chiffons du terrorisme et de « la peur des barbares » c'est à dire des jeunes issus des quartiers populaires. Le 11 septembre et les révoltes de novembre 2005 servent de prétexte pour l'élaboration et l'application de mesures fascisantes. L'affaire Tarnac, le procès des jeunes ayant participé a un rassemblement en soutien à la révolte en Grèce, les procès des lycéens et étudiants mobilisés lors du mouvement contre la LRU de l'année dernière... La liste est longue et se rallonge au fur et à mesure que les jours passent . La répression s'intensifie et la réponse apportée à cette répression reste trop faible et éparpillée.
En effet, les lois existantes permettent l'arrestation et l'incarcération de tous ceux qui luttent et estiment que le capitalisme est un horizon dépassable. Ce sont ceux qui remettent en cause l'ordre établi et jugent que la révolte est légitime qui sont arrêtés et jugés. En plus des milliers de personnes qui ont été arrêtés ou jugés pour leurs participations ou actions à des luttes s'ajoute le cas des prisonniers politiques dont les cas sont très peu connus. Georges Ibrahim Abdallah est un exemple de prisonnier politique maintenu dans les geôles françaises car il n'a jamais accepté de renier son engagement. Emprisonné il y a maintenant plus de 25 ans, ce communiste libanais engagé dans la lutte pour la libération de la Palestine est maintenu alors qu'il est libérable. La loi Dati sur la rétention de sûreté permet le maintien de sa détention.
Pour pouvoir lutter efficacement et ne pas céder à la tentative d'intimidation qu'est la répression, nous devons nous unir au sein d'un collectif contre la répression. Estimer que la répression est une question secondaire est une erreur. La situation actuelle nous prouve le contraire et c'est seulement en s'organisant contre la répression qu'on pourra résister et développer les luttes.
Sur la fac de Nanterre, Marco, un étudiant ayant participé au mouvement contre la LRU de l'année dernière passe en procès le mardi 3 février à 9h au TGI de Nanterre. Sous des prétextes grotesques, ce qui lui est reproché c'est son engagement militant. Marco, sympathisant de l'AGEN n'est pas le premier militant de notre syndicat a être pris pour cible. En effet, voilà plusieurs années que la direction de l'université tente de nous mettre des bâtons dans les roues par exemple en ayant exclu Naima de la fac il y a maintenant deux ans.
Nous appelons tous ceux qui sont épris de justice et qui veulent lutter contre la répression à venir au procès de Marco.
A Rennes, un collectif contre la répression politique : « les Bonnets Rouges »s'est monté récemment. Dans la même perspective que ce collectif voila quatre objectifs qui nous semblent essentiels:
1. Rendre visible les cas de répression politique en région parisienne,grâce à
l’organisation de rassemblements, de concerts de soutien et par la production de textes.
2. Diffuser un guide de défense juridique lors des manifs, rassemblements, actions,
grèves, pour que personne ne reste impuissant face à la complexité des procédures judiciaires et policières.
CONSTRUISONS UN FRONT UNI CONTRE LA REPRESSION !
AGEN (Association Générale des Étudiants de Nanterre)
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A eu lieu 19 avril - Bagnolet- [Annonce]
01 mai - Paris - [Tract] 15 mai - St Denis - [Compte-rendu] 17 octobre - Bordeaux - [Compte-rendu]
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