Liban - Palestine

Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /2006 07:00

Palestine - 04-10-2006
Un entretien avec Adel Samara
Par Julien Salingue et Amélie Boiteux

--> L'article sur ISM

Adel Samara est un économiste et écrivain palestinien. Il vit à Ramallah. Il est journaliste au quotidien AlarabOnline et directeur du Centre oriental pour les études culturelles. Il dirige également la revue palestinienne trimestrielle Kana’an. Il a publié de nombreux livres traitant de la question palestinienne, malheureusement pas traduits en Français à ce jour. En novembre 1999, il fut l’un des 20 signataires d’un appel dénonçant la corruption, le manque de démocratie et les trahisons de l’Autorité Palestinienne. Cela lui a valu d’être arrêté par la police palestinienne à l’époque.

Les Israéliens disant qu'ils combattent pour garder l'Etat juif pur et les Palestiniens disant que nous sommes sur notre propre chemin vers un Etat indépendant avec "l'Autorité Palestinienne Indépendante".

La classe dirigeante palestinienne agit et parle comme s'il y avait deux Etats, mais en pratique il y a seulement un Etat : notre marché est entièrement ouvert à leur marché, la monnaie israélienne est notre monnaie, l'armée et la police israéliennes peuvent contrôler tout le monde, partout…
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Pouvez-vous nous dire, en quelques mots, comment comprendre ce qui se passe dans la région, rapporté aux derniers développements de la mondialisation capitaliste ?

Je pense qu'un des buts principaux de la mondialisation est d’intégrer le Moyen-Orient au capitalisme mondialisé, d’appliquer la mondialisation dans le Moyen-Orient.

Ce qui arrive ici n’est pas seulement dû au fait qu’Israël constitue une base pour l'impérialisme, mais c'est principalement à cause du pétrole, qui est le sang de la mondialisation dans la période actuelle.

La domination des pays pétroliers, de la région du pétrole, permettrait aux Etats-Unis de contrôler l’ensemble du développement, partout dans le monde, surtout le développement de la Chine, de l’Inde, et bien sûr de l'UE. Ainsi, dans cette région il y aura de plus en plus de guerres et la situation ira en s’empirant.

Dans ce cadre, Israël n'est pas un Etat normal, et ne sera jamais un Etat normal, parce qu'Israël joue un rôle fonctionnel dans l’agenda et le projet global des Etats-Unis, comme nous l'avons vu récemment avec la guerre du Liban.

La guerre au Liban a ouvert l'esprit des gens sur beaucoup de problèmes importants :

L’un d'eux, l’un des plus important, est qu'Israël ne gouverne pas le monde (ceci était dans l'esprit de beaucoup d'analystes et d’éditorialistes). Israël fait partie de l’entreprise multi multi multinationale, le capitalisme, et les Israéliens possèdent leurs propres actions dans cette entreprise.

Et dans le même temps, il y a des actionnaires arabes dans la même compagnie.

Pendant longtemps, il y avait des éditorialistes arabes qui disaient : "Les juifs contrôlent le monde, c’est pourquoi nous sommes contre la religion juive et nous combattons comme Musulmans…".

Maintenant les choses sont devenues claires, et même en Israël on se rend compte qu'Israël a été utilisé par les Etats-Unis pour permettre à l'administration Bush de contrôler le Liban.

Un autre problème, peut-être le plus important de tous, est qu’il est maintenant clair pour tout le monde que la plus grande partie des classes dirigeantes arabes joue aussi un rôle fonctionnel dans le développement du capitalisme mondialisé dans la région.

Dans les premiers jours de la guerre au Liban, l'Egypte, l’Arabie saoudite, la Jordanie… disaient que le problème était le Hezbollah, qu'ils qualifiaient d’aventuriste, et ils demandaient à Israël d’en finir avec le Hezbollah aussi vite qu'ils pourraient. Ces régimes jouent le même rôle qu'Israël, mais d’une façon différente.

Il y aura de plus en plus de guerres dans la région, et les classes dirigeantes arabes joueront un rôle fonctionnel dans ces guerres : comme Israël est allé au Liban pour détruire le Hezbollah et la résistance, les régimes arabes combattront, continueront leur agression contre les masses arabes, contre les classes pauvres, contre, en général, la résistance dans le Moyen-orient.

Parce que la résistance est non seulement une résistance contre l'occupation, mais aussi contre la classe capitaliste, les compradores, les régimes corrompus, etc. Israël a perdu la dernière guerre, mais Israël a aussi emporté une victoire : maintenant les régimes arabes travaillent directement et ouvertement pour Israël.

Je pense que le régime palestinien a été construit pour jouer et qu’il jouera aussi un rôle fonctionnel pour les objectifs d'Israël et des Etats-Unis. C’est pourquoi tout mouvement de résistance doit choisir entre construire un « régime palestinien patriotique indépendant » (sous l'occupation) et combattre contre Israël et l'occupation.

Ce sont les caractéristiques principales de la place du Moyen-orient, d’Israël, et des régimes arabes à l’époque de la mondialisation.

Que pouvez-vous nous dire à propos des résultats des dernières élections en Palestine ? Pensez-vous, comme quelques-uns le disent, que c'est « la fin du processus d'Oslo » ?

Je suis en désaccord avec les Palestiniens qui répètent tout le temps que "le processus d'Oslo est mort" et que les élections ont ouvert une nouvelle situation, une nouvelle période.

Un des produits d'Oslo est l'Autorité palestinienne (AP) : auto-administration, autonomie, Etat indépendant… à la fin, c'est un processus continu. Et les élections ont eu lieu sous le parapluie d'Oslo, dans les termes exacts des accords d'Oslo. Je pense que tous ceux qui ont dit que les élections ont eu lieu après le processus d'Oslo ou qu’elles ont mis fin au processus d'Oslo n’ont pas raison.

Ceux qui disent cela essaient de justifier leur disposition à faire des compromis avec Israël et l'occupation. Tous les groupes qui ont participé aux élections sont beaucoup plus prêts à faire des compromis avec Israël qu'ils ne sont convaincus qu'Oslo est mort.

Si vous dites qu'Oslo est fini, vous devez dire aussi que l'Autorité Palestinienne devrait être dissoute. Après cela, vous pourrez dire qu'Oslo est fini.

Ce qui confirme ceci est que le nouveau gouvernement, le nouveau conseil législatif, dirigé par le Hamas, insiste encore sur le fait qu'ils doivent rester au gouvernement, même si depuis les élections ils n’ont pas gouverné une heure : tout est paralysé, gelé… mais ils veulent encore se maintenir dans leur situation. Cela signifie qu'ils rêvaient d’être la direction politique [des Palestiniens], ou au moins dans la direction politique.

D’accord, exercer la direction politique est le dessein de tous les partis politiques. Mais ici vous devez choisir entre être à la direction politique de l'auto-administration, l'autonomie, sous le parapluie des accords d'Oslo, ou être à la direction politique du peuple, par la lutte, hors d'Oslo, hors du compromis, menant le peuple vers la libération.

J'ai discuté de toutes ces choses avec les gens du Hamas quand ils m’ont demandé de participer avec eux [au nouveau gouvernement] en me disant qu’ils me donneraient la place que je voudrais.

Je leur ai dit que, parce que je suis contre les accords d'Oslo, je ne participerai pas à quoi que ce soit qui constitue une reconnaissance des accords d'Oslo.

Je leur ai dit qu' à cause d’Oslo, Israël peut nous couper l'oxygène quand ils veulent, c’est ce qui est arrivé, et maintenant que font-ils ? Parler et négocier avec le Fatah et d’autres partis pour construire un gouvernement d'Unité Nationale. Sous le parapluie d'Oslo…

A propos des résultats des élections. En tant que Palestinien habitant ici, je peux vous dire que notre société n'est pas une société fondamentaliste.

Il y a beaucoup de gens laïcs dans la société palestinienne, mais ils ont élu le Hamas parce que l'autre régime était totalement corrompu. C'était incroyable comme les dirigeants arnaquaient le peuple palestinien ouvertement. Donc les gens cherchaient une forme d'alternative. Il n’y avait pas d’alternative laïque, libérale, ou même socialiste… Alors les gens ont choisi le Hamas.

Même des Chrétiens ont voté pour eux. C’est pourquoi je pense que c'est une erreur de regarder les résultats des élections et de dire que la plupart des gens sont des supporters du Hamas. Ils ont voulu le changement, et ils n'avaient pas peur du changement, parce que le régime précédent était considéré comme ce qu’il peut y avoir de pire…

Permettez-moi d'ajouter quelque chose. Les élections elles-mêmes sont une espèce de ce que nous pouvons appeler «démocratie financée», financée à partir des centres de l’impérialisme. C’est une nouvelle forme de démocratie.

Quel genre de démocratie est une démocratie qui est soutenue et installée par les donateurs, par les centres capitalistes ?

Nous pouvons voir le résultat maintenant, il n’y a plus d'argent. Cette démocratie financée est une démocratie dans laquelle vous devez voter, vous déplacer, agir… comme ils, les donateurs, veulent que vous fassiez.

Les discussions à propos d'un gouvernement d'union nationale ont commencé. Mais il y a quelques mois, beaucoup d'analystes parlaient d’une aile du Fatah qui était prête à renverser le Hamas. Que pouvez-vous nous dire sur ce sujet ?

Le Hamas et le peuple palestinien ont eu la chance que les derniers mois furent très difficiles et agités dans la région et dans la vie politique palestinienne.

C'était très difficile pour les fascistes de faire un coup d'Etat soutenu par Israël, les Etats-Unis et les régimes arabes. Ceci ne signifie pas que je pense que le Hamas soit très bon, mais que des personnes élues, même dans ce genre de démocratie, c’est mieux que des fascistes qui sont arrivés par la force.

Les derniers développements ont obligé la branche fasciste du Fatah à reporter leurs plans à plus tard : c'était très difficile pour eux de faire ce qu'ils voulaient pendant la guerre au Liban, pendant que le Hezbollah combattait, accomplissant un très grand travail.

Les gens n'auraient jamais accepté ce coup d'Etat : "Des gens se battent au Liban et la seule chose que vous faites c’est agir comme les impérialistes et les sionistes le veulent !".

Mais ceci ne signifie pas qu'ils n'essaieront pas à nouveau. Ils choisiront la bonne occasion, le bon moment, pour essayer de le faire. Ils magouillent actuellement avec le problème du gouvernement d'union nationale : ils essaient d'obtenir autant de sièges que possible, et ainsi de revenir au pouvoir d’une manière indirecte.

Le problème du Hamas est qu'ils ne peuvent pas travailler pour le peuple. Ils pouvaient avoir de bonnes intentions, mais maintenant parce qu'ils ont choisi de gouverner dans le cadre des accords d'Oslo, ils doivent obéir et travailler dans le cadre des accords d'Oslo !

S'ils ne le font pas, ils continueront à paralyser l'économie et la société. J'entends des gens ordinaires qui disent : "Bien, si vous êtes bon, mais incapable de gérer, pourquoi restez-vous ? Les autres sont mauvais, mais ils gèrent…".

Il n’y a pas de grand mouvement de masse contre le Hamas, et je pense il n'y en aura pas, au moins dans l'avenir proche. Mais en même temps, les gens essaient de gérer leur vie quotidienne, et le Hamas est incapable de les aider.

Je pense qu’il y aura beaucoup de pression sur le Hamas pour leur faire accepter un gouvernement d'union nationale.

Je pense qu’il y a une chance pour que ce genre de gouvernement se mette en place. Parce que le Hamas se rendra compte qu'ils ne peuvent pas continuer seuls parce qu'ils ne peuvent rien faire !

Certaines personnes et certains partis politiques parlent de dissoudre l'Autorité palestinienne et de mettre ainsi fin à la fiction de l' « autonomie », parce que l'occupation est partout et parce que tout dépend du bon vouloir d'Israël.

Oui. Je pense que la question du gouvernement d'union nationale n'est pas le problème principal. Le problème principal est celui dont vous venez de parler.

Depuis au moins 6 ou 7 années, il y a des discussions, des textes, sur l’intérêt véritable d'avoir cette Autorité Nationale Palestinienne.

L’AP est-elle nécessaire ?

Dans le passé, je soutenais l'idée de dissoudre tout simplement cette Autorité, tout d'abord parce que c'est un produit d’Oslo, et aussi à cause de la corruption et de la passivité.

Mais écoutez : Israël n'acceptera jamais de dissoudre l’AP, et les forces sociales palestiniennes qui profitent de ce régime n'accepteront jamais non plus de la dissoudre. Israël ne mettra pas fin à l’AP parce que pour eux c'est un rêve d’avoir des Palestiniens prêts à arrêter la lutte contre l'occupation et à simplement négocier avec Israël, repoussant les problèmes les plus importants pour l'avenir : le droit au retour, Jérusalem, les colonies…

L’AP est une reconnaissance explicite d'Israël dans les frontières de 1967, qui est la négation du droit des Palestiniens à habiter dans leur propre patrie, la négation du droit au retour. Peut-être que la plupart des dirigeants de l’AP ne l'ont jamais déclaré ouvertement mais, en pratique, c’est la réalité.

N'importe quel groupe qui consent à participer à cette AP consent à abandonner le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Nous avons environ 1/3 des gens qui profitent de l’AP. Nous parlons d’environ 160 ou 180 000 personnes qui travaillent au sein de l’AP, et si chacune nourrit ou soutient une famille de 5 personnes, nous parlons de presque 1 million de personnes qui sont dépendantes de l’AP.

En fait, tout cela a été planifié : jusqu' à 1993-1994, un nombre équivalent de gens travaillait en Israël. Après cela, les choses ont changé. Israël a arrêté d’employer la plupart d’entre eux, les entassant en Cisjordanie et à Gaza, les nourrissant à travers les donateurs.

Les donateurs ont donné de l'argent à l’AP, et l’AP a donné des emplois à ces gens. Avant, ces gens étaient dépendants de leurs propres salaires, payés en Israël, ce qui est la situation normale de n'importe quel ouvrier partout dans le monde.

Mais ensuite ils sont devenus des éléments de la structure politique de l’AP. C’est pourquoi ils veulent garder cette Autorité. Si vous mettez fin à l’AP, ils seront chômeurs…

Je ne soutiens pas le maintien de l’AP, mais dans la pratique il est très compliqué d’y mettre fin. C’est pourquoi j'essaie d’élaborer une autre approche de cette question : le peuple doit certes se battre contre l’AP, mais contre son rôle politique.

Nous devons dire que cette Autorité ne représente pas la question politique palestinienne et que sa fonction est uniquement de s’occuper de la vie quotidienne du peuple palestinien.

Pendant la campagne électorale, j'ai écrit et j’ai dit que tout groupe palestinien qui veut participer à ces élections doit faire une liste avec des personnes qui ne traitent pas des problèmes politiques, qui ne font pas semblant qu'elles dirigent le peuple palestinien ou qu’elles représentent les palestiniens au titre de régime politique : des personnes qui traitent de l'économie, qui sont prêtes à combattre la corruption, qui sont capables de s’occuper de la vie quotidienne des gens, des problèmes sociaux.

Une vraie autonomie. Dans ce cas, la direction de l’AP ne serait pas habilitée à négocier avec Israël ni à s’occuper de l'avenir du problème palestinien.

Ce pourrait être l'OLP en dehors, ou alors quelque chose de différent pourrait être créé pour représenter la cause politique palestinienne en tant que telle.

Je sais que c'est une approche difficile mais c'est, au moins jusqu'à présent, la seule approche crédible et globale de la crise. Je me rappelle, en 1990-1991, pendant la Conférence de Madrid, quand j'ai écrit aux gens du FPLP, que j’avais quitté quelques années avant.

Je leur ai dit : "N’essayez pas d’intégrer l'OLP aux négociations directes avec le régime sioniste. Laissez cela aux gens ordinaires qui habitent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Il y a des gens là-bas, des libéraux, des gens de droite, des bourgeois… prêt à accepter d'Israël n'importe quel niveau d'offre. Gardez l'OLP comme représentation de la cause palestinienne".

Mais la direction de l'OLP, à ce moment-là, voulait devenir une classe dirigeante, pour obtenir sa part de bénéfices, et donc ils ont décidé de venir ici et d’être les dirigeants du gouvernement indépendant sous occupation Israélienne.

Le résultat de cela, c’est que l’OLP a été annihilée, et que l’AP à l’intérieur de la Cisjordanie et de Gaza est devenue le représentant de la cause palestinienne. C'était le commencement de la catastrophe dans laquelle nous sombrons depuis lors.

Maintenant je pense que nous avons la possibilité de parler d’en finir avec le côté politique, le rôle politique de l’AP. C’est maintenant ce que j'écris et ce que je dis quand je suis invité par les medias.

La semaine dernière j'ai été invité par Al-Manar pour parler environ une heure. J'ai dit que les gens doivent combattre maintenant pour empêcher l’AP de jouer un rôle politique. L’AP devrait juste être là pour les affaires internes.

Comment pensez-vous que le Hamas fera face à la contradiction entre ce qu'ils représentent pour beaucoup de gens (le changement, la résistance) et leur situation de gouvernement régi par les accords d'Oslo ?

Y a-t-il une lutte, au sein du Hamas, entre ceux qui veulent que le Hamas reste une force de résistance et ceux qui veulent que le Hamas s’adapte à sa nouvelle situation ?

Un mouvement politique et social est incapable de changer radicalement et directement. Il y a beaucoup de changements au sein du Hamas.

Pour résumer, nous pouvons dire qu'il y a maintenant dans le Hamas deux courants principaux : la direction traditionnelle, proche des Frères Musulmans et qui est disposée à gouverner d'un point de vue de classe (celui des intérêts des riches marchands du Hamas) et à se maintenir dans sa nouvelle situation politique.

La nouvelle génération du Hamas est un petit peu différente : c'est une génération militante, un mélange entre islam et nationalisme. Ils n’ont pas une manière fondamentaliste de penser, une culture politique fondamentaliste.

Je pense que le futur proche mettra le Hamas dans une situation plus critique, surtout à cause du résultat de la guerre au Liban. La victoire du Hezbollah, par l’utilisation de la guerre de guérilla, encouragera la nouvelle génération à maintenir son analyse de la situation et sa volonté de combattre.

Si les dirigeants du Hamas choisissent de rester dans leur situation et essaient seulement d'être la classe dirigeante sous occupation Israélienne, ceci créera plus de frictions et de contradictions au sein du Hamas. Mais je doute que les changements et les conflits au sein du Hamas se feront très rapidement.

Regardez le Fatah : la direction négocie avec Israël depuis des années et des années, mais il y a toujours des groupes militaires qui organisent des opérations… je pense qu’en général le Hamas décline. Mais à quelle vitesse ? Je pense que les choses prendront du temps.

Quand nous sommes en Palestine, quand nous nous déplaçons d'une ville à une autre, nous avons la sensation qu’il y a un Etat, Israël, de la mer à la Jordanie, et dans cet état quelques petits secteurs pour les palestiniens.

De plus en plus, avec les murs, les routes… Israël semble intégrer la Cisjordanie. Il n’y a pas de "frontières de 1967", il n'y a pas deux Etats, un occupé et l'autre occupant, mais un Etat et quelques petits secteurs sous contrôle indirect. Donc que pensez-vous de la revendication d’"un Etat palestinien", même venant de ceux qui disent que c'est une première étape vers une solution globale avec un Etat unique ?

Depuis 1967, jour après jour, Israël intègre la Cisjordanie dans l'estomac de son économie, de sa sécurité, de son consumérisme, même de sa culture consumériste.

Je pense que la direction de l’AP sait cela parfaitement.

C’est pourquoi ils ne combattent jamais réellement pour un vrai Etat palestinien indépendant. Ils savent qu'Israël ne consentira pas à cela et que les conceptions d'Israël sont à l’opposé : Oslo était une paix pour le capital, pas une paix pour les peuples, c’est pourquoi les capitalistes palestiniens ont été intégrés au capitalisme d'Israël et à la mondialisation.

C’est l’intérêt des deux classes de capitalistes de maintenir la situation telle qu’elle est maintenant : toutes les deux profitent des échanges économiques, mais en même temps toutes les deux prétendent à leur peuple : "Nous sommes deux Etats".

Les Israéliens disant qu'ils combattent pour garder l'Etat juif pur et les Palestiniens disant que nous sommes sur notre propre chemin vers un Etat indépendant avec "l'Autorité Palestinienne Indépendante" (c'est ce qu'ils écrivent en entête sur leurs papiers officiels !).

La classe dirigeante palestinienne agit et parle comme s'il y avait deux Etats, mais en pratique il y a seulement un Etat : notre marché est entièrement ouvert à leur marché, la monnaie israélienne est notre monnaie, l'armée et la police israéliennes peuvent contrôler tout le monde, partout…

La soi-disant "solution de deux Etats" n'est pas une solution : c'est la situation que nous vivons maintenant ! Et il y a seulement un Etat.

Certaines personnes demandent un Etat démocratique et laïc. Je pense ce n'est pas une solution. Dans un tel Etat, qui continuera à contrôler la Terre ?

Qui continuera à contrôler et développer l'économie ? Qui continuera à contrôler l'armée ? L'autre bord, les Israéliens.

La seule solution viable doit être un Etat socialiste dans lequel tout sera nationalisé, le seul moyen pour déraciner un conflit nationaliste.

Certains pourraient dire que ce n'est pas une solution parce que le socialisme est trop loin, mais cela ne signifie pas que les autres solutions soient meilleures… Le conflit est un conflit nationaliste, mais la solution est une solution socialiste.

Les Palestiniens ne battront pas Israël seuls. Au début, vous nous avez parlé de la dimension globale du conflit. Donc quel genre de lutte globale ou au moins régionale pour battre Israël et l'impérialisme ?

C’est un problème très sensible et très important. Depuis le début du conflit Israélo-arabe, beaucoup de gens parlent du petit Israël qui a réussi à battre les grands régimes arabes.

Une des leçons principales de la guerre du Liban est qu'elle explique le conflit régional mieux que beaucoup d’analyses de l'Histoire : ce n'est pas une guerre entre Israël et les pays arabes.

C’est une guerre entre la périphérie et le centre de l'impérialisme. C’est pourquoi Israël est soutenu par tous les moyens par ce centre.

En conséquence de quoi les Palestiniens ne pourront pas battre Israël seuls. Ce n'est pas une tâche facile parce que battre Israël signifie battre les Etats-Unis.

Mais en même temps, le peuple palestinien peut poursuivre la résistance. Il faut faire la différence entre la victoire finale et la victoire par la poursuite de la résistance. Voilà l’important : aussi longtemps que vous combattez, résistez, vous oeuvrez à la victoire finale.

Le rôle de la résistance palestinienne est important pour toutes les classes populaires dans le monde arabe et même dans le monde entier. Pourquoi les peuples d'Argentine ou de Russie manifestent-ils pour soutenir la résistance palestinienne ?

C'est parce que partout dans le monde, les peuples, et surtout les nouvelles générations, rêvent d'une victoire contre l'impérialisme. Où n'a pas vraiment d'importance… il y a un esprit de résistance et une volonté globale d'une défaite de l'impérialisme, même si c'est dans un autre pays.

Comment les Palestiniens devraient-ils agir pour construire un grand front dans la région arabe et dans le monde entier ? C’est une autre question.

Jusqu'à présent, je pense que ce n’est pas le mouvement palestinien de résistance qui peut réaliser cela.

Ce serait la tâche d’un mouvement socialiste de résistance, [internationaliste] mais aussi implanté localement. Comprenant les besoins des masses populaires, leurs buts et leurs aspirations.

Il y a beaucoup de discussions, en France et dans les autres pays, dans le mouvement de solidarité, sur les campagnes que nous pouvons organiser et les actions de solidarité concrètes. De quel genre de solidarité le peuple palestinien a-il besoin ?

Tout d'abord, je veux dire que les gens qui pratiquent la solidarité sont libres de choisir comment ils veulent agir. Ils choisiront selon leur idéologie, leurs convictions politiques, leur compréhension de la situation globale et de la situation locale de leur propre pays.

Je pense que le mot de « solidarité » n'est pas le bon mot. Parce que les gens qui veulent exprimer leur soutien au peuple palestinien doivent penser en termes de projets communs, de lutte commune.

Ce n’est pas suffisant de donner de l'argent, ou quelque chose d'autre, et ensuite de penser : "C'est bien, j'ai fait ma part du travail."

Deux genres de projets, je pense, devraient être construits :

• la coopération directe « sur le terrain », avec les gens qui viennent ici, en tant que volontaires, pour travailler sur le terrain et construire des projets coopératifs communs ;

• la coopération culturelle, avec des groupes à l'étranger qui aident des gens d’ici à écrire, à publier, à produire…

Certains pourraient dire : "Ca prendra du temps" ». Oui ! Ca en prendra ! Le conflit a duré longtemps et durera encore longtemps… Obtenir une victoire directe et rapide n'est pas possible à l’heure actuelle.

C’est pourquoi il est important de faire quelque chose sur le terrain de manière commune. Ceux qui veulent soutenir les palestiniens ne doivent pas les soutenir et construire des projets avec des e mails, ou par l'envoi d'argent avec Western Union… parce que ceci encouragera la corruption et créera une nouvelle caste de gens corrompus.

Les ONG, ici, sont parfois plus corrompues et plus puissantes que les partis politiques et, pire, nous avons une sorte d’« ongisation » des partis politiques, qui sont de plus en plus dirigés et contrôlés par les ONG. Mais les gens ne sont pas stupides.

Si vous prenez Mustapha Barghouti, par exemple, qui était une sorte de "candidat des ONG" et qui a beaucoup d'argent, vous verrez que dans les dernières élections, il n’a presque rien obtenu !

Ceci signifie que même si beaucoup de gens profitent des ONG, le cœur de la communauté n'est pas avec les ONG. C’est pourquoi j’insiste sur le fait que nous devons construire une coopération culturelle et productive commune, empêcher quiconque d'utiliser l'argent envoyé de l'étranger pour ses propres intérêts, pour sa publicité politique.

J'aimerais insister, aussi, sur l'importance de la coopération avec les actions des femmes. Non seulement parce que ce pays est pauvre et défavorisé, mais aussi parce que nous faisons face à une campagne des ONG libérales, qui font semblant d’être les "protectrices des femmes".

Mais en fait elles ne font rien dans la réalité pour ouvrir la voie aux femmes pour prendre leur place et jouer leur rôle dans la lutte.

Dans la première Intifada, elles participaient à chaque activité, sans ONG, sans être poussées par les partis politiques… Elles faisaient volontairement leur travail.

Plus tard, avec la venue des ONG, les femmes ont commencé à être menées par les ONG et les ONG ont commencé à parler au nom des femmes. C’est pourquoi le mouvement de femmes en Cisjordanie et à Gaza a beaucoup décliné…

La coopération commune contribuera à créer une nouvelle structure politique, enracinée, basée sur le terrain, travaillant avec le peuple, avec les masses.

Source : Propos recueillis, à Ramallah, par Julien Salingue et Amélie Boiteux (été 2006).

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 21:56

Au Liban, Soha Béchara est considérée comme l’incarnation même de la résistance.
A 20 ans,cette membre du parti communiste libanais se fait employer par Antoine Lahad, chef de l’Armée du Liban Sud (ALS) et lui tire dessus par deux fois.
Ce dernier survivra, alors que Soha Béchara passera dix années dans la tristement célèbre prison de Khiam, où elle subira l’isolement et la torture.
Elle sera libérée en 1998.

L’émission « Temps Présent » de la Télévision Suisse Romande présente Soha dans le Sud-Liban.

« Dans les villages chiites détruits par les bombardements, Soha rencontre des femmes qui ont été emprisonnées avec elle et dont les fils sont déjà prêts à prendre les armes. Dans la région tout le monde considère en effet que la paix n'est qu'une trêve et qu'un jour ou l'autre, les bombes tomberont à nouveau. Pas question pour l'heure du désarmement du Hezbollah.
[…] La violence engendre la violence. La guerre visant à anéantir le Hezbollah a fait naître de nouveaux résistants.
Et même dans un Liban toujours divisé, Israël semble d'ores et déjà avoir perdu la bataille idéologique. »

Ce reportage qui présente la réalité de la barbarie sioniste ne plait pas à tout le monde.
Un collectif de 26 plaignants a déposé une plainte contre l’émission Temps Présent du 26 octobre 2006 «Soha, retour au pays du Hezbollah». Les plaignants estiment que cette émission fait l’apologie d’un groupe islamiste terroriste et favorise la montée de l’antisémitisme et de l’islamisme en Suisse.
Un de leur reproche est que le film, en parlant de Soha, donne d’une meurtrière motivée par un calcul politique et non repentie l’image d’une personne plus que respectable.

Aller voir le film.
on peut y accéder via infoblog : InfoBlog - Film Soha

Complément d'infoblog avec un lien vers un interview de Soha : Infoblog-Bréves et Interview

Directement vers le film  Le Film

    

Infoblog : http://eric.freidhe.over-blog.com

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 07:15

Un reportage suisse, intitulé « Soha, retour au pays du Hezbollah »réalisé par l’émission Temps Présent et diffusé le 26 octobre 2006 à la télévision suisse romande, fait l’objet d’un embargo juridique.
Une plainte a été déposée par une organisation sioniste suisse mettant en doute l’impartialité de l’émission, et qualifiant Soha Bechara de terroriste communiste non repentie.
Les « plaignants » prétendent interdire toute projection du film si celle-ci n’est pas accompagnée par la diffusion d’un film de propagande de leur choix…!

En France, le banquet annuel du CRIF, qui soutient inconditionnellement toutes les exactions de l’armée coloniale, est complaisamment diffusé à la télévision sur la chaîne parlementaire, et à l’occasion de son prochain meeting du 13 février 2007, la classe politique se bouscule pour y prendre la parole, de Sarkozy à Borvo en passant par Bayrou et Royal !
Régulièrement le Bataclan, le théâtre du Gymnase, le Palais des Sports organisent des spectacles nommés « journée du soldat » ou « pour le bien-être du soldat » (sic !) dont les bénéfices sont directement versés à l’armée d’occupation.

Nous ne pouvons tolérer, ni en France ni en Suisse, que les organisations sionistes fassent leurs lois !

C’est pourquoi nous nous engageons à faire connaître ce film, quoiqu’il advienne, dans les plus brefs délais.

Mais il en va plus largement de la responsabilité de toutes les organisations et collectifs qui soutiennent la résistance des peuples palestiniens et libanais d’assurer dans un cadre le plus unitaire possible, la diffusion de ce document.

Nous exprimons ainsi concrètement notre solidarité avec la gauche libanaise et avec la camarade Soha Béchara, grande figure de la résistance à l’occupation israélienne du Sud Liban.

Collectif Pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah.

 

Aller voir le film : On peut y accéder via infoblog : InfoBlog - Film Soha

Blog libérons Georges Abdallah - http://liberonsgeorges.over-blog.com

Soha Bechara est née à Beyrouth en 1967 dans une famille engagée au sein du parti communiste libanais. Elle passe son enfance dans la capitale, ne retournant au Sud-Liban, région d'origine de sa famille, que pour les vacances. Mais avec l'occupation israélienne de 1978 - qui se poursuit avec celle de l'Armée du Sud-Liban, sous contrôle israélien -, elle ne peut plus retourner sur la terre de sa famille. Très jeune, Soha entre alors dans la résistance contre l'occupation. Etudiante de 21 ans, membre du Front national de la résistance libanaise (FNRL), elle tente en 1988 d'éliminer le général Antoine Lahal, chef de l'Armée du Sud-Liban. Son acte lui vaudra dix ans de détention sans jugement dans le camp de Khiam, mis en place par le pouvoir israélien en 1985. Une campagne internationale inlassable la fera libérer le 3 septembre 1998.

 

 Soha Bechara a raconté son parcours dans un livre
« Soha Bechara, Résistante
 » éd. JC Lattès, 2000

Biographie repris de :  http://www.rsr.ch/la-1ere/la-smala/selectedDate/26/8/2006

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Jeudi 17 mai 2007 4 17 /05 /2007 08:09

Il y a 59 ans, le plan sioniste impérialiste contre le peuple Palestinien, qui a commencé en 1897 avec le Congrès sioniste de Bâle, en Suisse, a atteint son paroxysme le 15 mai 1948.
Ce 15 mai est la date fixée pour le retrait britannique de Palestine et la mise en application du plan adopté le 29 Novembre 1947 par l'Assemblée Générale des Nations Unies qui décidait de partager la Palestine en un État juif et un État arabe.

L'État d'Israël a été instauré par la force des armes, à l'issue d'un complot impérialiste, sur les terres des Palestiniens. Ce peuple Palestinien a été éparpillé loin de sa terre, exilé en diaspora et dans les camps de réfugiés au moyen de massacres.
La guerre de 1947-49 se termina avec un nouvel État sioniste contrôlant la majeure partie de la Palestine, plus de 531 villages palestiniens détruits et leur population déportée, 805.067 Palestiniens devenus réfugiés dans leur pays et la région, des milliers de morts.
Le monde a-t-il oublié les massacres de Deir Yassine, Qibiya et Nahaline, ainsi que les autres massacres de 1947, 1948 et ceux qui ont suivi ?
Le but unique de la colonisation sioniste, tel qu'il fut constamment rappelé par le principal dirigeant sioniste de l'époque, David Ben Gourion est de créer l'État d'Israël et en assurer l'extension jusqu'aux limites de l'Eretz-Israël biblique. Dès 1920, les colonies juives installées en Palestine étaient localisées en fonction de cet objectif. Cette occupation visait à créer, par la terreur, le départ massif des habitants palestiniens en dehors du territoire acquis ainsi pour l'État sioniste.

On comprend que, dans la mémoire palestinienne, cette année 1948 soit restée sous le nom de « Al-Nakba », la Catastrophe.

Voir les articles suivants :
Il y a cinquante neuf ans ... la Nakba !

Discours d'ARAFAT le jour de la nakba 2003

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 16:00

Palestine : 100% du territoire, 27,009 kilomètre carré . Capitale : Jérusalem.

Plus de 10 mille ans d'histoire et de 5500 ans d'histoire pour sa capitale, Jérusalem.

La Palestine a subi des dizaines d'occupation depuis 1020 avant JC jusqu'à l'occupation israélo-sionisme actuelle.

En 1947, elle a souffert du partage de sa patrie par les Nations Unies qui ont attribué 45% de sa surface pour un Etat de la Palestine, avec Jérusalem en tant que ville internationale et 55% de la Palestine pour un Etat juif.

En conséquence du terrorisme sioniste qui a dévasté la population palestinienne et a violé la principale résolution des Nations Unies, le 15 mai, l'Etat d'Israel a été créée sur 78% de la Palestine, avec l'armée qui a occupé le secteur ouest de Jérusalem.

En 1967, Israel a occupé le reste de la Palestine (22%) ainsi que sa capitale Jérusalem-Est.

Aujourd'hui, Israel, puissance occupante, refuse les droits nationaux des autochtones palestiniens, refuse les droits de l'Etat de la Palestine

L'article  5 juin 1967 : Chute de la Palestine et de sa capitale Jérusalem : Par Suhail Hani Daher Akel

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Vendredi 15 juin 2007 5 15 /06 /2007 08:27

Entretien avec Julien Salingue et Amélie Boiteux - octobre 2006

Adel Samara est un économiste et écrivain palestinien. Il vit à Ramallah.
Dans cet entretien d’octobre 2006 il évoque la situation politique du Moyen-Orient et de la Palestine (Hamas, Autorité Palestinienne, Oslo, le rôle de l’impérialisme, Israël, …)

Lire l’entretien dans son intégralité donne des éléments pour appréhender la situation actuelle en Palestine.  L’article complet : sur Liberonsgeorges
Source : sur ISM


[L’autorité Palestinienne] : « L’AP est une reconnaissance explicite d'Israël dans les frontières de 1967, qui est la négation du droit des Palestiniens à habiter dans leur propre patrie, la négation du droit au retour. »

[Israël] : « Ce qui arrive ici n’est pas seulement dû au fait qu’Israël constitue une base pour l'impérialisme, mais c'est principalement à cause du pétrole, qui est le sang de la mondialisation dans la période actuelle. »
« …Israël n'est pas un Etat normal, et ne sera jamais un Etat normal, parce qu'Israël joue un rôle fonctionnel dans l’agenda et le projet global des Etats-Unis, comme nous l'avons vu récemment avec la guerre du Liban. »

[Les régimes arabes] : « Il y aura de plus en plus de guerres dans la région, et les classes dirigeantes arabes joueront un rôle fonctionnel dans ces guerres : comme Israël est allé au Liban pour détruire le Hezbollah et la résistance, les régimes arabes combattront, continueront leur agression contre les masses arabes, contre les classes pauvres, contre, en général, la résistance dans le Moyen-Orient. »

[Le Hamas] : « En tant que Palestinien habitant ici, je peux vous dire que notre société n'est pas une société fondamentaliste. Il y a beaucoup de gens laïcs dans la société palestinienne, mais ils ont élu le Hamas parce que l'autre régime était totalement corrompu. »
« Pour résumer, nous pouvons dire qu'il y a maintenant dans le Hamas deux courants principaux : la direction traditionnelle, proche des Frères Musulmans et qui est disposée à gouverner d'un point de vue de classe (celui des intérêts des riches marchands du Hamas) et à se maintenir dans sa nouvelle situation politique.
La nouvelle génération du Hamas est un petit peu différente: c'est une génération militante, un mélange entre islam et nationalisme. Ils n’ont pas une manière fondamentaliste de penser, une culture politique fondamentaliste. »

[Un Etat Palestinien] : « C’est l’intérêt des deux classes de capitalistes de maintenir la situation telle qu’elle est maintenant : toutes les deux profitent des échanges économiques, mais en même temps toutes les deux prétendent à leur peuple : "Nous sommes deux Etats". »
« La seule solution viable doit être un Etat socialiste dans lequel tout sera nationalisé, le seul moyen pour déraciner un conflit nationaliste. «

[La résistance] : « aussi longtemps que vous combattez, résistez, vous œuvrez à la victoire finale. »
« Le rôle de la résistance palestinienne est important pour toutes les classes populaires dans le monde arabe et même dans le monde entier. »
« … partout dans le monde, les peuples, et surtout les nouvelles générations, rêvent d'une victoire contre l'impérialisme. Où n'a pas vraiment d'importance… il y a un esprit de résistance et une volonté globale d'une défaite de l'impérialisme, même si c'est dans un autre pays. »

L'article complet : sur Libérongeorges

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Vendredi 20 juillet 2007 5 20 /07 /2007 04:30

L'AIEP DONNE RAISON A TEMPS PRESENT

L'Autorité Indépendante d'Examen des Plaintes a rejeté à l'unanimité la plainte d'un groupe de téléspectateurs contre le reportage « Soha, retour au pays du Hezbollah » diffusé le 26 octobre 2006 dans Temps Présent. Contrairement à ce qu'affirmaient les plaignants, l'AIEP a estimé que le public était parfaitement capable, à partir de cette émission, de se faire une opinion personnelle sur le sujet traité et sur les événements qui ont ensanglanté la région en 2006.

Présentation du film
En 1988, à 20 ans, la libanaise Soha Béchara tentait d'assassiner le chef de la millice supplétive d'Israël dans le sud Liban occupé. Son acte lui coûtera 10 ans dans une des pires prisons du monde. Installée à Genève depuis sa libération, Soha Béchara retourne au Liban accompagnée d'une équipe de Temps Présent. La guerre a-t-elle radicalisé les jeunes ? Seront-ils nombreux à risquer, comme elle, une opération suicide ? Icône de la résistance, la jeune femme nous ouvre notamment les portes des milieux proches du Hezbollahz.

Le reportage est de nouveau visible sur le site de la TSR : Cliquez ici pour voir le reportage

Cliquez ici pour voir la présentation du reportage

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /2007 06:30

... on parle beaucoup dans certains cercles très fermés de la capitale libanaise de la découverte d’une réserve de pétrole très importante le long de la côte libanaise entre la ville de Batroun et la frontière nord du Liban (près du camp palestinien de Nahr El-Bared). Certains vont même jusqu’à dire que cette découverte date déjà depuis 2004-2005, et que le gouvernement de Fouad Sanioura en avait promis la concession à des sociétés étasuniennes bien connues pour leur appui à l’administration de G. W. Bush, et particulièrement à l’homme fort de cette administration : le vice-président Dick Chenney.

L'article complet du 19 août 2007 de Marie Nassif-Debs sur aloufok : Ici

Le camp de Nahr El-Bared bombardé par l'armée libanaise

Par Libérons Georges Ibrahim Abdallah - Publié dans : Liban - Palestine
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Vendredi 7 septembre 2007 5 07 /09 /2007 01:00

نداء من أجل التحرك يومي 9 و 10 حزيران – في ذكرى ال

Le 6 juin 1967, Israël a lancé une offensive globale contre tous les pays arabes environnants, en occupant certaines parties de leurs terres tout en achevant son occupation de la Palestine.

في السادس من حزيران، قامت اسرائيل بهجوم واسع ضد جميع الدول العربية المحيطة بها، محتلة أجزاء من اراضيها، اضافة الى استكمال احتلالها لفلسطين.
تشيرالحقائق التاريخية الى ان مشروع الاحتلال الصهيوني وصل اوجه في الرابع عشر من أيار عام 1948، عندما اعلنت "دولة اسرائيل" العنصرية غير الشرعية على الاراضي العربية المحتلة، بعد موجة من المذابح، وطرد للناس الى مصير ما زال مأساويا حتى اليوم.

[Suite de la version Arabe plus bas]

Les faits historiques nous montrent que l'ensemble de l'entreprise Sioniste a atteint son point culminant le 14 mai 1948, avec la déclaration de "l'Etat d'Israel" illégitime et raciste sur les terres Arabes occupées, suite à une vague de massacres et d'expulsions d'une population vers un destin qui est encore désastreux aujourd'hui.

La Nakba (Catastrophe) de 1948 en Palestine, et ensuite l'achèvement de l'occupation en 1967, étaient le résultat d'une longue suite historique dans l'évolution du Mouvement Sioniste qui a commencé il y a 110 ans, en 1897 avec le premier Congrès Sioniste en Suisse, suivi rapidement en 1917 par la Déclaration de Balfour prononcée par le Ministre Britannique des Affaires Etrangères –Balfour a promis aux sionistes un "foyer national juif" en Palestine- et après l'arrivée de vagues incessantes de colons Sionistes en Palestine sous la surveillance attentive de l'Autorité coloniale britannique, l'ONU a décidé seule de diviser la Palestine en 1947, donnant ainsi une légitimité injustifiée à une entité coloniale raciste qui devait naître moins d'un an après.

L’énoncé de ces dates n’est pas là pour la rhétorique, mais pour confirmer que le projet de colonisation de la Palestine continue aujourd’hui sur les mêmes bases politiques et avec les mêmes méthodes de nettoyage ethnique, de blocus, d'agressions de massacres et d'une manière plus importante, en poussant les peuples et les gouvernements à accepter ces actes et leurs résultats illégitimes en tant que "faits" acceptables indiscutables.

La résistance issue de la Nakba s’est accompagnée d’un projet national de libération avec la structuration d’organisations politiques autant dans les territoires occupés en 1948 que dans ceux de 1967. Cette résistance fait partie intégrante de l’histoire des Palestiniens - la grande révolte de 1935 à 1939, la résistance écrasée en septembre 1970 en Jordanie, au Liban ou les deux Intifada (1987-1992) et celle de septembre 2000.

La résistance palestinienne agit aussi contre les plans de liquidation du projet national de libération tel l’accord d’Oslo, l'Initiative de Genève ou la Feuille de Route du quartet (ONU, USA, Russie, Union Européenne). Depuis la création de l’Etat illégitime d’Israël en 1948, plus de 40 plans de "paix" ont vu le jour, sans suite, car ils n'étaient pas basés sur l’application des simples droits de l'homme : Il ne peut y avoir de justice avec la présence d'une occupation et il ne peut y avoir de paix avec la présence d'une entité coloniale raciste.

L’Intifada de septembre 2000 ainsi que les élections de janvier 2006 - victoire du Hamas-, sont l’expression du refus de la légitimité du projet colonial d’Israël sur toute la Palestine historique. C’est l’expression du droit à la résistance d’un peuple sous occupation qui reste la pierre angulaire de son projet national de libération en recomposition.

Depuis les élections de janvier 2006, les grandes puissances impérialistes imposent un blocus économique et financier aux Palestiniens dans l’objectif d’écraser encore une fois la résistance et Israël agit sur la base d’un plan politique unilatéral des Travaillistes et du Likoud afin d’empêcher l’instauration de toute souveraineté palestinienne, même si cette "souveraineté" était sous son contrôle. Ce sont les bases du Sionisme qui restent le fondement de la politique israélienne.

Le sionisme face à deux grandes problématiques
Il y a aujourd’hui plus de 10 millions de Palestiniens dans le monde, dont la moitié vit l’occupation sur le territoire de la Palestine historique et l’autre moitié l’exil aux frontières de ce même territoire. Privés de leurs droits fondamentaux, ils développent une résistance active et passive face à l’Etat d’Israël qui n’a jamais varié dans sa volonté d'écraser toute résistance. Tous les moyens sont bons : l’affrontement direct ou la provocation d'une guerre inter-factions palestiniennes.

Aujourd’hui, quelles conséquences en tirons-nous ?
Le peuple palestinien refuse le "compromis historique", et l’abandon d’une partie de sa terre, la preuve en est la revendication du droit au retour des réfugiés sur leurs terres d’origines occupées par Israël –Jaffa, Haïfa, Akka, Tibériade. L’abandon de ces revendications signifierait l’abandon de son identité nationale. La question de la légitimité d’Israël reste au cœur du conflit et le peuple palestinien y répond tous les jours par sa résistance passive ou active dans les territoires occupés en 1948 ou en 1967. L’abandon de l'histoire et des revendications palestiniennes par certains au sein du mouvement de "solidarité", défend en réalité la pérennité de l’Etat colonial d’Israël sous prétexte de la sécurité du "foyer refuge pour les juifs" face à l’antisémitisme. La solution des deux Etats joue ce rôle, mais elle n’est qu’un leurre et elle est territorialement non viable du fait du système colonial qui est l’obstacle aux droits des Palestiniens.

Nous soutiendrons leur lutte jusqu’à la libération complète de leur terre historique, qui seule garantira le retour des réfugiés. Nous soutenons tous les résistants palestiniens sans exception dans leur lutte contre l’occupation et surtout les sans voix, les sans grades, les réfugiés dans les camps en Palestine et en exil, les paysans qui voient leur terre disparaître sous les colonies, les mères qui enterrent leurs enfants de leurs mains, les enfants qui ne peuvent étudier, les prisonniers, les hommes et les femmes qui ne peuvent travailler et qui subissent les centaines de barrages et un chômage sans fin, les milliers de blessés et les handicapés,…

Nous incitons à développer les campagnes de Boycotts, Retraits d'Investissements et Sanctions au niveau mondial.
C’est pourquoi, les 9 & 10 juin 2007 doivent être le moment d’une mobilisation massive pour montrer que les peuples du monde entier :

1. soutiennent la résistance du peuple palestinien et le développement d'une solidarité populaire autour des revendications : la libération de l'ensemble de la Palestine, le droit au retour dans leurs foyers de tous les réfugiés palestiniens expulsés depuis 1948, la fin de l’occupation et l’abolition du système colonial et raciste d’Israël et une autodétermination,

2. veulent donner la parole aux Palestiniens engagés dans la résistance

3. dénoncent la collaboration des gouvernements du monde entier avec l’Etat colonial d’Israël et ses manifestations politiques, économiques, militaires, universitaires, scientifiques, culturelles, etc.

Texte de l’Appel à Mobilisation les 9 & 10 Juin 2007 et liste des signataires sur le site ISM
Site ISM : http://www.ism-france.org

Texte de l’appel et ensemble des signataires : Cliquez ici

Version Arabe, Espagnole et Anglaise disponible sur le site ISM

Le collectif pour la Libération de Georges Ibrahim Abdallah est signataire de cet appel.

Palestine - 09-06-2007

نداء من أجل التحرك يومي 9 و 10 حزيران – في ذكرى ال&
Par ISM-France

في السادس من حزيران، قامت اسرائيل بهجوم واسع ضد جميع الدول العربية المحيطة بها، محتلة أجزاء من اراضيها، اضافة الى استكمال احتلالها لفلسطين.
تشيرالحقائق التاريخية الى ان مشروع الاحتلال الصهيوني وصل اوجه في الرابع عشر من أيار عام 1948، عندما اعلنت "دولة اسرائيل" العنصرية غير الشرعية على الاراضي العربية المحتلة، بعد موجة من المذابح، وطرد للناس الى مصير ما زال مأساويا حتى اليوم.

ان النكبة عام 1948 في فلسطين، وما تلاها من استكمال للاحتلال عام 1967، كانا نتيجة لسلسلة تاريخية تطورية طويلة للحركة الصهيونية، بدأت قبل 110 سنوات في العام 1897 بانعقاد المؤتمر الصهيوني الاول في سويسرا، تلاه وعد بلفور عام 1917 الذي اقر فيه وزير خارجية بريطانيا آرثر جيمس بلفور انشاء "وطن قومي لليهود" في فلسطين، وبعد موجات مستمرة من المستوطنين الصهاينة الذين انهالوا على فلسطين تحت الاشراف الحثيث للسلطات الاستعمارية البريطانية، قررت الامم المتحدة لوحدها تقسيم فلسطين عام 1947، مسبغة بذلك شرعية غير عادلة على كيان استيطاني كولونيالي عنصري ولد بعد أقل من سنة.

هذه التواريخ ليست مثبتة هنا من أجل السفسطة، بل من أجل تأكيد ان مشروع استعمار فلسطين يقوم اليوم على نفس الاساس السياسي وبنفس الآليات: من تطهير عرقي، وحصار، وعدوان، ومذابح، والاهم من ذلك، دفع الناس والحكومات على حد سواء للقبول بهذه الافعال ونتائجها غير الشرعية على انها "حقائق" غير قابلة للجدل.

ان المقاومة التي ولدت من رحم النكبة، ترافقت مع مشروع تحرر وطني وبناء منظمات سياسية في المناطق المحتلة عام 1948 وتلك المحتلة عام 1967. هذه المقاومة هي جزء اساسي من تاريخ الشعب الفلسطيني، ممتدة من ثورات واضرابات الثلاثينات من القرن الماضي، وحتى سحق المقاومة الفلسطينية في الاردن 1970 وبعدها في لبنان، الى الانتفاضيتين 1987 – 1992 وانتفاضة الاقصى عام 2000.

المقاومة الفلسطينية تواجه ايضا خطط تصفية المشروع الوطني التحرري، هذه التصفية المتمثلة في اتفاقية اوسلو، ومبادرة جنيف، وخطة الطريق. ومنذ انشاء دولة اسرائيل غير الشرعية، فقد تم تبني ما يزيد على الـ40 خطة سلام، ولكن بدون طائل، لانها جميعها لم ترتكز على تطبيق المبدأين الانسانيين التاليين: عدم امكانية تحقيق العدالة بوجود احتلال، وعدم امكانية تحقيق سلام بوجود كيان عنصري استيطاني.

ان انتفاضة الاقصى التي اندلعت اواخر ايلول 2000، اضافة الى نتائج انتخابات كانون الثاني 2006 (فوز حماس)، هي تعبيرات عن رفض شرعية المشروع الاستيطاني الاسرائيلي في فلسطين التاريخية. وهي ايضا تعبيرات عن حق الناس الذين يعيشون تحت الاحتلال بالمقاومة، هذه المقاومة التي تبقى حجر الزاوية لاعادة بناء المشروع الوطني التحرري.

منذ انتخابات كانون الثاني 2006، قامت القوى الامبريالية الكبرى بفرض حصار اقتصادي ومالي على الفلسطينيين من أجل سحق المقاومة مرة أخرى، فيما تعمل اسرائيل على اساس الخطة السياسية الموحدة لحزبي الليكود والعمل من أجل منع تأسيس اي "سيادة" فلسطينية، حتى لو كانت هذه "السيادة" الكاذبة تحت تحكمهم: ان هذا هو اساس المشروع الصهيوني الذي يبقى حتى اليوم اساسا للسياسة الاسرائيلية.

ان الصهيونية تواجه مشكلتين اساسيتين:

اليوم، يوجد ما يزيد عن الـ10 ملايين فلسطيني في العالم، نصفهم يعيشون تحت الاحتلال في فلسطين التاريخية، فيما يعيش الآخرون في المنفى على حدود نفس المنطقة. وحيث انهم محرومون من حقوقهم الاساسية، فانهم يطورون مقاومتهم ضد دولة اسرائيل التي لم تحد عن رغبتها في سحق اي شكل من اشكال المقاومة وبكل الوسائل المتاحة: سواء من خلال المواجهة المباشرة او من خلال افتعال حرب بين الفلسطينيين.

اليوم، اية نتائج نستخلصها؟

ان الشعب الفلسطيني يرفض "التسوية التاريخية"، كما يرفض تسليم جزء من ارضه، والدليل على ذلك تمسك اللاجئين بحق عودتهم الى اراضيهم الاصلية التي احتلت من قبل اسرائيل: يافا، حيفا، عكا، وطبريا.

ان التنازل عن هذه الحقوق يعني التنازل عن الهوية الوطنية. وتبقى مسألة شرعية اسرائيل هي لب الصراع، ويجيب عنها الفلسطينيون يوميا من خلال مقاومتهم في المناطق المحتلة عام 1948 وعام 1967 على حد سواء.

ان التنازل عن هذه المطالب الفلسطينية وعن تاريخها من قبل البعض في حركة "التضامن" هي في واقع الامر حماية لاستمرارية دولة اسرائيل الاستعمارية تحت ذريعة أمن اليهود "المضطهدين" بما يسمى "اللاسامية" والذين يحتاجون الى "وطن قومي". ان الحل القائم على دولتين يلعب هذا الدور الحمائي ايضا، ولكنه مجرد طعم، انه حل غير قابل للحياة بسبب النظام الاستيطاني الذي يقف عقبة امام حقوق الفلسطينيين.

نحن سندعم النضال في فلسطين حتى التحرير الكامل لكل فلسطين التاريخية، وهو الحل الوحيد الذي يضمن عودة اللاجئين. كما ندعم جميع الوسائل التي تتبناها المقاومة الفلسطينية بدون استثناء في نضالها ضد الاحتلال، ونخص بالذكر اولئك المقاومون الذين لا صوت لهم: اللاجئون في المخيمات داخل فلسطين وخارجها، الفلاحون الذين يشاهدون ارضهم تسرق من اجل المستوطنات الاسرائيلية، الامهات اللاتي يدفن اطفالهن بايديهن، الاطفال الذين لا يتمكنون من الدراسة، الاسرى، الرجال والنساء الذين لا يتمكنون من العمل وهم يعانون من مئات الحواجز وبطالة لا تنتهي، والآلاف من الجرحى والمعوقين.

اننا نحث الجميع في اربعة ارجاء الارض من اجل انشاء وتطوير مبادرات لمقاطعة اسرائيل وسحب الاستثمارات منها وفرض العقوبات عليها، ولهذا السبب يجب ان يكون يومي 9 و 10 حزيران 2007، يومين للتعبئة العامة المكثفة لنثبت ان الناس في كافة ارجاء العالم:

1- يدعمون المقاومة العربية في فلسطين ويدعمون تنامي الدعم الشعبي حول مطالب تحرير كل فلسطين، وحق عودة كل اللاجئين المطرودين منذ العام 1948، وانهاء الاحتلال، وتصفية النظام الاسرائيلي الاستيطاني العنصري، واعطاء حق تقرير المصير للشعب الفلسطيني.

2- يطالبون بالسماح للفلسطينيين المتمسكين بنهج المقاومة من التحدث والتفاعل مع نظرائهم في العالم بدون مضايقات.

3- يستنكرون تعاون الحكومات في كل ارجاء العالم مع دولة اسرائيل الاستيطانية وفعالياتها السياسية والاقتصادية والعسكرية والاكاديمية والعلمية والثقافية وغيرها.


الموقعون:

المنظمات

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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 22:44
david-et-goliath---Rana-Ghassan.jpg En 2006 il y avait plus de 120 prisonnières palestiniennes incarcérées dans les prisons de l’Etat sioniste : environ 90 dans la prison de Hasharon (Tel Mond), le reste dans la prison de Névé Tirza (Ramle), la prison d’Ayalon (Ramle), au centre de détention de Kishon (Jalame) près de Haifa, et quelques-unes dans d’autres centres de détention.

Ces prisonnières politiques, résistantes à l’occupation de leur pays, sont doublement emblématiques ; en tant que représentantes du peuple palestinien et en tant que femmes combattantes.

Gloire et honneur aux résistantes palestiniennes prisonnières de l’Etat sioniste.






Ci dessous un extrait d’un article paru sur http://www.france-palestine.org/article876.html
« …Concernant la dernière agression menée par les soldats, elle raconte : les soldats ont investi les cellules, ont sorti les prisonnières et les ont aspergées d’eau froide, à haute pression, elles ont également été aspergées par le gaz, frappée. Leurs affaires ont été aspergées d’eau, et ensuite, les prisonnières ont été obligées de dormir sur leurs matelas trempés, avec des vêtements également trempés. …»
« … La prisonnière A’isha Ubayat a déclaré que plusieurs prisonnières ont été battues, alors que le racket financier, 1000 shekels pour chaque prisonnière, fonctionne. De plus, les prisonnières sont actuellement interdites des visites et de courrier. … »

« … Les soldats ont menacé la prisonnière Ahlam Salah de Bethlehem, qui souffre d’un mal de tête permanent et de maux au dos, en lui mettant l’arme sur la tempe, en lui faisant entendre des aboiements lui disant que les chiens pourraient se retrouver dans sa cellule. Elle s’est mise à crier, ce cri ayant été entendu par un prisonnier mineur, qui s’est aussitôt mis à crier, pour alerter les autres et lui signifier qu’elle n’est pas seule…. »

Article publié la première fois le 3 octobre 2007 sur http://liberonsgeorges.over-blog.com/
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Campagne 2009 pour Abdallah

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